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Virus Zika: l'OMS envoie une équipe au Cabo Verde

Note d’information aux médias
18 mars 2016

Répondant à une demande du ministère de la santé du Cabo Verde, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) y envoie une équipe, avec la participation conjointe d’experts du bureau régional africain de l’OMS et de l’Institut Pasteur de Dakar.

Bien que le nombre des cas d’infection par le virus Zika baisse au Cabo Verde, le ministère de la santé a annoncé le 15 mars le premier cas de microcéphalie. Les investigations sont en cours pour déterminer si celui-ci est lié à la flambée de virus Zika dans ce pays.

Parmi les 7490 cas suspects d’infection à virus Zika signalés du 21 octobre 2015 au 6 mars 2016, 165 concernent des femmes enceintes, dont 44 ont déjà accouché sans présenter de complications ou d’anomalies. Du 29 février au 6 mars 2016, 33 cas suspects ont été enregistrés dans deux des neuf îles de l’archipel, dans l’île de Santiago et dans la municipalité de São Filipe (île de Fogo).

Le virus Zika n’a pas circulé dans les îles de Sal, São Vicente, Santo Antão, São Nicolau et Brava. En outre, aucun cas n’a été signalé dans les îles de Boa Vista et Maio depuis la mi-février.

L’équipe comporte des épidémiologistes, des experts de laboratoire, des spécialistes de la santé maternelle et du personnel de communication qui collaboreront avec le Ministère de la santé pour évaluer le cas notifié de microcéphalie, afin de mieux comprendre la dynamique de la flambée et son impact. Elle déterminera également les lacunes potentielles restantes et apportera un soutien à la riposte du pays et aux investigations.

L’équipe s’appuiera sur les travaux déjà entrepris par les autorités sanitaires du pays. Le premier groupe est parti pour le Cabo Verde le 17 mars afin d’apporter une assistance technique aux laboratoires, pour renforcer les moyens d’investigation et de diagnostic.

D’autres membres de l’équipe étudieront les données de la surveillance et les systèmes de suivi du virus Zika et de ses complications, évalueront et documenteront les procédures de lutte antivectorielle, passeront en revue les interventions pour la prise en charge des grossesses dans le cadre du virus Zika et soutiendront les actions de proximité auprès du grand public et des communautés pour la sensibilisation.

L’OMS aide également le Ministère de la santé à appliquer les lignes directrices de l’Organisation pour la prise en charge de la grossesse chez les femmes infectées par le virus Zika afin de garantir que les décisions qu’elles prennent pour leur grossesse soient fondées sur les meilleures informations possible concernant les risques pour le fœtus.

Dans les orientations de l’OMS pour les femmes enceintes dans le contexte du virus Zika, on peut lire les recommandations suivantes:

  • les femmes enceintes vivant dans des zones de transmission du virus Zika doivent appliquer les mêmes principes de prévention que l’ensemble de la population;
  • les femmes enceintes vivant dans des zones de transmission du virus Zika doivent:
    • aller aux consultations prénatales régulières en suivant les normes nationales et appliquer les recommandations des personnels soignants;
    • consulter rapidement c les services de santé prénatale pour obtenir le diagnostic, les soins appropriés et le suivi si elles présentent des signes ou symptômes de l’infection à virus Zika;
  • des informations exactes et factuelles sur le pronostic des anomalies observées doivent être fournies à la femme enceinte affectée et à son partenaire si elle le souhaite;
  • sur la base du pronostic des anomalies cérébrales du fœtus qui sont associées à l’infection, on proposera à la femme, et à son partenaire si elle le souhaite, un service de conseils non directifs de façon à ce qu’en consultation avec son prestataire de soins, elle puisse décider en toute connaissance de cause des prochaines étapes de la prise en charge de sa grossesse;
  • les femmes menant leur grossesse à son terme (jusqu’à la naissance de l’enfant) doivent bénéficier des soins et d’un appui adaptés pour prendre en charge l’anxiété, le stress et l’environnement autour de la naissance;
  • il convient de discuter avec les parents des plans pour les soins et la prise en charge de l’enfant après la naissance, en consultation avec un pédiatre ou un pédiatre neurologue selon les disponibilités;
  • il faut donner aux femmes souhaitant interrompre leur grossesse des informations précises sur les options à leur disposition dans le cadre légal, y compris sur la réduction des risques lorsque les soins souhaités ne sont pas facilement accessibles;
  • quels que soient leurs choix individuels concernant leur grossesse, les femmes doivent être traitées avec respect et dignité.

Pour plus d’informations, prière de contacter:

Gregory Härtl,
Coordinateur Informations, médias, OMS
Téléphone: +41 22 791 4458
Portable: +41 79 203 67 15
Courriel: hartlg@who.int

Fadéla Chaib
Chargée de communication, OMS
Téléphone:+ 41 22 791 3228
Portable: + 41 79 475 55 56
Courriel: chaibf@who.int