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Déversement de dechèts toxiques en Côte d’Ivoire

Appui à la santé publique fourni par l’OMS

Une équipe internationale de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se trouve à Abidjan pour aider le Ministère ivoirien de la Santé à faire face à l’urgence de santé publique consécutive au déversement de déchets toxiques. Un spécialiste de la toxicologie clinique arrivé la semaine dernière a entrepris une première évaluation de la situation, notamment en ce qui concerne la gravité et l'étendue des problèmes de santé provoqués par les produits déversés. Un spécialiste de la salubrité et de l’environnement et un responsable des opérations d'urgence sont désormais aussi sur le terrain et un autre spécialiste technique viendra bientôt les rejoindre. L’équipe peut également compter sur l'appui de spécialistes du Siège de l'OMS et du Bureau régional de l'Afrique dans les domaines des produits chimiques, de la sécurité sanitaire des aliments, de l'eau et de l'assainissement, ainsi que de la gestion des situations de crise.

L'équipe de l'OMS aide le Bureau de l’OMS en Côte d’Ivoire, notamment:

  • A coordonner la riposte face aux conséquences de la crise pour la santé publique;
  • A entreprendre une évaluation initiale des risques, à proposer des mesures pour que la population ne soit plus exposée aux substances chimiques et à collaborer avec les partenaires pour en accélérer l’élimination;
  • A mettre au point des messages clairs pour indiquer à la population comment éviter l’exposition;
  • A apporter des conseils sur l’organisation des soins médicaux, notamment la mise au point d’un protocole de prise en charge clinique et la mise en place d'une surveillance épidémiologique de base;
  • A contribuer à déterminer et à acheminer les fournitures dont le système de santé surchargé a cruellement besoin.

L'OMS a envoyé du matériel de protection personnelle et des informations toxicologiques. Elle collabore en outre avec les autres organismes du système des Nations Unies et équipes internationales présents à Abidjan à la suite de cette situation d'urgence.

L’OMS est en contact régulier avec les hôpitaux et dispensaires locaux pour évaluer la charge d’urgence à laquelle doit faire face le système de santé. Le nombre des consultations médicales liées aux déchets déversés a doublé la charge de travail habituelle et la quasi-totalité du personnel soignant des hôpitaux et dispensaires a dû être affectée à la réception de ces patients ce qui a provoqué l'interruption presque complète des consultations régulières. Cette situation entrave l'accès de la population aux soins de santé primaires et aux soins d'urgence.

Jusqu’ici les symptômes signalés étaient notamment les suivants : saignements de nez, nausées et vomissements, maux de tête, irritations cutanées, irritations des yeux et symptômes respiratoires. D'après les médecins en poste aux cours des premiers jours qui ont suivi le déversement des déchets, les cas les plus graves présentaient une détresse respiratoire, une déshydratation ou des saignements intestinaux. Ces symptômes sont courants en cas d’exposition aux substances chimiques présentes dans les produits déversés.

Nombreux sont ceux qui s'adressent aux services médicaux parce qu'ils sont inquiets des effets potentiels à long terme sur leur santé et celle de leurs enfants.

On s'efforce de traiter les symptômes, mais aussi d'apporter d'autres formes de soutien. En raison de l'afflux massif dans les centres de santé, les stocks de médicaments et de produits diagnostiques sont épuisés. L'OMS a pu assurer un réapprovisionnement dans certains cas mais, il faudrait de nouveaux fonds pour l'achat de médicaments supplémentaires.

Cet incident a surchargé le système de santé ivoirien et démontré que le pays n’a pas les moyens de faire face à une telle situation d’urgence.

Plus de 44 000 personnes ont demandé des soins médicaux et sept décès ont été signalés, mais l’OMS n’est pas encore en mesure de fournir une évaluation précise du nombre de personnes touchées. Une des priorités pour l’Organisation est d'installer un système de surveillance épidémiologique permettant de mettre en lumière des évènements sanitaires inhabituels. L'OMS a aussi fourni des ordinateurs et du matériel pour faciliter l'informatisation des données et l'analyse des milliers de rapports médicaux.

Les faits

Au cours de la nuit du 19 août, quelque 500 tonnes de déchets pétrochimiques ont été déchargés d’un navire, transportés en camion, puis déversés dans au moins 15 sites autour d’Abidjan - une ville de 5 millions d'habitants. Les déchets contenaient un mélange de produits de distillation du pétrole, de sulfure d’hydrogène, de mercaptans, de composés phénoliques et d’hydroxyde de sodium. Au bout de quelques jours, la population locale a commencé à se plaindre de problèmes de santé et à demander des soins médicaux. L'évacuation des déchets a commencé mais on estime qu'il faudra six semaines pour mener à bien les opérations.

Pour plus de renseignements, s’adresser à :

Souleyman Koré
Information
OMS Abidjan
portable : 225 07 14 83 93
courriel : kones@ci.afro.who.int


Fadela Chaib
Communication
OMS Genève
bureau : +41 (22) 791 3228
portable : +41 79475 55 56
courriel : chaibf@who.int

Gregory Hartl
Conseiller en communication
OMS Genève
portable : +41 79 2036715
bureau : +41 22 791 4458
courriel : hartlg@who.int

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