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l’OMS demande aux gouvernements d’intégrer le sevrage tabagique dans les stratégies de lutte antitabac

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a demandé instamment aux gouvernements d’intégrer le sevrage tabagique et des services de traitement dans les programmes de lutte antitabac, en soulignant que le traitement de la dépendance à l’égard du tabac peut contribuer à une amélioration substantielle et immédiate de la santé.

Cet appel est lancé au moment où l’OMS publie aujourd’hui ses premières recommandations sur le sevrage et le traitement de la dépendance à l’égard du tabac, à l’occasion de la Conférence mondiale sur le tabac ou la santé. Ces directives – mises au point par des spécialistes lors d’une réunion à Moscou l’année dernière – ont pour objectif de donner aux pays des bases factuelles dans le cadre de l’aide que l’OMS leur fournit pour la mise en œuvre de la convention-cadre pour la lutte antitabac.

Dans son texte, la convention reconnaît que les produits du tabac sont conçus pour engendrer et entretenir la dépendance et qu’un grand nombre des composés qu’ils contiennent sont toxiques et cancérigènes. Elle demande aux signataires de mettre aux point des directives, fondées sur des données scientifiques et adaptées au contexte national, pour promouvoir le sevrage tabagique et assurer un traitement adéquat de la dépendance à l’égard du tabac.

Selon la Banque mondiale, il y a actuellement dans le monde plus de 1,3 milliard de fumeurs et plus de 70 % d’entre eux se trouvent dans les pays à revenu faible ou moyen. Si l’on n’incite pas les fumeurs adultes à arrêter le tabagisme, il sera impossible, d’après les statistiques actuelles, de faire baisser le nombre des morts imputables au tabac avant 30 à 50 ans.

“Les avantages pour la santé d’arrêter de fumer et l’efficacité du traitement de la dépendance à l’égard du tabac, classée dans les affections pathologiques, ont été amplement établis”, rappelle le Dr Vera da Costa e Silva, Directeur à l’OMS de la lutte antitabac.

“Pourtant, dans de nombreux pays, le secteur de la santé publique ne fait aucun investissement pour des services s’occupant du sevrage tabagique et la plupart des pays n’ont pris que des mesures limitées pour assurer le traitement, former les agents de santé et dégager les fonds nécessaires. Le plus souvent, le sevrage tabagique n’est pas considéré comme une priorité de la santé publique et ne fait pas partie des stratégies gouvernementales de lutte antitabac”, explique-t-elle. En raison du caractère toxicomanogène du tabac, de nombreux fumeurs ont besoin d’aide pour le sevrage. Des enquêtes ont montré qu’un tiers des fumeurs essaient d’arrêter chaque année et que ceux qui tentent d’y arriver par la seule force de leur volonté ont une probabilité de réussite sur le long terme de 1 à 3 % seulement.

Pour encourager les fumeurs à arrêter, il faut que l’environnement soit favorable : fortes taxes sur le tabac, interdiction de la publicité, zones publiques non-fumeurs ; toutes ces mesures contribuent à sensibiliser le public et à rendre plus difficile l’accès aux produits du tabac.

Ceux qui désirent arrêter de fumer ont le choix entre diverses options : traitements de substitution de la nicotine à l’aide de chewing-gums, de pastilles, de dispositifs transdermiques, de solutions pour pulvérisation nasale, etc. La probabilité de réussite du sevrage sur le long terme est alors doublée. L’OMS recommande cependant de ne préférer aucune méthode à l’exclusion des autres en raison des différences d’efficacité, de rentabilité et d’acceptabilité dans les populations.

“Le personnel soignant doit saisir toutes les occasions de préconiser le sevrage tabagique et le traitement de la dépendance à l’égard du tabac et d’assurer ces services auprès des fumeurs qui désirent arrêter. Il est également impératif pour les hommes politiques, les professionnels et les chercheurs de mettre le sevrage tabagique à leur ordre du jour”, a conclu le Dr Da Costa e Silva.


Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent prendre contact avec le Dr Vera da Costa e Silva, Administrateur de programme, Initiative Pour un monde sans tabac, OMS, Genève, tél. : 00-4179-2546834; ou Greer van Zyl, Chargé d’information, OMS, WCTOH en Finlande, tél. : + 079 477 1733 ; +27-83 647 7045 ; ou +358-9-1509 305 (en Finlande, composer le (09) 1509 305) ; courriel : gvzyl@un.org.za ; ou Melinda Henry, Chargée d’information, Bureau du Directeur général, OMS, Genève ; tél. : +41 22 791-2535 ; télécopie : +41 22 791 4881 ; courriel : henrym@who.int

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