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Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé se félicite de la réaction face à la catastrophe provoquée par le tsunami à Aceh, en Indonésie

Le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr LEE Jong-wook a loué les efforts de la population d’Aceh, en Indonésie, ainsi que ceux des secours nationaux et internationaux, pour remettre en état la zone après les dégâts considérables provoqués par le tsunami la semaine dernière. Prenant la parole à la fin d’une visite dans certaines des zones les plus touchées d’Aceh, sur l’île indonésienne de Sumatra, le Dr Lee a décrit les ravages comme effarants mais a ajouté qu’il était surtout touché par la façon dont les gens s’emploient désormais activement à reconstruire leur existence.

Le Dr Lee s’est rendu à Aceh aux côtés du Directeur régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est, le Dr Samlee Plianbangchang, pour aider à évaluer les dégâts provoqués par le tsunami, les efforts d’aide mis en place et la façon dont l’OMS peut aider à protéger la santé des populations à Aceh et dans d’autres parties de la région.

« Il est évident qu’aucune famille d’Aceh n’a été épargnée par cette terrible catastrophe », a déclaré le Dr Lee. « Mais le courage avec lequel les gens font face est extraordinaire. Déjà, ils se tournent vers l’avenir et pensent à rebâtir non seulement leur maison mais leur communauté. »

« Le plus impressionnant est la façon dont les gens commencent à se reprendre en main », a-t-il poursuivi. « Les maisons et les communautés ont été détruites sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. On voit encore partout des cadavres et des housses mortuaires mais les gens commencent à déblayer, à nettoyer les maisons et les hôpitaux et à reprendre dans la mesure du possible une vie normale."

A l’hôpital général Zainul Abidin, la moitié au moins du personnel a été directement touché par le raz-de-marée. Mais des agents de santé d’autres provinces sont venus en renfort et l’hôpital prévoit de rouvrir ses portes, ou tout du moins son service des urgences dès jeudi. Le Dr Lee et le Dr Samlee se sont également rendus dans un autre hôpital où de nombreux blessés couchés sur des nattes à même le sol maculé de boue sont soignés par un personnel médical ne disposant que de matériel rudimentaire.

Le principal souci de l’OMS consiste désormais à établir un système d’alerte précoce en cas d’épidémies comportant un élément important de surveillance des maladies, ce pour quoi des membres du personnel de l’OMS sont déjà sur place afin d'aider les autorités sanitaires locales. La deuxième préoccupation consiste à envoyer rapidement à Aceh des moyens de laboratoire pour aider à identifier la cause des flambées. Les moyens de laboratoire aideront également à dissiper les rumeurs d'épidémie.

Le souci des autorités locales d’Aceh est de voir maintenir l’effort actuel de secours, qui est énorme ─ des progrès considérables ont déjà été faits au cours des dix premiers jours ─ faute de quoi le système risque de s’effondrer. Le Dr Lee a déclaré que l’OMS continuerait à travailler avec les autorités sanitaires afin de déterminer les besoins en matière de remise en état du système de santé.

Jusqu’ici, et bien que l’on ait enregistré des cas de diarrhée, d’infections respiratoires, de maladies de la peau et de traumatismes physiques et mentaux manifestes, il n’y a aucune flambée majeure de maladie à Aceh. Beaucoup de personnes dont l’habitation a été détruite vivent dans des camps de dimensions relativement modestes, ce qui signifie qu’elles soient moins exposées au risque d’infections respiratoires ou autres. Toutefois, il est évident que le risque de maladies à transmission hydrique ou autres subsiste.

En tant qu’organisme chef de file de la santé publique, l’OMS conseille les autorités nationales, les autres organisations des Nations Unies et les ONG pour les aider à répondre aux besoins de santé publique des populations déplacées. L’OMS a publié une stratégie de santé publique applicable aux situations d’urgence axée sur cinq objectifs essentiels destinés à assurer la remise en état rapide des services de santé publique:

  • Surveillance de la maladie. Il s’agit de veiller à ce que les autorités sanitaires soient en mesure de détecter rapidement les menaces potentielles pour la santé dès qu’elles apparaissent, de les vérifier et de déclencher une réaction rapide et judicieuse. Des équipes d’experts ont été déployés dans les pays à travers le Réseau mondial OMS d’alerte et action en cas d’épidémie (GOARN), lequel établit chaque jour des rapports de situation épidémiologiques.
  • Santé publique essentielle. L’OMS fournit des avis techniques aux autorités nationales, aux ONG et à tous les autres intervenants sur le plan humanitaire en ce qui concerne la politique de santé – y compris l’évacuation des corps, l'action en cas d'épidémies, le maintien de la qualité de l’eau, la gestion des excreta, des eaux usées et des menaces chimiques, la prise en charge des maladies chroniques, la mise en place de programmes de vaccination et la protection de la santé mentale.
  • Renforcement des systèmes d’approvisionnement. Il s’agit d’assurer l’approvisionnement en médicaments, en matériel, en moyens de transport et autres biens vitaux de sorte que toutes les personnes aient accès aux services dont elles ont besoin (remplacement immédiat des fournitures sanitaires perdues, approvisionnement en kits sanitaires d’urgence, en vaccins vitaux) : on peut se procurer beaucoup de ces articles sur place, mais il est vital que les dons extérieurs répondent exactement aux besoins locaux. L’OMS s’est efforcée d’aider les associations locales à se procurer ces biens elles-mêmes.
  • Coordination de l’action sanitaire internationale. L’effort de coordination doit permettre une action efficace du secteur de la santé, l’utilisation à bon escient des agents de santé bénévoles et la participation la plus large possible des communautés locales (y compris les organisations de femmes). L’OMS aide à coordonner, à gérer l’aide et à assurer les meilleurs résultats possibles par l’information des donateurs et l’appui technique ( y compris les systèmes logistiques communs utilisés par le système des Nations Unies et par les ONG).

Pour pouvoir mettre en oeuvre pleinement les activités essentielles de la stratégie de santé publique, un montant minimum de US $66 millions est nécessaire d’urgence. Grâce à la générosité des donateurs partout dans le monde, la tâche essentielle consistera désormais à veiller à ce que les promesses de dons se concrétisent rapidement. On estime que de trois à cinq millions de personnes sont actuellement déplacées et pourraient être dépourvues d’un approvisionnement suffisant en eau potable, de moyens d’assainissement, d’abris, de denrées alimentaires et de fournitures médicales de base.

L’OMS remercie de leurs contributions l’Orchestre philharmonique de Vienne ainsi que les gouvernements des pays suivants : États-Unis d’Amérique, Royaume-Uni, Italie, Suisse, France, Norvège, Danemark, Finlande, Chine et Allemagne.

L’OMS remercie également toutes les personnes qui ont effectué des dons à travers notre site Web.

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