Centre des médias

Plus de 270 000 piétons tués sur les routes chaque année

L’OMS appelle à prendre des mesures pour sauver des vies à l'occasion de la 2e Semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière.

Note d'information aux médias

Chaque année dans le monde, plus de 270 000 piétons meurent sur la route, représentant 22% du nombre total (1,24 million) de décès liés aux accidents de la circulation routière. L’Organisation mondiale de la Santé appelle les gouvernements à prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des piétons.

C’est sous la bannière «Pour la sécurité des piétons», que s’ouvre dans le monde entier la deuxième Semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière (6-12 mai). Avec des manifestations enregistrées dans près de 70 pays, la semaine vise à attirer l’attention sur les besoins des piétons, à susciter la prise de mesures pour protéger ces derniers et à contribuer à la réalisation de l’objectif de la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, qui est de sauver 5 millions de vies.

De nombreuses mesures peuvent être prises pour protéger les piétons sur les routes. Produit par l’OMS et des partenaires, le manuel qui vient de paraître sous le titre Pedestrian safety: a road safety manual for decision-makers and practitioners (Sécurité des piétons: manuel sur la sécurité routière à l’intention des décideurs et des praticiens) a pour objectif d’encourager l’adoption de mesures combinées en matière de sensibilisation, d’ingénierie et de répression. Ces mesures sont notamment:

  • le respect des lois existantes et l’adoption de nouvelles lois pour limiter la vitesse, la consommation d’alcool par les conducteurs, l’usage du téléphone portable au volant et d’autres pratiques qui détournent l’attention lors de la conduite;
  • la mise en place d’infrastructures visant à séparer les piétons des autres usagers de la route (trottoirs, passages-piétons surélevés, passerelles, passages souterrains, refuges pour piétons et terre-pleins centraux), à réduire la vitesse des véhicules (ralentisseurs, bandes rugueuses et chicanes) et à améliorer l’éclairage de la chaussée;
  • la création de zones piétonnes dans les centres-villes avec des restrictions d’accès pour les véhicules;
  • l’amélioration de la conception des routes à forte circulation;
  • l’établissement de normes de conception des véhicules, prévoyant notamment une carrosserie souple à l’avant, pour protéger les piétons, et le respect de ces normes;
  • l’organisation et/ou le renforcement accru des systèmes de soins de traumatologie pour garantir la prise en charge rapide des blessés dont le pronostic vital est engagé.

La deuxième Semaine mondiale des Nations Unies pour la sécurité routière est l’occasion d’attirer l’attention sur les multiples difficultés auxquelles les piétons sont confrontés chaque jour dans le monde», fait remarquer le Dr Oleg Chestnov, Sous-Directeur général de l’OMS chargé des maladies non transmissibles et de la santé mentale. Nous sommes tous des piétons et les gouvernements devraient mettre en place des mesures pour mieux nous protéger. Cela permettra non seulement de sauver des vies, mais aussi de créer les conditions nécessaires pour que les déplacements à pied ne présentent pas de danger. Quand les routes sont sûres, les gens marchent davantage, ce qui à son tour améliore la santé et protège l’environnement. »

Les piétons comptent parmi les usagers de la route les plus vulnérables. Des études montrent que les garçons et les hommes représentent une forte proportion des piétons tués ou blessés. Dans les pays développés, les piétons âgés sont davantage menacés, tandis que dans les pays à revenu faible ou moyen, les enfants et les jeunes adultes sont souvent touchés. Les enfants et les adultes handicapés ont un taux de blessures plus élevé en tant que piétons que le reste de la population.

La proportion de piétons tués par rapport aux autres usagers de la route est la plus forte dans la Région africaine de l'OMS (38%) et la plus faible dans la Région de l’Asie du Sud-Est (12%). Dans certains pays, elle peut représenter près des deux tiers des décès liés aux accidents de la circulation, par exemple en El Salvador (62%) et au Libéria (66%).

«Plus de 5000 piétons sont tués chaque semaine sur les routes du monde, parce que l’on néglige depuis des décennies les besoins des piétons, souvent au profit des transports motorisés, explique le Dr Étienne Krug, Directeur à l’OMS du Département Prévention de la violence et du traumatisme et handicap. «Il nous faut repenser la façon dont nous organisons nos systèmes de transport pour garantir la sécurité des piétons et sauver ainsi des vies.»

On dénombre chaque année sur les routes du monde environ 1,24 million de décès liés aux accidents de la circulation, ce qui fait de ces derniers la huitième cause de décès dans le monde et la principale cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 29 ans. La Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies, offre un cadre général permettant d’attirer l’attention sur la nécessité d’une sécurité accrue sur les routes. Lancée en mai 2011 par des gouvernements du monde entier, la Décennie d’action vise à renforcer les capacités des pays en matière de gestion de la sécurité routière et à améliorer la sûreté des routes et des véhicules, le comportement de tous les usagers de la route et les soins prodigués après un accident.

L’OMS soutient d’une façon générale les efforts engagés pour la sécurité routière en fournissant aux pays des recommandations sur les cinq principaux facteurs de risque d’accident : vitesse excessive, conduite sous l’effet de l’alcool, non-port du casque pour les motocyclistes, non-port de la ceinture de sécurité et non-utilisation des dispositifs de sécurité pour les enfants; en appuyant les efforts visant à améliorer la collecte de données et les soins de traumatologie; en suivant les progrès par l’établissement de rapports de situation sur la sécurité routière dans le monde; et en assurant le secrétariat de la Décennie d’action.

Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec:

Laura Sminkey
OMS Genève
Téléphone: +41 22 791 4547
Portable: +41 79 249 3520
Courriel: sminkeyl@who.int

Partager