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L' Assemblée mondiale de la Santé adopte un nouveau Règlement sanitaire internationale

De nouvelles règles régissent l'action nationale et internationale en cas de flambées épidémiques

La flambée de SRAS en 2003 a mis en évidence le besoin d'un nouveau règlement pour réagir aux urgences sanitaires

Aujourd'hui, l'Assemblée mondiale de la Santé a approuvé un nouveau règlement sanitaire international pour faire face à la propagation internationale des maladies infectieuses. Ce règlement vise à "prévenir la propagation internationale des maladies, à s'en protéger, à la maîtriser et à y réagir par une action de santé publique".

De nombreuses dispositions du nouveau règlement reposent sur l'expérience qu'ont acquise l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la communauté internationale ces trente dernières années et sur les leçons qu'elles en ont tirées. Les flambées de SRAS en 2003 et de grippe aviaire en 2004-2005 ont montré combien de nouvelles règles et de nouveaux mécanismes étaient nécessaires pour mieux coordonner la riposte internationale aux flambées épidémiques.

Le règlement définit le rôle des pays et de l'OMS dans la détection des flambées, l'action à mener pour y faire face et l'échange d'informations à leur sujet. Les bureaux de l'OMS dans les pays et le Réseau mondial d'alerte et d'action en cas d'épidémie apportent un soutien opérationnel aux pays afin qu'ils puissent mieux déceler les flambées et y réagir.

"C'est un grand pas en avant pour la santé internationale, a déclaré le Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l'OMS. Le nouveau règlement tient compte du fait que les maladies ignorent les frontières. On en a besoin de toute urgence pour limiter l'impact des maladies infectieuses et maîtriser leur propagation."

La révision du Règlement sanitaire international a duré plusieurs années et a demandé un travail considérable aux 192 Etats Membres de l'OMS, le point culminant étant les longues sessions du groupe de travail intergouvernemental présidé par Mme Mary Whelan, de nationalité irlandaise.

Le règlement adopté en 1969 était censé aider à surveiller et maîtriser quatre grandes maladies infectieuses - le choléra, la peste, la fièvre jaune et la variole. Dans sa nouvelle version, il couvrira un éventail plus large d'urgences de santé publique de portée internationale, y compris les maladies émergentes.

"Le nouveau règlement fait entrer la lutte contre la maladie dans le XXIe siècle, a commenté le Dr Anarfi Asamoa-Baah, Sous-Directeur général chargé des maladies transmissibles. Grâce à ce cadre, nous pouvons maintenant aider les pays à mieux maîtriser les flambées. Le règlement assigne à l'OMS de nouveaux rôles et responsabilités et clairement définis dans l'aide que nous apportons aux pays quand surviennent des flambées épidémiques."

La formule révisée confère aux pays des obligations bien plus importantes car ils sont tenus de se doter des capacités nationales nécessaires pour appliquer les mesures de prévention systématiques et pour détecter les urgences et y réagir. Parmi les mesures systématiques figurent les mesures de santé publique appliquées dans les ports, les aéroports et aux postes frontières terrestres ainsi qu'aux moyens de transports qui effectuent des voyages internationaux.

Le Règlement sanitaire international a pour objet de protéger du mieux possible la population contre la propagation internationale des maladies tout en entravant le moins possible les voyages et les échanges internationaux.

Il contient une liste de maladies comme la variole, la poliomyélite et le SRAS, dont les cas doivent être déclarés à l'OMS, ainsi qu'un instrument de décision sur lequel les pays peuvent s'appuyer pour déterminer si une flambée constitue un événement de portée internationale. Il s'agit de savoir si la flambée est grave, inhabituelle ou inattendue, s'il y a un risque important de propagation internationale et de restrictions aux voyages internationaux ou au commerce international.

"Le règlement en vigueur avait été rédigé dans un monde très différent de celui dans lequel nous vivons aujourd'hui. Les voyages en avion étaient un luxe et le mouvement des marchandises et des personnes était relativement lent, a expliqué le Dr Guenael Rodier, Directeur du Département de l'OMS Maladies transmissibles : surveillance et action. Aujourd'hui, les voyages et le commerce se sont développés bien au-delà de ce que prévoyait l'ancien règlement. Le nouveau règlement est conçu pour un monde qui, depuis la mondialisation, se parcourt en 24 heures et où une épidémie qui frappe un pays peut rapidement se propager à la surface du globe."

Maintenant que l'Assemblée mondiale de la Santé a adopté le règlement, les pays devront évaluer leur capacité à détecter les flambées, à procéder aux vérifications nécessaires et à intervenir. Le règlement indique dans le détail les capacités dont chaque pays doit se doter dans un délai déterminé.

"Tous les pays ont déjà certaines de ces capacités, mais presque aucun n'a de système parfait, a indiqué le Dr Max Hardiman, qui a coordonné le processus de révision du Règlement sanitaire international à l'OMS. Le nouveau règlement fixe des normes claires et aidera les pays à déterminer quels aspects de leur système de surveillance des maladies et d'action améliorer."

Le règlement expose également la conduite à tenir pour signaler les flambées épidémiques et y réagir. Il indique les domaines à renforcer, y compris au sein de l'OMS.

Le règlement entrera officiellement en vigueur deux ans après son approbation par l'Assemblée mondiale de la santé.

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Pour plus d'informations:

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Chargé de communication
Bureau du Directeur général - OMS
Téléphone: +41 22 791 3215
Tél. portable: +41 79 475 5534
Courriel: simpsoni@who.int

Mr Dick Thompson
Chargé de la communication
OMS/Genève
Téléphone: +41 22 791 2684
Courriel: thompsond@who.int

Texte définitif du Règlement sanitaire international