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l’OMS et la FIA unissent leurs efforts pour améliorer la sécurité routière

Des responsables du monde entier, parmi lesquels, le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Max Mosley, Président de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et des ministres de plusieurs pays, se réunissent à Londres aujourd’hui pour améliorer la sécurité routière et faire diminuer le nombre des morts sur les routes. Avec les experts de la sécurité routière, ils ont pour but d’attirer l’attention sur l’augmentation phénoménale du nombre des accidentés de la route ces dernières années.

En 2000, les accidents de la route ont fait 1 200 000 morts, ce qui en fait la neuvième cause de mortalité. Selon les projections, ce chiffre devrait doubler d’ici 2020. S’ajoutant à cette énorme mortalité, le traitement des blessés ponctionne les ressources de la santé et des systèmes de soins. Les statistiques montrent que, dans certains pays, un lit d’hôpital sur 10 est occupé par une victime d’un accident de la route. Même si les habitants des pays industrialisés possèdent plus de voitures que ceux des pays en développement, les études révèlent qu’en 2000, 90 % des décès dus aux accidents de la route ont eu lieu dans les sociétés à revenu faible ou moyen. Dans la majorité des cas, les victimes sont des gens qui n’auront jamais les moyens de s’acheter une voiture : piétons, cyclistes ou usagers des transports publics.

« Les souffrances endurées par les victimes des accidents de la route et leur famille sont incalculables. Du point de vue strictement économique cependant, la chirurgie, l’hospitalisation et les soins de longue durée, dont la réadaptation des blessés, coûtent chaque année des dizaines de milliards de dollars qui compromettent les perspectives de développement, déclare le Dr Brundtland. Il nous faut donc multiplier les efforts de prévention. »

La conférence, organisée par la Fondation de la FIA pour l’Automobile et la Société, portera sur la tendance à l’augmentation du nombre des accidentés de la route. Ainsi que le rappelle M. Mosley, « les problèmes de sécurité routière sont à l’origine de l’une des plus grandes inégalités dans le monde aujourd’hui. Plus d’un million de personnes, pour la plupart dans les pays en développement, sont tuées chaque année, bien souvent à cause de conducteurs mal formés, au volant de véhicules dangereux sur des routes en mauvais état. Mais ces victimes sont oubliées. »

Les participants passeront en revue les stratégies qui ont déjà fait leurs preuves pour faire diminuer le nombre des accidentés. Comme l’affirme le Dr Etienne Krug, Directeur à l’OMS du département Prévention de la violence et des traumatismes, « l’ignorance de l’ampleur du problème et la méconnaissance des possibilités de prévention sont les principaux obstacles à l’amélioration de la sécurité routière. Si les responsables politiques prenaient pleinement conscience des progrès qu’ils obtiendraient en prenant des mesures contre l’alcool au volant ou la vitesse, en imposant le port du casque aux motocyclistes et en améliorant la visibilité, de nombreuses vies pourraient être sauvées. »

Allant résolument de l’avant, le Directeur général de l’OMS a décidé de consacrer la Journée mondiale de la Santé 2004 à la sécurité routière afin d’attirer l’attention du grand public sur le problème croissant, mais évitable, des accidents de la route. Cette journée verra également la publication d’un rapport OMS/Banque mondiale sur la prévention des accidents de la route. Ce document donnera des chiffres sur l’ampleur mondiale du problème et indiquera les orientations à suivre en matière de prévention.

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