Les pénuries de carburant au Liban constituent une grave menace pour la santé des populations
L'OMS appelle toutes les parties à assurer le passage du carburant destiné aux services de santé
7 août 2006 | Genève - L'OMS prévient que si du carburant n'est pas livré cette semaine, 60% des hôpitaux du Liban, sans parler des autres services de santé, cesseront purement et simplement de fonctionner. Elle demande à toutes les parties de laisser passer le carburant en priorité.
En raison des dégâts causés aux infrastructures dans les zones du Liban touchées par le conflit, les hôpitaux et les autres centres de santé ont besoin de carburant pour faire fonctionner leurs générateurs. L'électricité est essentielle au fonctionnement des salles d'opération, d'équipements vitaux tels les incubateurs pour les nouveaux nés, ainsi que pour réfrigérer les vaccins et des traitements, notamment l'insuline. Elle est également indispensable pour assurer l'approvisionnement en eau potable et pour maintenir l'hygiène.
L'OMS a reçu des informations indiquant que les approvisionnements en carburant diminuent dangereusement. Un hôpital situé à Marjayoun a par exemple informé qu'il serait à court de carburant dès mercredi.
"Sur la base des informations dont nous disposons, si du carburant n'est pas livré dans les prochains jours, plus de la moitié des hôpitaux ne seront plus en mesure de fonctionner d'ici la fin de la semaine et la situation sera encore bien pire la semaine prochaine", a averti le Dr Ala Alwan, représentant du Directeur général de l'OMS pour l'action sanitaire en situation de crise.
Le Liban dispose de 12 000 lits d'hôpitaux. Une estimation raisonnable indique que pour pouvoir fonctionner chaque lit d'hôpital a besoin de 80 litres de carburant par semaine pour la production d'électricité. Jusqu'à présent les livraisons de carburant ont été sérieusement perturbées par les opérations militaires en cours.
Faute de carburant, les hôpitaux seront paralysés. "Le carburant est la clé de toute infrastructure de base. L'approvisionnement en carburant est une question de vie ou de mort dans le milieu hospitalier. Nous appelons toutes les parties à assurer le libre passage des carburants destinés aux hôpitaux", a déclaré le Dr Alwan.
Des cargaisons de carburant sont prêtes à être expédiées au Liban dès que la situation en matière de sécurité le permettra. Des camions citernes sont prêts à partir en convois de Beyrouth vers d'autres régions du Liban, pour autant que la sécurité soit assurée.
Pour plus d'informations:
Fadéla Chaib
Chargée de communication
OMS
Téléphone: + 41 22 791 32 28
Courriel: chaibf@who.int
Rana Sidani
Chargée de communication
OMS
Téléphone: + 41 22 791 55 73
Courriel: sidanir@who.int
Chris Black
Chargée de communication
Beyrouth
Téléphone: + 41 79 472 60 54
Courriel: blackc@who.int