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Flambée de SRAS
L’équipe d’investigation de l’OMS se rend a Guangdong, Chine
Nouvelles recommandations pour les voyages

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué aujourd’hui que le Gouvernement de la Chine avait annoncé que l’équipe d’experts de l’OMS actuellement à Beijing se rendrait dans la Province de Guangdong pour des investigations sur la flambée de SRAS.

« C’est une mesure très positive qu’a prise aujourd’hui la Chine, » a déclaré le Dr David Heymann, Directeur exécutif, Maladies transmissibles, à l’OMS. « Nous pourrons ainsi recueillir davantage de données encore sur la nature de la flambée de SRAS en Chine. »

L’OMS a en outre commencé à recommander que les voyageurs à destination de la Région administrative spéciale de Hong Kong et de la Province de Guangdong en Chine envisagent de ne maintenir que les voyages absolument indispensables. Cette nouvelle recommandation aux voyageurs fait suite à l’évolution récente, en particulier à Hong Kong, de la flambée de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) qui touche plusieurs pays.

Cette recommandation provisoire sera réévaluée de jour en jour selon l’évolution de l’épidémie. Elle ne s’adresse pas aux passagers qui sont seulement en transit dans les aéroports de la Région administrative spéciale de Hong Kong ou de la Province de Guangdong en Chine.

Les nouvelles recommandations visent à réduire les voyages dans les zones à haut risque afin de limiter la propagation du SRAS. Tous les autres éléments des précédentes recommandations de l’OMS aux voyageurs restent valables. Voir le site SRAS .

La situation concernant le SRAS dans la Région administrative spéciale de Hong Kong présente des caractéristiques très particulières. On observe une augmentation régulière et sensible du nombre des cas et des signes de la propagation du SRAS au-delà du foyer initial dans les hôpitaux. Cette évolution pose la question de l’existence d’autres voies de transmission possibles. L’environnement, par exemple, pourrait-il véhiculer de quelque façon que ce soit le virus d’une personne à une autre ? Aucune réponse satisfaisante n’a encore été trouvée à cette question. Neuf voyageurs ont en outre été reconnus comme des cas de SRAS à leur retour de la Région administrative spéciale de Hong Kong depuis le 19 mars.

De nombreuses questions relatives à la flambée dans la Province chinoise de Guangdong restent sans réponse. La flambée qui a touché Guangdong est la plus importante qui ait été déclarée et on a également constaté qu’elle s’était étendue à la communauté élargie. L’information fournie aujourd’hui par les autorités provinciales selon lesquelles plus de 300 cas nouveaux se seraient déclarés dans le courant du mois de mars indique que la flambée se poursuit.

Une coopération mondiale sans précédent aide à améliorer la connaissance et l’endiguement du SRAS

L’OMS a beaucoup appris sur le SRAS au cours de ces quatre semaines d’investigations, et ce grâce à l’étroite collaboration des scientifiques, cliniciens, chefs de laboratoire et responsables de la santé publique partout dans le monde. A la suite de l’alerte mondiale donnée par l’OMS le 15 mars, les autorités nationales ont renforcé la surveillance des cas de SRAS. Si un nombre croissant de pays déclarent des cas nouveaux, ces cas sont identifiés rapidement, les malades sont isolés et la transmission locale est interrompue dans la plupart des pays.

On sait maintenant que les méthodes de lutte contre l’infection permettent effectivement d’endiguer la propagation du SRAS dans les hôpitaux, même dans les pays qui ne disposent pas du matériel le plus moderne. L’OMS et un réseau de 11 des principaux laboratoires dans le monde concentrent tous leurs efforts sur la cause du SRAS et la mise au point d’une épreuve diagnostique est en cours. Cette épreuve aidera à distinguer les sujets infectés de ceux qui ne sont pas porteurs du virus du SRAS.

Le réseau de laboratoires poursuit ses investigations. A ce jour, l’agent étiologique du SRAS n’a pas été entièrement caractérisé et il n’existe pas de traitement garanti ni de vaccin, ni aucune autre mesure préventive connue. « D’autres maladies nouvelles émergeront à l’avenir et, comme nous l’avons fait pour le SRAS, nous ferons notre possible pour en endiguer la propagation, » a déclaré le Dr Guénaël Rodier, Directeur, Maladies transmissibles : surveillance et action, OMS.

1. Les cas de SRAS et les pays où ils surviennent sont indiqués chaque soir sur le site internet de l’OMS à Genève. http://www.who.int

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