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l’OMS lance une alerte mondiale à la suite de cas de pneumonie atypique

Cette pathologie respiratoire grave pourrait se propager dans le personnel hospitalier

Depuis la mi-février, l’OMS s’est efforcée d’obtenir la confirmation des rapports qui lui sont parvenus sur des flambées épidémiques d’une forme grave de pneumonie au Viet Nam, à Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) et dans la province chinoise de Guangdong.

Au Viet Nam, la flambée a commencé par un cas isolé hospitalisé pour un syndrome respiratoire aigu d’origine inconnue. Ce sujet s’est senti mal au cours de son voyage et est tombé malade peu après son arrivée à Hanoi, en provenance de Shanghai et de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine). Après son admission à l’hôpital, environ 20 membres du personnel sont également tombés malades avec des symptômes similaires. Ce cas s’est présenté à Hanoi avec un syndrome grippal initial (apparition brutale d’une forte fièvre, suivie de myalgies, de céphalées et d’une irritation de la gorge). Ce sont d’ailleurs là les symptômes les plus courants. Les premières analyses en laboratoire peuvent établir une thrombopénie (diminution du nombre des plaquettes) et une leucopénie (diminution du nombre des leucocytes). Parfois, mais pas toujours, la maladie évolue vers une pneumonie bilatérale pouvant aboutir à une insuffisance respiratoire aiguë nécessitant de placer le sujet sous respirateur. Certains patients guérissent mais d’autres demeurent dans un état critique. Aujourd’hui, le Département de la Santé de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine), signale une flambée épidémique d’une maladie respiratoire dans l’un de ses hôpitaux publics. Au 11 mars à minuit, 50 agents de santé ont été examinés et 23 d’entre eux présentaient un syndrome fébrile. Par mesure de précaution, ils ont été mis en observation à l’hôpital. Dans ce groupe, 8 ont développé des signes précoces de pneumonie à la radio thoracique. Leur état est stable. Trois autres agents de santé se sont présentés spontanément pour un syndrome fébrile et la radio thoracique a permis de découvrir des signes de pneumonie pour deux d’entre eux.

Les investigations des autorités sanitaires de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) sont en cours. La direction de l’hôpital a renforcé les mesures de prophylaxie pour éviter toute propagation dans l’établissement. Jusqu’à présent, on n’a pas pu établir de lien entre ces cas et la flambée à Hanoi.

Mi-février, les autorités chinoises ont notifié 305 cas d’une pneumonie atypique, dont 5 mortels, dans la province de Guangdong. Chez deux des sujets décédés, on a découvert la présence d’une infection à Chlamydia. Les investigations se poursuivent pour établir la cause de cette flambée. Il apparaît que les flambées de Hanoi et de Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) se limitent au milieu hospitalier. C’est le personnel soignant les patients qui semble le plus exposé.

Jusqu’à présent, on n’a pas pu établir de liens entre ces flambées à Hanoi et à Hong Kong et celle de “grippe aviaire”, A(H5N1), notifiée par Hong Kong (région administrative spéciale de Chine) le 19 février. Les investigations se poursuivent et des échantillons prélevés au Viet Nam et à Hong Kong sont en cours d’analyse dans les centres collaborateurs de l’OMS au Japon et aux Etats-Unis d'Amérique.

En attendant d’en savoir plus sur la cause de ces événements, l’OMS préconise les techniques de soins en isolement pour les patients qui présentent une pneumonie atypique et sont susceptibles d’être en relation avec ces flambées. Parallèlement, elle recommande de notifier aux autorités sanitaires nationales tout cas suspect.

L’OMS reste en contact étroit avec les autorités nationales concernées et leur a proposé une assistance épidémiologique et clinique, ainsi qu’un appui des laboratoires. En collaboration avec ces autorités, elle veille à l’exécution des investigations nécessaires, à la notification des cas et à l’endiguement de ces flambées.

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