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Consultation internationale pour déterminer et réduire au minimum l’impact des maladies se transmettant de l’animal à l’homme

Une consultation de trois jours aura lieu à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour déterminer les facteurs qui permettent à certaines maladies de passer de l’animal à l’homme (zoonoses) et pour améliorer les systèmes de surveillance et de lutte. La consultation, organisée conjointement avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Office international des Epizooties (OIE), en collaboration avec le Conseil néerlandais de la santé, se tiendra au Siège de l’OMS, à Genève, du 3 au 5 mai.

La transmission de maladies comme le SRAS ou la grippe aviaire de l’animal à l’être humain dépend de nombreux facteurs : les interactions complexes entre l’homme et l’hôte animal, l’agent causal et l’environnement. Les modifications écologiques entraînées par les activités humaines sont de loin le facteur le plus important dans l’apparition de maladies zoonotiques.

Des experts internationaux de la santé publique, de la médecine vétérinaire, de la microbiologie, de l’écologie, de la biologie axée sur la conservation, de la modélisation et de la prévision épidémiologiques étudieront les enseignements à retenir des nombreuses flambées de zoonoses, comme les épidémies récentes de SRAS et de grippe aviaire. D’autres maladies, comme celle de la « vache folle », sa variante humaine, la maladie de Creutzfeldt Jakob, et les infections à virus Nipah seront également analysées, afin de déterminer les mesures qui pourraient s’avérer efficaces pour éviter à l’avenir l’apparition de maladies de ce type.

Les participants se pencheront sur les difficultés actuelles pour prédire l’apparition de la prochaine maladie qui franchira la barrière des espèces. L’OMS et ses partenaires étudieront des systèmes spécifiques de surveillance et de contrôle des maladies zoonotiques. Ils examineront aussi les méthodes pour éviter leur apparition ou réduire au minimum leurs conséquences sur la santé humaine et animale, ainsi que sur les économies nationales.

Comme les zoonoses sont des maladies qui affectent l’animal mais peuvent aussi contaminer l’homme, de nombreuses mesures, essentielles pour diminuer les risques pour la santé humaine, dépassent le cadre de la santé publique et doivent être prises par d’autres secteurs, comme l’agriculture ou l’environnement.

Comme l’explique le Dr François Meslin, Coordonnateur à l’OMS de la Lutte contre les zoonoses, « L’OMS cherche à protéger la santé publique internationale. Les flambées récentes ont démontré que la collaboration plurisectorielle et pluridisciplinaire était essentielle pour la sauvegarder. »

La consultation a pour but de donner à l’OMS et à ses partenaires des orientations pour renforcer les capacités dans les pays et au niveau international, afin de collecter et de communiquer les informations entre de nombreux secteurs. « Il ne sera pas facile d’identifier la prochaine zoonose qui prendra de l’importance au niveau international, reconnaît le Dr Meslin. Mais nous espérons que cette consultation permettra de créer de nouveaux outils pour y parvenir dans un proche avenir. »

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Maria Cheng
Téléphone: +41 22 791 3982
Courriel: chengm@who.int