Centre des médias

L'OMS et ses partenaires évaluent les établissements de santé dans tout le Liban

A l'heure où des milliers d'habitants du Liban rentrent chez eux, l'Organisation mondiale de la Santé s'efforce d'évaluer au plus vite les dommages subis par les établissements de santé et les conséquences de la crise sur la prestation des services de santé dans les zones affectées de ce pays. L'OMS souligne qu'il est crucial d'assurer l'accès à la santé à tout le monde, y compris aux personnes encore déplacées à l'intérieur du pays.

"L'accès à la santé est essentiel pour les personnes déplacées et pour celles qui sont revenues dans leurs communautés", a déclaré le Dr Ala Alwan, Représentant de l'OMS pour l'action sanitaire en situation de crise. "Nous devons évaluer rapidement les dommages et remettre sur pied les systèmes de santé pour que les soins soient disponibles pour tous ceux qui en ont besoin."

Doivent être assurés en priorité: les soins aux nouveau nés et à leurs mères; la vaccination des enfants; le traitement et les soins aux personnes atteintes de maladies chroniques; l'aide psychosociale et les soins aux blessés. Le Dr Alwan se trouve au Liban pour la deuxième fois en trois semaines, en compagnie du Dr Hussein Gezairy, Directeur régional de l'OMS pour la région de la Méditerranée orientale.

800 établissements de santé seront évaluées

Des agglomérations et des infrastructures ont été endommagées au cours du conflit, gravement par endroits. A ce jour, le destruction complète d'un établissement de santé à Baalbeck a été confirmée et plusieurs autres ne fonctionneraient qu'à 40% de leur capacité. Faute d'électricité, les hôpitaux ont du avoir recours à des groupes électrogènes et la semaine dernière les réserves de carburants étaient dangereusement à la baisse. Il est possible que dans certains cas le personnel de santé n'aient pas été en mesure de se rendre à son travail et qu'il ait encore des problèmes de déplacement à l'heure actuelle. Certains établissements de santé ont vu leurs stocks et leurs réserves s'épuiser et se sont notamment trouvés à court de médicaments.

Pour se faire une idée complète de le situation, l'OMS collaborera avec le ministère libanais de la santé et l'Université américaine de Beyrouth, afin d'évaluer quelque 800 établissements de santé au cours des quatre prochains jours. Cinquante étudiants en santé publique volontaires et médecins de famille bénévoles sillonneront le pays. Ils évalueront les dégâts matériels, détermineront si des médecins et des infirmières sont disponibles et à leurs postes et s'il y a des besoins urgents. Ils pourront aussi vérifier si des personnes déplacées utilisent toujours les établissement de santé comme abris. Les résultats de ces évaluations seront disponibles au

début de la semaine prochaine. L'OMS a déjà contribué à résoudre le problème des pénuries de carburant en livrant cette semaine 67 tonnes de carburant destiné à être distribué à 18 hôpitaux situés à Tyr, Saïda, Sarafande et Nabatiyé. Cela leur permettra de fonctionner pendant au moins dix jours.

L'OMS a également renforcé sa présence en ouvrant des bureaux à Saïda et à Tyr.

La santé mentale et l'allaitement maternel au centre des préoccupations

L'OMS est inquiète pour la santé mentale des habitants. Après un mois de stress intense et continu, les personnes seront sujettes à une grave détresse post-traumatique. L'OMS collaborera avec plusieurs partenaires et avec le Ministère de la santé afin de répondre aux besoins en matière de santé mentale et de mettre en place des programmes de soutien psychologique.

L'OMS s'emploie aussi à promouvoir l'allaitement maternel des enfants de moins de 6 mois. Il s'agit d'une recommandation standard de l'OMS, qui revêt une importance particulière en ce moment afin de réduire le risque que des enfants soient atteints de maladies transmises par de l'eau non potable.

Le point sur le financement

L'OMS coordonne l'action du secteur de la santé au Liban et demande une somme totale de US$ 32,4 millions au nom de tous les partenaires des Nations Unies actifs dans le domaine de la santé (UNICEF, UNRWA, et FNUAP), dans le cadre d'un appel éclair lancé par l'ONU le mois dernier. Jusqu'à présent, seulement 19% des fonds nécessaires ont été promis. L'ONU prépare une nouvelle version de l'appel initial pour tenir compte des nouvelles priorités humanitaires résultant de la fin des hostilités et pour y introduire les premiers éléments de relèvement. L'OMS contribue activement à cette révision, qui sera prête la semaine prochaine. En outre, l'OMS a entrepris de collaborer avec le Ministère de la santé à la préparation d'un plan national de reconstruction pour le secteur sanitaire, afin de répondre aux besoins à moyen et à long terme d'un système de santé désorganisé.

Pour plus de renseignements, veuillez contacter::

Fadéla Chaib
OMS Genève
Téléphone: +41 22 791 3228
Courriel: chaibf@who.int

Rana Sidani
OMS Genève
Téléphone: +41 22 791 5573
Courriel: sidanir@who.int

Partager