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Les enfants sont les plus touchés par les effets de l’appauvrissement de la couche d’ozone

L’OMS, le PNUE et d’autres partenaires lancent de nouveaux produits pour sensibiliser les gens aux risques pour la santé publique

Chaque année, on compte dans le monde 2 à 3 millions de nouveaux cas de cancer de la peau qui ne sont pas des mélanomes et plus de 130 000 nouveaux cas de cancer de la peau qui sont des mélanomes. On estime à 66 000 le nombre annuel de décès par mélanome et autres cancers de la peau/2.

Beaucoup de ces cancers de la peau sont dus aux rayons ultraviolets (UV) émis par le soleil ; les enfants, qui sont à la fois les plus vulnérables et les plus exposés, sont touchés de façon disproportionnée. Pour faire face à ce problème, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) et d’autres partenaires du projet Intersun lancent une série de nouveaux matériels d’enseignement. Le nouveau module aidera les enfants, les familles et les enseignants à protéger les enfants contre les risques de cancer de la peau et de lésion non maligne, de cataracte et d’autres affections provoquées par les rayons UV. Ces matériels appuient les recommandations contenues dans «Sun Protection, An Essential Element of Health-Promoting School», qui fait partie de la série d’information de l’OMS sur la santé à l’école.

Comme l’a déclaré le Dr Lee Jong-wook , Directeur général de l’OMS, au Siège de l’OMS à Genève, «A mesure que la couche d’ozone continue de s’appauvrir et que les gens du monde entier s’exposent davantage au soleil, le risque de complications pour la santé dû à une surexposition aux rayons ultraviolets devient un grave problème de santé publique».

Pour Klaus Toepfer, le Directeur exécutif du PNUE, «Il est clair que si de récentes études scientifiques montrent une amélioration progressive de la situation concernant la couche d’ozone, il faut rester vigilants et prendre d’autres mesures avant de pouvoir affirmer que le problème est résolu à jamais. L’abandon du méthyl bromide, un pesticide qui appauvrit la couche d’ozone, la lutte contre le commerce illicite des CFC et l’application intégrale du Protocole de Montréal dans les pays en développement sont autant de questions qui doivent être étudiées. Ce n’est qu’ensuite qu’il sera possible de dire que le ciel ne recèle plus aucun danger pour nos enfants et nos petits enfants.»

«Les rayons UV sont particulièrement préoccupants, car les gens n’ont souvent pas conscience des risques qu’ils font courir à leur santé. Les effets de l’exposition n’apparaissent souvent qu’après de nombreuses années et la surexposition au soleil comporte un risque pour toutes les populations, et pas seulement pour celles qui ont la peau claire,» précise le Dr Mike Repacholi, Coordonnateur de l’Unité Rayonnement et salubrité de l’environnement de l’OMS.

Pour aider les gens du monde entier à prendre davantage conscience des risques liés à l’exposition aux rayons UV et à adopter des mesures en vue d’éviter une surexposition, le projet Intersun de l’OMS lance aujourd’hui un module scolaire sur les mesures de protection contre le soleil. Le module comprend trois brochures : un guide pour les écoles et les enseignants indiquant pourquoi et comment mettre sur pied des programmes efficaces d’éducation sur le soleil, des matériels d’enseignement pratique destinés aux enfants des écoles primaires et enfin des matériels permettant d’évaluer l’efficacité des programmes de sensibilisation aux risques du soleil destinés à l’enseignement primaire.

Le Dr Lee a fait la déclaration suivante : « Nous savons qu’en réduisant la surexposition des enfants et des adolescents au soleil, nous pouvons réduire dans une large mesure le risque d’apparition d’un cancer de la peau, d’une cataracte et d’autres affections qui peuvent ne se manifester que beaucoup plus tard. Comme une part importante de l’exposition aux rayons UV a lieu avant l’âge de 18/3 ans, il est évident que la sensibilisation des enfants et des adolescents aux risques de l’exposition aux UV joue un rôle déterminant dans la prévention des conséquences d’une telle exposition, et il est démontré que les programmes scolaires constituent le moyen le plus efficace d’atteindre les enfants et de les sensibiliser ».

Comme l’a ajouté le Dr Repacholi, « Si la plupart des mélanomes connus inclus dans les statistiques du Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) surviennent dans le monde industrialisé, il n’en résulte pas dire nécessairement que seules personnes à peau claire soient sensibles aux rayons UV. Si des dispositifs de notification adéquats sont introduits, nous nous attendons à ce que beaucoup d’autres cas de mélanomes soient observés dans les pays en développement. En outre, la sensibilité à la cataracte n’a rien à voir avec le type de peau et les gens qui vivent près de l’équateur courent les plus grands risques ».

Les nouveaux matériels d’enseignement sont lancés à l’occasion de la Journée internationale de la protection de la couche d’ozone qui a pour thème cette année : « Sauvons notre ciel : protégeons-nous, protégeons la couche d’ozone ». D’autres informations sur la Journée de l’ozone de cette année peuvent être obtenues auprès du secrétariat de l’ozone ( http://www.unep.org/ozone/ozoneday2003/ )et auprès de l’équipe OzonAction du PNUE à Paris à l’adresse (http://www.uneptie.org/ozonaction/) qui dispose également d’autres moyens d’améliorer la sensibilisation des enfants au problème.

La cataracte coûte plus de huit millions d’années de vie ajustées sur l’invalidité dans le monde/4 ; une évaluation comparative des risques visant à estimer la charge de morbidité imputable aux rayons UV est actuellement en cours afin d’estimer le nombre des cataractes imputables à l’exposition au soleil. Intersun est un projet commun parrainé par l’OMS, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), l’Organisation météorologique mondiale et la Commission internationale de la Protection contre les Rayonnement non ionisants (voir le site Wef : http://www.who.int/uv/). Les documents du module scolaire de protection contre le soleil et d’autres informations sur le projet INTERSUN sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.who.int/uv/.

1/ Centre international de Recherche sur le Cancer, étude Globocan, 2000.

2/ Rapport sur la santé dans le monde, 2002

3/ Wakefield, Bonett, Med J Aus, 1990; Marks, Jolley, Kectsas, Foley, Med J Aus, 1990.

4/ Rapport sur la santé dans le monde, 2002


Pour plus d’informations s’adresser à : Gregory Hartl, Conseiller en communication, Genève : +41 22 791 4458, adresse électronique : hartlg@who.int, portable à partir du 29 juin : +41 79 203 6715, ou

Robert Bisset, Porte-Parole du PNUE pour l’Europe, Paris : +33 1 4437 7613, Portable +33 6 2272 5842, Mél : robert.bisset@unep.fr, http://www.unep.org

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