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L’OMS coordonne l’action internationale pour identifier l’agent responsable et traiter le syndrome respiratoire aigu severe

L'OMS a pris aujourd'hui des mesures pour intensifier la riposte internationale à l'apparition récente du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS). Il s’agit d’une maladie infectieuse d’étiologie inconnue se caractérisant par une pneumopathie atypique (voir à ce sujet le communiqué de presse de l’OMS du 15 mars et des informations complémentaires sur le site www.who.int.)

La maladie est contagieuse mais seulement s’il y a eu un contact rapproché avec un cas. A ce jour, la plupart des cas notifiés se sont produits chez des agents de santé s’occupant directement des malades ou chez des sujets en contact rapproché, comme les membres de leur famille. Rien ne permet de penser pour l’instant que la maladie se transmet lors de contacts occasionnels.

Le Réseau mondial OMS d'alerte et d'action en cas d'épidémie coordonne l'effort international pour identifier l'agent responsable. Ce projet rassemble 11 laboratoires dans 10 pays. Ce sont ces laboratoires qui ont à ce jour le plus d’expérience dans le diagnostic des cas ou qui disposent de d’installations et de compétences de haut niveau. Cette collaboration vise aussi à améliorer la précision du diagnostic et à faire avancer la mise au point d’un test diagnostic. L'OMS travaille également avec les autorités sanitaires pour trouver un traitement efficace.

Les équipes du Réseau mondial de l’OMS à Hanoi et à Hong Kong (région administrative spéciale de Chine), où se concentrent la plupart des cas récents, aident les autorités sanitaires à endiguer l’épidémie et à collecter les informations épidémiologiques et cliniques qui permettront de mieux connaître ce syndrome.

Par l’intermédiaire de son bureau régional à Manille, l’OMS met en place la logistique et les circuits d’approvisionnement pour fournir rapidement les équipements protecteurs et les médicaments nécessaires pour lutter contre cette flambée épidémique

Les autorités chinoises viennent de publier un rapport récapitulatif sur une flambée épidémique de ce qui semble bien être la même maladie ou une maladie apparentée. Celle-ci a commencé en novembre dans la province de Guangdong, au sud de la Chine, et a atteint son pic à la mi-février. Ce rapport, qui comprend des informations sur le diagnostic et la prise en charge de plus de 300 cas, est actuellement en cours d’analyse et il devrait permettre une meilleure compréhension de ce syndrome et éclaircir les liens éventuels entre les différentes flambées. Il couvre le plus grand nombre de cas connus à ce jour et il pourrait donner à l’action internationale l’impulsion nécessaire pour mettre au point des directives thérapeutiques efficaces, si le lien entre les diverses flambées venait à être effectivement établi.

Le Ministère chinois de la Santé a demandé l’aide d’une équipe internationale que l’OMS est en train de former.

Les autorités sanitaires du monde entier sont désormais alertées au sujet de ce syndrome. L’analyse de l’évolution de l’épidémie démontre la sensibilité des systèmes de surveillance, l’ouverture des voies de communication et la rapidité de la notification. Les informations obtenues sur les cas au cours des trois dernières semaines devraient permettre d’apporter un éclairage nouveau sur l’épidémiologie de cette maladie.

Le rythme des voyages internationaux entraîne un risque de propagation rapide à de nouvelles régions. Comme on connaît mal l’évolution clinique et l’épidémiologie de la maladie, l’OMS appelle les autorités sanitaires à maintenir la plus grande vigilance pour les cas suspects. Aucune restriction aux voyages ou au commerce ne se justifie pour l’instant.

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Mr Dick Thompson
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