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Liban: un urgent besoin de fonds pour la santé

L’OMS demande US $32,4 millions dans le cadre d’un appel des Nations Unies

L’OMS lance aujourd’hui un appel de fonds pour assurer d'urgence l'accès de la population libanaise aux soins de santé.

Jusqu’ici le conflit a fait 346 morts et plus de 1200 blessés. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont fui leur lieu d’habitation pour d’autres parties du pays ou pour la Syrie voisine. L’insécurité au sud du Liban, la destruction des ponts, des routes et d’autres moyens d’infrastructure, ainsi que les interruptions de courant constituent une menace pour la santé de la population.

Pour les blessés, l’accès à des hôpitaux sûrs, bien équipés et en mesure de fonctionner est indispensable. Les personnes déplacées doivent disposer d’eau potable, de moyens d’assainissement, de services de vaccination et d’autres services. Les personnes atteintes de maladies chroniques, diabète ou cardiopathie par exemple, doivent avoir constamment accès aux médicaments qui les maintiennent en vie. Les blessés, les femmes et les enfants, les personnes âgées et les malades chroniques sont particulièrement menacés. L’accès aux soins de santé, à la nourriture, à un abri, à l’eau et à l’assainissement revêt une importance vitale.

L’OMS, au nom de ses partenaires dans le domaine de la santé, demande US $32,4 millions pour répondre aux besoins sanitaires de 800 000 personnes au cours des trois prochains mois. Il s’agira notamment de pouvoir mener des actions et des activités communes avec différents partenaires comme l’UNICEF, le FNUAP et l’UNRWA. Pour les activités relevant plus précisément de sa compétence, l’OMS demande près de US $14 millions. Cet appel s’inscrit dans le cadre de l’appel d’urgence des Nations Unies pour le Liban qui vise à réunir un montant total de US $150 millions.

Comme le souligne le Dr Ala’ Din Alwan, représentant du Directeur général de l’OMS chargé des interventions sanitaires en cas de crise, « Alors qu'il y a toujours plus de personnes déplacées et que les destructions se poursuivent, les besoins sanitaires vont augmenter. Le sort des victimes du conflit préoccupe sérieusement la communauté internationale et les fonds qu'elle apportera dans le domaine de la santé permettront de sauver des vies et d’atténuer les souffrances ».

L’OMS dirige le « groupe santé » – l’organe de coordination de l’action sanitaire dans cette crise, en collaboration avec le Ministère de la Santé. Les fonds permettront d’accroître l’appui apporté par le groupe santé au Ministère de la Santé dans plusieurs domaines essentiels ; il s’agit notamment :

  • de coordonner l’action humanitaire dans le secteur de la santé ;
  • d’évaluer les répercussions pour la santé, les dégâts causés à l’infrastructure sanitaire et les besoins d’urgence des systèmes de santé ;
  • de suivre les menaces et les risques pour la santé, et notamment de renforcer les systèmes de surveillance, d’alerte précoce et d’intervention ;
  • de combler les lacunes des services de santé et l’appui au rétablissement des services médicaux essentiels d’urgence, des services de santé publique et des services de salubrité de l’environnement ;
  • de mettre en place des unités de santé mobiles et de renforcer les centres de santé fonctionnels capables d’assurer les soins de la mère et de l’enfant, les soins de santé génésique, les services de santé mentale et la prise en charge des maladies chroniques ;
  • de mener des campagnes d’urgence de vaccination pour les personnes déplacées à l’intérieur du pays et les communautés qui les accueillent, le cas échéant ;
  • de constituer et de maintenir des stocks de vaccins et d’assurer la chaîne du froid.

La priorité actuelle vise à assurer la sécurité lors de l’évacuation des blessés vers les hôpitaux où ils peuvent être soignés. L’OMS évalue constamment les stocks de médicaments et de matériel chirurgical et souligne qu’il est difficile de les livrer dans les zones où on en a le plus besoin. Il existe également un besoin urgent d’eau potable et de moyens d’assainissement pour les personnes déplacées et installées dans près de 110 lieux publics. Pour réduire le risque de maladies diarrhéiques et d’autres maladies à transmission hydrique, l’OMS et ses partenaires distribuent du chlore pour désinfecter l’eau. L’Organisation a également renforcé sa présence dans la région en envoyant plusieurs experts. On estime à 150 000 le nombre de personnes ayant franchi la frontière syrienne et l’OMS a également l’intention d’aider les autorités syriennes à répondre à leurs besoins sanitaires.

Pour plus de renseignements, s’adresser :

Fadéla Chaib
Communication
OMS/Genève
Téléphone: +41 22 791 3228
Courriel: chaibf@who.int

Ibrahim Kerdany
Communication, Bureau régional OMS de la Méditerranée orientale
Caire
Téléphone: +202 27 65037
Tél. portable: + 20 106 019087
Courriel: kerdanyi@emro.who.int

Sacha Bootsma
Information et communication
Caire
Téléphone: +20 10 182 6423
Courriel: bootsmas@emro.who.int

Altaf Musani
Conseiller régional du Bureau régional OMS de la Méditerranée orientale
Beyrouth
Tél. portable: +20 10 258 5822
Courriel: musania@emro.who.int

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