Un pas décisif pour le réglement sanitaire international
Riposte plus rapide aux menaces pour la santé publique
Geneve, 28 mai 2003 - La communauté sanitaire internationale a fait un pas décisif vers une riposte plus rapide contre les épidémies de maladies infectieuses et les autres menaces pour la santé publique internationale à l’avenir. La résolution adoptée aujourd’hui confirme et souligne l’autorité de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour vérifier la présence des flambées épidémiques auprès de sources officielles comme officieuses et, le cas échéant, en déterminer la gravité par des études sur place et veiller à ce que des mesures de lutte appropriées soient prises.
Cette résolution représente une étape majeure dans la révision actuelle du Règlement sanitaire international, publié pour la première fois en 1969. Ce règlement, qui n’impose pour l’instant la déclaration obligatoire que pour quelques maladies seulement, est le reflet du monde tel qu’il était quand il a été rédigé et il n’est plus en phase avec la manière dont l’OMS et le reste du monde travaillent aujourd’hui.
L’Assemblée a accordé une grande importance à cette révision et elle a invité instamment les Etats Membres à instaurer un système amélioré de communication rapide dans les deux sens entre l’OMS et les autorités nationales.
"C’est une décision extrêmement importante pour la santé publique internationale, a déclaré le docteur Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS. Le SRAS nous a montré l’ampleur des défis à relever. Ces nouvelles mesures nous permettront de réagir plus efficacement aux prochaines menaces pour la santé publique."
Par une autre décision, l’Assemblée a approuvé une résolution sur le SRAS reconnaissant que la lutte contre cette maladie requiert “une collaboration régionale et mondiale intensive, des stratégies efficaces et des ressources additionnelles”.
Les Etats Membres ont noté que “les expériences nationales et internationales de riposte au SRAS constituent des leçons qui peuvent aider à mieux se préparer à faire face à la prochaine maladie infectieuse émergente, à la prochaine pandémie de grippe et à l’éventualité de l’usage d’un agent biologique dans l’intention de nuire et à atténuer leurs conséquences sur la santé publique et l’économie et leurs conséquences sociales”.
Les Etats Membres ont également demandé à l’OMS “de tenir compte des données, de l’expérience, des connaissances et des enseignements découlant de la riposte au SRAS dans la révision du Règlement sanitaire international".