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Des célébrités se joignent aux enfants dans la lutte contre le paludisme

Communiqué de presse du partenariat Faire reculer le paludisme

Photo: Dikembe Mutombo Foundation

Dikembe Mutombo et Youssou N’dour, célébrités internationales, joignent leur voix à celles des dizaines de milliers d’enfants africains réclamant une sensibilisation plus grande, davantage de protection et de meilleurs traitements contre le paludisme, responsable de la mort de 3 000 enfants par jour.

Au cours de la période précédant la Journée africaine du paludisme, organisée tous les ans le 25 avril, des enfants à travers le continent participent à des assemblées, des émissions de télévision et de radio, des jeux et d’autres activités créatives pour dire clairement à ceux qui en ont le pouvoir d’apporter de réels changements : les adultes, les décideurs, les gouvernements et les donateurs. Leur désir ? Que leur rêve « d’un avenir sans paludisme », le thème de cette journée, devienne réalité.

« Nous souffrons beaucoup du paludisme, explique Efua Boateng, 13 ans, membre d’un groupe paroissial de jeunes au Ghana, mais je ne crois pas que le reste du monde s’en aperçoive. Il faut le leur faire savoir. Nous devons parler au nom de nos frères et sœurs plus jeunes. »

Dikembe Mutombo, qui joue dans l’équipe de basket des Knicks de New York et qui est originaire de la République démocratique du Congo, soutient ces efforts en exhortant les enfants à dormir sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide. « Pour vaincre le paludisme, la moustiquaire est aussi indispensable que le panier au basket », explique-t-il dans une annonce diffusée dans toute l’Afrique.

« On estime que le paludisme provoque, chaque année, jusqu’à 2,7 millions de décès, dont 90% surviennent en Afrique et touchent des enfants de moins de cinq ans. Le paludisme est aussi la première maladie dans mon pays natal, la République démocratique du Congo. En septembre 2000, j’ai contracté le paludisme lors d’un voyage au Congo pour une mission de bonne volonté. Mon expérience personnelle m’a appris les ravages que le paludisme pouvait causer, mais j’ai eu la chance d’être soigné à mon retour aux Etats-Unis. Le paludisme est une maladie que l’on peut traiter mais la plupart des Africains n’ont pas accès aux soins. Le paludisme est aussi une maladie de la pauvreté, et je suis heureux de participer à la campagne mondiale pour faire reculer le paludisme car une lutte mondiale sera plus efficace que l’action isolée des pays et des partenaires. Je suis heureux que les pays d’Afrique et du monde entier se penchent ensemble sur ce problème. »

Dikembe Mutombo,
Joueur de basket de l’équipe des New York Knicks

Youssou N'Dour, ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF et musicien reconnu au niveau international, enregistrera une annonce vidéo sur le paludisme et animera un show populaire inscrit dans un programme de trois jours de manifestations organisées dans la région sénégalaise de Matam et constituant l’événement phare de la célébration de la Journée africaine du paludisme cette année. De hautes personnalités sénégalaises, comme Mme Viviane Wade, l’épouse du Chef d’Etat, et le Ministre de la Santé, assisteront à l’événement en présence des partenaires régionaux, locaux et internationaux de la lutte antipaludique, notamment les directeurs régionaux de l’Organisation mondiale de la Santé et de l’UNICEF.

Le paludisme est de loin la première cause de mortalité à Matam, les jeunes enfants et les femmes enceintes en étant les principales victimes, mais les responsables et les autorités sanitaires locales coopèrent pour intensifier leur lutte contre cette maladie. Matam est aussi une région pilote pour un projet scolaire international visant à développer les comportements sains chez les enfants, comme notamment de se protéger contre le paludisme.

« Les difficultés de Matam sont celles de l’Afrique… et du monde entier, constate le Dr Awa Marie Coll-Seck, Secrétaire exécutif du partenariat Faire reculer le paludisme. L’évolution de la maladie, avec les pharmacorésistances, les résistances aux insecticides, les modifications de l’environnement, les épidémies, impose aux programmes de lutte antipaludique dans toute l’Afrique de s’adapter et de réorienter en permanence leurs efforts. »

« Les pays adoptent de nouveaux outils, mettent en œuvre de nouvelles politiques et formations pour essayer de renverser la tendance mais, face à cette maladie dévastatrice, ils ont besoin d’être fortement aidés par la communauté internationale, a-t-elle ajouté. Nous devons écouter les enfants et veiller à mettre à leur disposition les ressources suffisantes pour leur assurer un avenir prometteur. »

Pour répondre à l’appel des pays et de leurs enfants, le partenariat Faire reculer le paludisme met en place un dispositif qui donnera des informations actualisées sur les fabricants et le prix des polythérapies et d’autres produits essentiels (tests de diagnostic, insecticides, moustiquaires, etc.). Le service s’occupant du paludisme, des médicaments et de l’approvisionnement surveillera la qualité, établira des prévisions détaillées des besoins, de façon à ce que les fabricants puissent augmenter la production pour faire face à la demande et jouera un rôle d’intermédiaire dans la mise en commun des achats pour réduire les coûts.

Informations générales sur Faire reculer le paludisme

Pour coordonner au niveau international la lutte antipaludique, le partenariat mondial Faire reculer le paludisme (RBM) a été créé en 1998 par l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, le PNUD et la Banque mondiale. Il a pour objectif de diminuer de moitié la charge mondiale du paludisme d’ici à 2010, en mettant plus particulièrement l’accent sur l’Afrique.

Ce partenariat compte désormais les gouvernements de pays touchés par le paludisme, des organismes d’aide bilatérale et multilatérale, des organisations non gouvernementales, le secteur privé et des groupes de recherche. Il a réussi à renforcer la sensibilisation au niveau mondial, ce qui a permis d’obtenir plus de ressources et de parvenir à un consensus sur les outils à avoir et les actions à mener en priorité pour endiguer la maladie.

25 Avril - Journée africaine du paludisme

Le 25 avril 2000, les dirigeants africains de 44 pays d’endémie se sont rencontrés à Abuja (Nigéria) lors du premier sommet africain sur le paludisme. Ils y ont signé la Déclaration d’Abuja, document historique qui les engage à intensifier leurs efforts pour diminuer de moitié la charge du paludisme en Afrique d’ici à 2010 et fixe des objectifs intermédiaires à atteindre en 2005.

Pour attirer l’attention sur la gravité de la situation sur ce continent, où l’on recense 90 % des décès dus au paludisme, les participants au Sommet ont décidé de faire du 25 avril la « Journée africaine du paludisme » qui sera marquée chaque année.

Un grand nombre d’activités sont organisées à cette occasion par divers groupes et organismes : gouvernements, organisations non gouvernementales, écoles, communautés dans les pays d’endémie comme dans les pays industrialisés. Les années précédentes ont été organisés des parades, des marches, des concours d’affiches pour les enfants, des programmes de radio et de télévision au cours desquels les auditeurs pouvaient intervenir par téléphone, des remises de récompenses pour rendre hommage aux agents de santé et aux institutions, des conférences de presse et des pétitions.

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