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Le Directeur général de l’oms souligne le rôle clé de la rapidité et de la transparence face a la flambée de grippe aviaire en Turquie

Supprimer la frontière entre santé humaine et animale concernant l’échange de données

Au cours d'une visite de deux jours en Turquie, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr LEE Jong-wook, s’efforce de déterminer comment les enseignements tirés de la flambée de grippe aviaire dans ce pays peuvent s’appliquer au niveau mondial.

Comme il l’a déclaré devant les médias jeudi à Ankara, « La Turquie a pris des mesures contre la flambée dès son apparition. Elle a notifié rapidement les cas humains, a fait procéder sans retard aux tests de laboratoire nécessaires pour établir le diagnostic et a informé l’opinion de l’ampleur des risques. La flambée de grippe humaine a ainsi pu être limitée et il faut maintenant tirer les enseignements qui s'imposent de l’expérience turque. »

Le Dr Lee a également souligné combien il est important d’échanger le plus tôt possible l’information concernant la santé animale et humaine. « Il ne faut pas qu’il y ait une frontière entre l’information sur la santé animale et sur la santé humaine. Les deux secteurs doivent collaborer en vue d’un but commun. Notre action doit être large et internationale. »

Au cours de sa visite, le Dr Lee rencontrera le Professeur Recep Akdag, Ministre turc de la Santé, et se rendra au centre national de la grippe où tous les tests préliminaires ont été effectués. Au plus fort de la flambée, grâce à la surveillance active qui a permis de détecter de nombreux cas suspects, le centre procédait à 70-100 tests par jour pour déterminer si le virus H5 était bien en cause.

Le Dr Lee se rendra également à Baypazari où de nombreuses volailles ont été abattues. Il s’entretiendra avec des responsables de l’agriculture et des éleveurs et insistera sur le fait que la riposte face au virus H5N1 doit comprendre une surveillance active permettant de détecter rapidement les cas chez les animaux, un diagnostic fiable, une compensation équitable dans le cas des éleveurs dont les volailles doivent être abattues ainsi que des programmes d’information et d’éducation.

Face à la flambée en Turquie, l’OMS a coordonné les activités d’une équipe internationale d’experts du Centre européen de lutte contre les maladies, des Centers for Disease Prevention and Control des Etats-Unis et d’autres partenaires français, israéliens et suédois dans le cadre du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie. L’équipe est intervenue principalement au coeur de la zone touchée par la flambée à Van, ainsi qu'à Ankara pour assurer la liaison avec les autorités turques et les autres organisations du système des Nations Unies.

Le Dr Lee a souligné qu’il fallait rester vigilant en Turquie et dans les pays voisins: « Personnes et marchandises traversent ces territoires depuis des siècles le long des routes de la soie. La Turquie est au carrefour de l’Europe et de l’Asie. L’Europe est exposée au risque de l’infection et la surveillance joue un rôle critique. »

Des équipes de l’OMS collaborent actuellement avec les autorités de sept autres pays voisins à risque afin d’évaluer la situation. Une équipe de l’OMS s’est également rendue en Iraq pour vérifier les informations selon lesquelles le virus H5N1 aurait provoqué la mort d'une adolescente de 15 ans dans une zone proche de la frontière turque.

Pour plus d'informations:

Fadéla Chaib
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Courriel: chaibf@who.int

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