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Journée internationale des personnes handicapées

Nous voulons être entendus et décider nous-mêmes de nos vies

Evaluation des programmes de réadaptation à base communautaire par les usagers dans trois pays

« En fait, mes besoins ne diffèrent pas de ceux des autres membres de la communauté, explique un participant. La seule différence, c’est que je suis aveugle. »

La Réadaptation à base communautaire (RBC) a des répercussions très positives sur l’estime de soi, la confiance en soi et l’intégration sociale. Mais, dans les pays en développement, seule une minorité des personnes handicapées peuvent bénéficier de ce type de programmes en raison de leur portée trop limitée et de l’insuffisance des ressources.

Ce sont quelques-unes des conclusions de la première évaluation des programmes RBC jamais réalisée en se plaçant du point de vue des personnes handicapées. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie aujourd’hui, en collaboration avec la Swedish Organisations of Disabled Persons International Aide Association (SHIA) le rapport : Community-Based Rehabilitation as we have experienced it… voices of persons with disabilities (La réadaptation à base communautaire telle que nous l’avons vécue… témoignages de personnes handicapées).

La RBC cherche à obtenir la réadaptation, l’égalité des chances et l’intégration sociale pour les enfants et les adultes présentant des incapacités physiques, sensorielles, psychologiques ou mentales. Elle veut également éliminer les phénomènes d’exclusion et favoriser la reconnaissance des personnes handicapées comme des membres à part entière de la société. Elle y parvient grâce aux efforts conjoints des personnes handicapées, de leur famille, des communautés et des services de santé, d’éducation, de formation professionnelle et d’aide sociale.

L’évaluation de la RBC appelle à renforcer la participation des personnes handicapées : elles doivent servir de modèles, défendre leurs propres intérêts et devenir les spécialistes auxquels ces programmes font appel. Selon l’évaluation, «… les programmes de RBC continuent dans une large mesure de considérer les personnes handicapées comme des bénéficiaires et non comme des participants responsables de leurs choix et ayant leur mot à dire ».

« Nous espérons que ce rapport sera une aide et une source d’inspiration. Ce sont la participation et l’engagement des personnes handicapées dans les programmes de RBC qui permettront d’améliorer leur qualité de vie », a déclaré le docteur Enrico Pupulin, coordonnateur de l’Equipe Incapacités et réadaptation (OMS).

Quand les personnes handicapées ont une vie scolaire, professionnelle et sociale limitée, c’est en grande partie à cause des obstacles dressés par la société. Le rapport insiste sur la nécessité pour les membres des communautés, les responsables politiques et les législateurs d’associer leurs efforts pour améliorer leurs conditions de vie.

L’OMS estime qu’entre 7 et 10 % de la population mondiale, soit près de 500 millions de personnes, souffrent d’incapacités. Environ 80 % des personnes handicapées vivent dans les pays en développement, mais seulement 1 à 5 % d’entre elles ont accès aux services de réadaptation dont elles ont besoin.

Les enquêteurs ont interrogé des personnes handicapées dans trois pays en développement, le Ghana, Guyana et le Népal, chacun ayant des approches de la RBC et des modèles organisationnels différents.

Pour consulter le rapport : http://www.who.int/ncd/disability

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Eva Sandborg
Téléphone: +41 22 791 3661
Courriel: sandborge@who.int