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L'OMS demande instamment à ne faire que des dons médicaux dont l'Indonésie a réellement besoin

Les dons erronés peuvent s'avérer contreproductifs

Alors que la situation d'urgence se poursuit en Indonésie, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) collabore avec les autorités nationales pour apporter l'aide médicale aux survivants, acquérir les médicaments et le matériel dont ils ont besoin et mettre en place un système de surveillance dans les zones touchées par le séisme du 27 mai.

L'OMS coordonne l'action sanitaire avec le système des Nations Unies et les organisations non gouvernementales pour essayer de faire parvenir à ceux qui en ont besoin les interventions les plus efficaces. Jusqu'à présent, plusieurs tonnes de médicaments et de matériel médical sont arrivées dans le pays. L'OMS aide à gérer ces arrivages dans les aéroports congestionnés afin de veiller à ce que les médicaments et le matériel soient distribués là où ils sont utiles.

«Il manque certains médicaments et matériels bien particuliers, notamment du matériel d'orthopédie, des anesthésiques et des antibiotiques », explique le Dr Georg Petersen, Représentant de l'OMS en Indonésie. Il ajoute qu'il ne faut envoyer que les médicaments qui sont utiles en consultation avec les autorités nationales. L'expérience des catastrophes dans le passé a montré que les aides qui ne sont pas adaptées ne font que créer la confusion.

On manque aussi de draps, de matelas et de consommables médicaux, comme des kits stériles pour la chirurgie, du matériel de suture et des films de radiologie. L'OMS dresse une liste complète des médicaments, fournitures et matériels nécessaires qu'elle actualisera en permanence et distribuera.

Se fondant sur l'expérience du tsunami, l'OMS propose aussi des recommandations techniques dans les langues locales pour aider les autorités à gérer les médicaments, l'assistance psychologique aux survivants et l'évacuation des cadavres. Dans leur grande majorité, les morts ont été rapidement enterrés. L'OMS souligne que les dépouilles humaines qui restent ensevelies dans les décombres ne constituent pas un risque pour la santé publique, car ne « transmettant » pas de maladies.

Plus de 300 professionnels de la santé indonésiens arrivent de tout le pays dans la zone sinistrée pour traiter et aider les milliers de personnes se pressant dans les hôpitaux. Les autorités indonésiennes soulignent que les dons de médicaments, de fourniture et de matériels adaptés sont plus utiles qu'un afflux de personnes.

L'eau propre et l'assainissement sont essentiels pour les populations qui vivent à présent entassées. S'ils ne sont pas assurés, les conditions pourront rapidement entraîner la survenue d'épidémies, entre autres de rougeole, de diarrhée, de dengue et d'infections respiratoires. L'OMS a envoyé sur le terrain des épidémiologistes qui aident à mettre en place un système de surveillance des maladies pour détecter les flambées et intervenir avant qu'elles ne se propagent.

L'OMS a 13 employés qui travaillent dans la zone en étroite coordination avec les autorités sanitaires nationales. Elle a aussi du personnel national et international en alerte prêt à être envoyé sur place en cas de besoin. L'OMS a déjà envoyé des kits sanitaires d'urgence pour couvrir les besoins de 50 000 personnes pendant trois mois et des kits de chirurgie pour faire 600 interventions. D'autres fournitures sont en route.

Pour plus d’informations, prière de contacter:

Mme Harsaran Bir Kaur Pandey
Indonésie
Tél. portable: +91 98 10 69 58 78
Courriel:pandeyh@searo.who.int

Mme Supriya Bezbaruah
New Delhi
Téléphone: +91 11 23 30 94 93
Tél. portable: +91 98 71 89 16 73
Courriel:bezbaruahs@searo.who.int

Mme Fadela Chaib
Genève
Téléphone: +41 22 791 32 28
Tél. portable: +41 79 475 55 56
Courriel:chaibf@who.int

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