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Appel pour réduire le nombre de décès dus à la tuberculose parmi les séropositifs

Note conjointe pour les médias OMS/ONUSIDA/Banque mondiale/Fond mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme/Partenariat Halte à la tuberculose

Pour la première fois, des chefs de gouvernements, des dirigeants de la santé publique et des affaires, des directeurs des institutions des Nations Unies et des militants se sont réunis aujourd’hui au siège des Nations Unies pour s’attaquer à une menace qui pèse sur la santé mondiale et risque de remettre en cause les investissements qui ont été faits pour que les personnes vivant avec le VIH bénéficient des traitements indispensables à leur survie.

La tuberculose tue près de 250 000 porteurs du VIH par an et c’est la première cause de décès chez les personnes vivant avec le VIH en Afrique. À l’échelle mondiale, c’est la principale cause de mortalité dans cette population.

L’OMS, l'UNICEF et le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) ont récemment annoncé que près de trois millions de personnes étaient désormais sous traitement antirétroviral, mais que la tuberculose risque de mettre un frein à ce progrès. Le VIH affaiblissant le système immunitaire, les séropositifs ont une probabilité 50 fois plus forte de développer la tuberculose au cours de leur vie que ceux qui sont séronégatifs. S’ils n’ont pas les médicaments antituberculeux qu’il faut, la majorité des personnes vivant avec le VIH meurent dans les deux ou trois mois après avoir contracté la tuberculose maladie.

Les dirigeants ont détaillé les mesures recommandées par l’OMS pour éviter les décès dus à la co-infection tuberculose-VIH. Il faut faire un dépistage régulier de la tuberculose chez les sujets séropositifs. Ceux qui ont la tuberculose doivent recevoir un traitement efficace et ceux qui ne l’ont pas doivent bénéficier d’une prophylaxie à l’isoniazide. Ces traitements ne sont pas chers: un traitement antituberculeux de six mois revient à vingt dollars et la chimioprophylaxie à deux dollars. Il faut également mettre en place des mesures simples pour éviter la propagation de la tuberculose chez les sujets infectés par le VIH.

En 2006, l’OMS a révélé que, par rapport au nombre estimé de personnes infectées par le VIH, 1% seulement avait bénéficié d'un dépistage de la tuberculose. Mais certains pays progressent dans la détection du VIH chez les patients tuberculeux et dans l’administration des traitements indispensables contre les deux maladies.

Entre 2004 et 2007, le Kenya, le Malawi et le Rwanda par exemple ont plus que doublé la proportion de patients tuberculeux chez lesquels l’infection à VIH a été dépistée et traitée. Au Kenya, le pourcentage des malades ayant eu un dépistage du VIH est passé de 19 à 70%, tandis que le Malawi a progressé de 25 à 83%. En 2004 au Rwanda, les services de soins de la tuberculose ne dépistaient le VIH chez aucun patient; en 2007, 89% avaient bénéficié de ce dépistage.

Ce Forum mondial sur le VIH et la tuberculose a été organisé par l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’initiative Halte à la tuberculose, avec l’appui du Secrétaire Général, M. Ban Ki-moon. Le Forum a été ouvert par le Secrétaire Général et M. Srgjan Kerim, Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

Les dirigeants ont indiqué que la co-infection tuberculose-VIH constituait un obstacle majeur au développement, la plupart des décès dus à la tuberculose survenant chez des adultes jeunes en âge de travailler. Comme elle frappe souvent les plus désavantagés, cette double épidémie est une barrière à la justice sociale et aux droits de l’homme. Ils ont également averti qu’elle pouvait devenir une menace pour la sécurité sanitaire mondiale, notamment dans le contexte de l’émergence de souches de bacilles tuberculeux pratiquement incurables.

Le Dr Sampaio fera un rapport sur les résultats du forum à la Réunion de haut niveau des Nations Unies sur le sida du 10 juin prochain. Le forum a été organisé avec l’appui de l’ONUSIDA, de la Banque mondiale, de l’OMS, du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et du partenariat Halte à la tuberculose.

Pour plus d'infornations, contactez:

Judith Mandelbaum-Schmid
Partenariat Halte à la tuberculose
Portable: +41 79 254 6835
Courriel: schmidj@who.int

Glenn Thomas
Département OMS de lutte contre la tuberculose
Portable: +41 79 509 0677
Courriel:thomasg@who.int

Patricia Leidl
Départment OMS de lutte contre le VIH
Portable: +41 79 619 8525
Courriel: leidlp@who.int

Jon Liden
Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme
Portable: +41 22 79 11723
Courriel: jon.liden@theglobalfund.org

Mahesh Mahalingham
ONUSIDA
Portable:+41 79 892 3814
Courriel: maheshm@unaids.org

Phil Hay
Banque mondiale
Portable: +1 202 409 2909
Courriel: phay@worldbank.org

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