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La prévention et le traitement du VIH/SIDA dans les pays pauvres contribueront a offrir de meilleurs services de santé en 2005 et au-delà

Traitement et prévention du VIH/SIDA

L’Organisation mondiale de la Santé annonce aujourd’hui des mesures devant permettre aux efforts de prévention et de traitement du VIH/SIDA dans les pays pauvres de contribuer aussi à améliorer les services de santé en général. La contribution de 100 millions de dollars canadiens à l’OMS apportée cette année par le Canada joue un rôle déterminant dans le renforcement de ces services et vise notamment à atténuer d’urgence la pénurie de personnel de santé dans les pays où la charge du VIH/SIDA est particulièrement lourde.

Comme l’a souligné le Directeur général de l’OMS, le Dr LEE Jong-wook, au cours de sa première visite officielle au Canada, « Nous devons garantir à ceux qui en ont besoin un traitement contre le SIDA : c’est une question de vie ou de mort. Je suis donc particulièrement heureux d’annoncer que pendant que les pays s’efforcent d’améliorer rapidement l’accès aux médicaments concernant le SIDA et aux services de prévention, les fonds fournis par le Canada les aideront aussi à offrir des services de santé meilleurs et plus durables. Un aspect clé consiste à former et à fidéliser les agents de santé qui sont tout simplement trop peu nombreux dans beaucoup de pays pauvres. »

En 2003, l’OMS a qualifié l’accès insuffisant au traitement de ceux qui vivent avec le VIH de situation d’urgence pour la santé publique mondiale. En mai 2004, le Premier Ministre canadien s’est clairement engagé en faveur des plus exposés au risque de VIH/SIDA dans les pays en développement et de ceux qui vivent avec le virus en annonçant un don de 100 millions de dollars canadiens à l’OMS. Les fonds aident l’OMS à améliorer les efforts de prévention et de traitement concernant le VIH/SIDA dans les pays et notamment les efforts visant à offrir un traitement antirétroviral à 3 millions de personnes d’ici fin 2005. L’OMS souligne que ceux qui commencent à recevoir les médicaments permettant de rester en vie auront besoin d’un approvisionnement régulier bien au-delà de 2005.

Aileen Carroll, Ministre canadien de la coopération internationale, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse avec le Dr Lee, à Ottawa a déclaré pour sa part: "Nous tenons à faire bénéficier un maximum de gens - dans les pays les plus pauvres et les plus touchés - de la thérapie antirétrovirale et de l'information sur la prévention de l'infection. Nous tenons aussi à améliorer durablement et équitablement l'offre de services de santé de qualité dont pourront se prévaloir tous ceux qui vivent avec le SIDA, leur famille et leur communauté."

Pour offrir des soins durables, les pays en développement doivent renforcer les piliers essentiels de leur système de santé qui ensemble soutiennent la plate-forme permettant d'offrir durablement des services équitables. L’OMS a collaboré avec les pays et les partenaires sur la plate-forme des systèmes de santé concernant le VIH/SIDA qui comprend les principaux domaines suivants : 1) des systèmes capables de fournir des effectifs suffisants d’agents qualifiés là où il le faut et dans des conditions de sécurité satisfaisante ; 2) des systèmes permettant d’acheter et de distribuer des médicaments et d’autres fournitures ; 3) des systèmes de financement équitable permettant de protéger les gens et d’éviter leur paupérisation en cas de maladie ; 4) des systèmes d’information pour la santé qui alertent les responsables de la santé et les responsables de l’élaboration des politiques à la situation de ceux qui risquent d’être des laissés pour compte. Disposer d’effectifs de soignants suffisants constitue certainement le besoin le plus pressant.

L’OMS estime, par exemple, que l’ensemble de l’Afrique subsaharienne ne dispose que de 600 000 agents de santé pour une population de 682 millions d’habitants. La différence avec les pays développés est saisissante : le Canada, par exemple, dispose de 500 000 soignants pour une population de 31 millions d’habitants. Avec un rapport semblable, l’Afrique subsaharienne aurait 10 millions d’agents de santé. Pour fournir les services de santé essentiels à tous en Afrique subsaharienne, on estime qu’il faut au moins 2,5 millions d’agents de santé, donc trois à quatre fois plus qu'aujourd'hui.

Au titre de la plate-forme, l’OMS, avec l’appui du Canada, s’attache à encourager des politiques pratiques à tous les niveaux pour aider les pays confrontés à la pénurie de personnel à mieux faire face à cette contrainte. On forme actuellement du personnel infirmier et subalterne ainsi que des médecins à fournir un traitement antirétroviral. On estime que 85 000 agents de santé supplémentaires seront formés au cours des 18 prochains mois. Il faut également se préoccuper de la dimension internationale de la question : un grand nombre de soignants quittent leur pays pour travailler à l’étranger et l’OMS collabore avec les gouvernements, avec d’autres organisations internationales et avec les employeurs pour qu’ils obtiennent sur place de meilleures conditions de salaire et de meilleurs avantages.

La plate-forme des systèmes de santé: des médicaments à des prix abordables et une meilleure information

Il est indispensable de veiller à ce que les gens aient les moyens de se procurer des médicaments et notamment d'avoir accès au traitement contre le VIH/SIDA. Si le prix d’un tel traitement a été ramené à 178 dollars canadiens par an et par personne (US 140), c’est encore trop lorsqu'on vit avec un ou deux dollars par jour. Même lorsque les médicaments sont gratuits, il faut souvent payer pour subir un test, ou pour bénéficier d'une consultation ou de soins médicaux. Il apparaît que chaque année en Afrique 10 millions de personnes sont menacées de paupérisation et 27 millions de difficultés financières graves du fait des coûts liés aux soins de santé. Pour contribuer à régler ce problème, l’OMS et l’Organisation internationale du Travail collaborent par exemple avec le Gouvernement kényen dans le cadre d’un projet ambitieux visant à étendre l’assurance-maladie à l’ensemble de la population.

L’OMS fournit également aux pays des outils simples pour rechercher des informations sanitaires. De nombreux dispensaires dans les communautés pauvres, par exemple, n’ont pas le moyen de garder la trace des visites précédentes des patients, ni de connaître leurs antécédents ou l’effet des médicaments qu’ils ont pris. Des solutions novatrices, comme des systèmes de dossiers médicaux électroniques simples, sont en train d’être éprouvées dans plusieurs pays africains et donnent des résultats remarquables ; l’OMS s’efforce d’utiliser ces expériences et de les étendre rapidement à des groupes plus importants. La Cartographie OMS des services disponibles (SAM) donne aux planificateurs des services de santé un instantané de la situation sanitaire et des services de santé, notamment des services concernant le VIH, et ce pour l’ensemble des districts et des provinces. Une récente SAM en Zambie a permis de situer l’ensemble des 50 centres de traitement concernant le VIH et les agents de santé par district.

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