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Un don de trois millions de traitements d'oséltamivir à l'OMS pour réagir rapidement en cas de pandémie de grippe

Keystone
Marché à Beijing (Chine)

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite aujourd'hui du don de trois millions de traitements d'oséltamivir fait par Roche afin de constituer un stock international de médicaments antiviraux que l'OMS utiliserait pour intervenir rapidement si une pandémie de grippe venait à se déclarer.

Dans le cadre de l'action qu'elle mène en vue de se préparer à une pandémie de grippe, de la déceler et d'en atténuer les effets, l'OMS constitue un stock international d'antiviraux qui permettra d'intervenir rapidement dès le début d'une pandémie. Dans un accord signé aujourd'hui, Roche s'est engagé à fournir trois millions de traitements (trente millions de gélules) d'oséltamivir (Tamiflu) à l'OMS pour les distribuer aux personnes qui en ont le plus besoin sur les lieux où se déclarerait la pandémie de grippe.

L'oséltamivir aiderait à réduire la morbidité et la mortalité et, associé à d'autres mesures, pourrait permettre de maîtriser un virus pandémique ou d'en ralentir la propagation aux niveaux national et international. Si elle est rapidement mise à disposition sur les lieux d'une flambée, la réserve d'antiviraux serait particulièrement utile aux habitants des pays les plus pauvres.

"Si une pandémie de grippe venait à se déclarer, nous pourrions expédier rapidement ces médicaments au centre de celle-ci", a déclaré le Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l'OMS, lors d'une conférence de presse sur la grippe aujourd'hui à Genève. "Nous invitons instamment d'autres pays à nous aider à constituer le stock international."

Le stock de l'OMS s'ajoute aux autres mesures prises aux niveaux national et international en prévision d'une pandémie, y compris aux éventuels stocks nationaux.

L'OMS suit attentivement la situation concernant les flambées actuelles de grippe aviaire dans certaines parties d'Asie, en Russie et au Kazakhstan. Elle précise que ces flambées et d'autres peuvent évoluer vers une pandémie mondiale si le virus de la grippe aviaire se transforme de manière à permettre facilement la transmission interhumaine. Plus la circulation de la souche actuelle du virus de la grippe aviaire (H5N1) se prolonge, plus le risque d'infection humaine par H5N1 augmente, et par conséquent plus le risque augmente de voir le virus s'adapter à l'homme et déclencher une pandémie.

Si une souche pandémique apparaît, il sera vital de ralentir sa propagation afin de gagner du temps pour fabriquer des vaccins et introduire d'autres mesures d'urgence. L'utilisation intensive d'antiviraux dans une zone où une pandémie est en train de s'installer, associée à d'autres mesures comme la quarantaine et l'isolement, peut contribuer à retarder la propagation.

Roche a accepté de mettre en réserve trois millions de traitements (30 millions de gélules) pendant cinq ans. Le premier million de traitements (10 millions de gélules) sera prêt au début de l'an prochain et les deux autres millions (20 millions de gélules) avant le milieu de 2006.

On ne sait avec précision ni quand la pandémie de grippe frappera, ni quelle en sera la gravité, mais les experts prévoient qu'elle aura bien lieu. L'OMS continue donc d'inciter vivement les pays à établir des plans d'urgence pour faire face à une telle situation. Une coopération internationale est indispensable entre pays riches et pays pauvres pour diminuer le risque de propagation au niveau national et international et réduire la mortalité, la morbidité et les perturbations sociales qui ont caractérisé toutes les précédentes pandémies de grippe.

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Chargé de la communication
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