L'OMS se félicite de l'aide décisive apportée par le Royaume-Uni à la sécurité des patients dans le monde
28 novembre2005 | Londres/Genève - L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite de l'annonce faite par le gouvernement du Royaume-Uni de donner au total £25 millions (US $43 millions) pour soutenir l'amélioration de la sécurité des patients dans le monde. Ce don est une reconnaissance de la nécessité de prendre des mesures efficaces, visibles et concertées pour faire baisser le nombre croissant d'effets indésirables associés aux soins de santé et réduire leurs conséquences sur la vie des patients.
« La contribution donnée par le Royaume-Uni à l'Alliance mondiale de l'OMS pour la sécurité des patients est un geste décisif pour l'aider à atteindre ses objectifs et susciter un mouvement mondial en ce sens, a déclaré le Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l'OMS. Ce financement aidera l'Alliance à jouer un rôle essentiel dans le soutien à la recherche et le développement des moyens et des connaissances permettant de lutter contre tous les problèmes de sécurité des patients dans le monde. »
« J'ai l'honneur d'annoncer que nous nous engageons à fournir l'aide nécessaire pour que l'Alliance puisse réaliser son programme ambitieux, a déclaré Mme Patricia Hewitt, Ministre de la Santé du Royaume Uni lors du Sommet de Londres sur la sécurité des patients. Je suis sûre que cette aide constituera une plateforme solide de l'action internationale en faveur de la sécurité des patients et améliorera sensiblement la sécurité des soins pour des millions de personnes dans le monde. Elle montre que notre pays a non seulement la volonté d'améliorer la sécurité des patients dans le cadre de nos services nationaux, mais aussi de contribuer à cette cause au niveau international. »
L'Alliance mondiale pour la sécurité des patients a été lancée en octobre 2004 pour faire prendre conscience de l'importance de cet aspect des soins de santé, pour développer la volonté politique de l'améliorer et pour faciliter l'élaboration des politiques et des pratiques dans les Etats Membres de l'OMS.
La contribution du Royaume-Uni servira à développer l'action de l'Alliance dans six grands domaines de travail et à élaborer de nouveaux programmes :
- Défi mondial pour la sécurité des patients 2005–2006 : « Un soin propre est un soin plus sûr »;
- pouvoir de décision et engagement des patients « Les patients pour la sécurité des patients »;
- taxonomie de la sécurité des patients;
- recherche dans le domaine de la sécurité des patients;
- solutions pour diminuer les risques liés aux soins de santé « De l'information à l'action »;
- notification et apprentissage pour faire progresser la sécurité des patients.
« Le Royaume-Uni s'engage à soutenir davantage encore l'action de l'Alliance pour améliorer la sécurité des patients dans le monde, a déclaré Sir Liam Donaldson, Directeur de la santé en Angleterre et Président de l'Alliance mondiale pour la sécurité des patients. Dans les années à venir, des vies seront sauvées, les risques pour les patients diminueront, leur pouvoir de décision augmentera et de nombreuses leçons auront été apprises grâces à l'action de l'Alliance. »
« Grâce à cette généreuse contribution, le Royaume-Uni fait preuve d'innovation dans l'exercice de ses responsabilités et de compassion pour les patients », a déclaré Mme Susan Sheridan qui dirige le programme « Les patients pour la sécurité des patients », très important pour mettre les patients au cœur de l'action de l'Alliance. Des patients du monde entier se réunissent aujourd'hui à Londres, afin de mettre au point des plans d'action pour les défenseurs de la sécurité des patients. Ce premier atelier de l'Alliance se déroule au même moment que le Sommet de l'UE sur la Sécurité des patients. « Les patients ont une possibilité énorme de contribuer à la sécurité des soins de santé en jouant un rôle central de partenaires pour leur sécurité », a ajouté Mme Sheridan.
Lors du sommet d'aujourd'hui, l'Alliance mondiale pour la sécurité des patients lance aussi un nouveau projet de directives sur les systèmes de notification des effets indésirables et d'apprentissage (Draft Guidelines for Adverse Event Reporting and Learning Systems). Comme le reconnaît le professeur Lucian Leape, de l'Ecole de santé publique de Harvard, qui a dirigé la mise au point de ces directives, « Au bout du compte, ce sont les mesures que nous prenons à la suite de la notification, et non la notification elle-même, qui conduisent au changement. Les directives seront modifiées à mesure que l'expérience s'accumulera.