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Le Lesotho lance une campagne révolutionnaire à l’occasion de la Journée mondiale du SIDA

Décidé à élargir considérablement l’accès à la prévention et au traitement du VIH, le Lesotho sera le premier pays à faire en sorte que tous ses habitants connaissent leur statut sérologique pour le VIH. Le Lesotho enregistre un des taux de contamination les plus élevés du monde : un adulte sur trois est VIH-positif. C’est la première fois qu’un pays organisera des services porte-à-porte de dépistage et de conseil, services confidentiels et volontaires que tous les foyers se verront proposer d’ici la fin de 2007.

Cette campagne est conçue sur le modèle des programmes de vaccination : mobilisation et éducation des communautés à grande échelle, puis visites à domicile. Les communautés décideront elles-mêmes quand et comment la population profitera des nouveaux services. Des « comités populaires » indépendants seront constitués aux niveaux local, districal et national. Leurs membres seront chargés de veiller à ce que le dépistage soit toujours volontaire et confidentiel et toujours suivi des services nécessaires, y compris le traitement.

Se félicitant des initiatives prises par le Lesotho et d’autres pays d’Afrique gravement touchés pour aborder de front le problème du VIH/SIDA, le Dr Jim Yong Kim, Directeur du département VIH/SIDA de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a estimé que la mise à disposition de traitements d’un coût abordable dans les pays en développement transforme progressivement la lutte contre le SIDA.

« L’initiative du Lesotho illustre très bien la tendance à l’extension et à l’intégration de la prévention et du traitement qu’on observe dans le monde, a-t-il commenté. Les traitements d’un coût abordable dans les pays en développement transforment progressivement la lutte contre le SIDA. Beaucoup de pays comme le Lesotho sont aujourd’hui en mesure de concevoir des programmes très intéressants et ambitieux qui abordent directement l’épidémie. Les effets sur la prévention seront tangibles car de plus en plus de communautés briseront le silence qui entoure la maladie et parleront ouvertement des conséquences du VIH/SIDA sur leur vie. »

D’autres pays très touchés de la Région développent eux aussi les services VIH/SIDA. En 2004, le Botswana a commencé à offrir des services de dépistage et de conseil à toute personne se présentant dans un établissement de santé, ce qui a permis à un nombre bien plus grand de Botswanais de connaître leur statut sérologique et de bénéficier d’autres services. Le Swaziland, pays voisin qui enregistre le taux de prévalence du VIH le plus élevé du monde, fournit désormais le traitement antirétroviral à plus de la moitié des personnes qui en ont besoin. Ce pays projette en outre de mettre en place avant la fin de 2007 un ensemble de services essentiels de prévention, de traitement et de soins dans 80 % des établissements de santé, y compris au niveau des soins de santé primaires. Des services communautaires seront mis sur pied d’ici la fin de 2008 pour les personnes qui n’ont pas accès aux centres de santé.

Dans les observations qu’ils a faites à la veille de la Journée mondiale du SIDA, le Dr Kim a noté que pour pouvoir garantir l’accès universel à la prévention, au traitement et aux soins et faire reculer le VIH/SIDA, il fallait concevoir et appliquer des méthodes de lutte de plus en plus novatrices.

« Actuellement, les efforts en matière de prévention, de traitement et de soins sont trop sporadiques, trop ponctuels, ils ne sont pas assez intenses, pas assez soutenus pour faire changer les choses, a regretté le Dr Kim. Mais si nous nous mobilisons pour adopter des approches innovantes comme le font ces pays, il n’y a pas de raison pour que nous n’arrivions pas à changer le cours de cette épidémie. »

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