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L’Organisation mondiale de la Santé établit une réserve de vaccins antivarioliques

L’Assemblée mondiale de la Santé examine les options pour la recherche de nouveaux médicaments et vaccins antivarioliques

Les pays représentés à l’Assemblée mondiale de la Santé ont examiné aujourd’hui deux rapports sur la variole.

La variole, maladie hautement infectieuse à laquelle succombe le quart environ des personnes infectées, a été déclarée éradiquée en 1980. Les seuls échantillons du virus connus sont conservés dans deux laboratoires sûrs approuvés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta (Etats-Unis d’Amérique) et Centre de recherche de l’Etat sur la virologie et la biotechnologie, Koltsovo (Fédération de Russie). L’Assemblée mondiale de la Santé a cependant reconnu qu’une réintroduction de la variole était possible et, depuis 1996, elle examine les mesures à prendre pour se préparer à une éventuelle urgence liée à la variole.

Aujourd’hui, les pays ont salué les progrès des activités de l’OMS visant à mettre en place une réserve mondiale de vaccin antivariolique. Cette réserve servirait en cas d’urgence liée à la variole, en particulier pour les pays qui n’ont pas les ressources nécessaires pour créer leur propre stock.

Le plan de mise en place de la réserve comporte deux volets : l’OMS établira son stock stratégique de vaccin antivariolique à Genève ; et les pays sont invités à faire don de vaccins et à conserver des stocks supplémentaires promis à l’OMS qui seront acheminés là où ils sont le plus nécessaires en cas d’urgence. L’établissement de cette réserve a déjà progressé, 2,5 millions de doses étant conservées à Genève, et les pays ayant fait don de 31 millions de doses supplémentaires, dont 20 millions provenant des Etats-Unis et cinq millions de la France.

L’Assemblée mondiale de la Santé a également pris note d’un rapport incluant plusieurs recommandations de recherches sur le virus variolique. Ces recommandations ont été formulées par le Comité consultatif OMS de la recherche sur le virus variolique en novembre 2004 et leur objectif est la mise au point de meilleurs médicaments, vaccins et tests diagnostiques pour la variole.

Au cours des débats de l’Assemblée mondiale de la Santé, les Etats Membres ont pris acte du rapport du Directeur général qui recommande notamment au Comité consultatif de la recherche sur le virus variolique de réexaminer sa recommandation visant à autoriser l’implantation de gènes du virus dans d’autres orthopoxvirus moins virulents.

Le Comité consultatif avait également recommandé un type de recherche qui aide à sélectionner rapidement les résultats et accroît la sécurité du chercheur. La recommandation d’introduire une protéine verte fluorescente dans le virus variolique vise à assurer un criblage plus rapide des antiviraux pour établir leur efficacité. C’est là une méthode courante de criblage des antiviraux dans les travaux portant sur un éventail de virus. Dans ce processus, le virus émet une lumière verte lorsqu’il est exposé à un médicament inefficace, ce qui permet de distinguer rapidement entre des médicaments antivarioliques inefficaces et des médicaments potentiellement efficaces.

L’OMS veillera à ce que des recherches ne soient effectuées qu’après un examen approfondi de chaque proposition détaillée par le Comité consultatif OMS de recherche sur le virus variolique, l’attention portant spécialement sur la biosécurité et les questions connexes.

L’Assemblée mondiale de la Santé examine les options pour la recherche de nouveaux médicaments et vaccins antivarioliques

Informations relatives à la recherche sur le virus de la variole En 1996, l’Assemblée mondiale de la Santé a recommandé la destruction de tous les stocks de virus variolique restants. En mai 1999, l’Assemblée mondiale de la Santé a réaffirmé la décision de détruire tous les stocks de virus variolique mais autorisé le maintien temporaire de stocks aux fins de la recherche. L’Assemblée mondiale de la Santé a alors également établi un groupe consultatif extérieur, le Comité consultatif OMS de recherche sur le virus variolique qu’elle a chargé d’élaborer et de superviser un plan de recherche pour les travaux prioritaires liés à la santé publique utilisant le virus variolique.

La conservation temporaire de stocks de virus variolique a été autorisée par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2002, étant entendu que des mesures seraient prises pour assurer que toutes les recherches approuvées resteraient axées sur les résultats et limitées dans le temps et qu’elles seraient maintenues à l’étude. La destruction des stocks de virus variolique a été réaffirmée comme l’objectif convenu.

Le Comité consultatif OMS de recherche sur le virus variolique a continué de superviser le plan de recherche et de faire rapport sur ce sujet. A sa réunion la plus récente, en novembre 2004, le Comité a examiné l’aspect sécurité et la valeur scientifique des expériences proposées susceptibles d’accélérer la mise au point de nouveaux antiviraux, vaccins et tests diagnostiques. Le Comité a proposé que les recherches dans ces domaines soient autorisées pour autant que soient réunies les conditions et approbations spéciales nécessaires pour assurer la sécurité des recherches.

Ces recommandations ont été examinées par la présente Assemblée mondiale de la Santé.

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