Centre des médias

Les jeunes et le VIH/SIDA : Les moyens existent - il faut agir sans retard

Une étude définit les interventions préventives qui sont prêtes

Communiqué de presse conjoint OMS/ONUSIDA

Pour la première fois, une étude a été consacrée à l’efficacité de différents types d’intervention dans les écoles, les services de santé, les médias et les communautés concernant le VIH et les jeunes les plus exposés au risque d’infection et l'on s’est efforcé de classer les interventions selon leur utilité. L’étude intitulée A vos marques, prêts, partez ! dont les résultats ont été rendus publics à la Seizième Conférence internationale sur le SIDA définit ce qu’il faut faire dès maintenant pour réduire l’infection des jeunes par le VIH et atteindre les cibles fixées au niveau mondial.

La session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le SIDA en 2001 a adopté des buts concernant l’accès universel des jeunes : d’ici 2010, 95 % des jeunes doivent avoir accès à l’information, aux compétences et aux services nécessaires pour réduire leur vulnérabilité face au VIH.

Or, malgré cet engagement, les jeunes de 15 à 24 ans restent au coeur de la pandémie de SIDA, du point de vue aussi bien de la transmission, de la vulnérabilité que de l’impact, et l'on estime à 4000-5000 le nombre quotidien des nouvelles infections qui les touchent. Plus de 80 études de différents pays en développement et cadres distincts ont été passées en revue. Les interventions ont été classées de manière à ce que les éléments puissent être facilement compris et utilisés par les responsables des politiques et des programmes.

Les différents types d’interventions ont été répartis dans les trois catégories suivantes :

  • Partez ! (il faut appliquer les solutions visées sans plus attendre!)
  • Prêts (on peut appliquer largement les solutions, mais il faut les évaluer attentivement)
  • A vos marques (les solutions ne sont pas encore prêtes à être appliquées car la phase de recherche et développement n’est pas terminée).

Des recommandations sont formulées à l’attention des responsables de politiques et de programmes et des chercheurs.

Pour Joy Phumaphi, Sous-Directeur général de l’OMS chargée de la santé familiale et communautaire, « l’étude « A vos marques, prêts, partez ! » contient un programme d’action précis que les gouvernements du monde entier peuvent suivre pour éviter la propagation du VIH chez les jeunes. A la lumière des éléments dont on dispose, les gouvernements devront avoir de très bonnes raisons éviter d'agir. Nous connaissons les solutions qui donnent des résultats concluants et nous devons les appliquer. Il ne faut pas confondre l’absence de solution et l’absence de mise en oeuvre ».

Cette publication sera aussi importante pour les ONG que pour les gouvernements. Souvent, les ONG disposent de ressources très limitées et travaillent dans un environnement qui n’est pas politiquement neutre. L’étude « A vos marques, prêt, partez ! » contribuera à dépasser les opinions et les jugements de valeur pour utiliser les faits scientifiques et fournira une foule d’informations nécessaires aux jeunes.

De son côté, Purnima Mane, Directeur de l'ONUSIDA chargé des politiques, des bases factuelles et des partenariats, a fait valoir qu' "au moment où 40% des nouvelles infections de l'adulte par le VIH touchent les 15-24 ans, il est indispensable d'accroître les investissements en faveur de l'ensemble des efforts de prévention de l'infection chez les jeunes. Les programmes de prévention du VIH doivent être axés sur les jeunes, fondés sur des mesures qui ont fait leurs preuves et adaptés aux spécificités épidémiologiques et aux réalités locales."

Parmi les solutions qu’il convient d’appliquer largement parce qu’elles ont été classées dans la catégorie « Partez ! » ou « Prêts », on peut mentionner les suivantes :

  • Dans les écoles : les interventions au niveau des programmes scolaires, dirigées par des adultes, qui sont fondées sur des critères de qualité définis, peuvent avoir des effets sur les connaissances, les compétences et les comportements.
  • Dans les services de santé : les interventions peuvent améliorer l’utilisation des services par les jeunes à condition que les dispensateurs de soins soient bien formés et que des modifications soient apportées aux centres de santé qui doivent être davantage à l’écoute des adolescents.
  • Dans les médias : les interventions peuvent avoir des effets sur les connaissances et les comportements si elles intéressent un large éventail de médias, par exemple la télévision, la radio et la presse écrite, et font passer un message explicite sur des sujets sensibles tout en tenant compte des sensibilités culturelles locales.
  • Dans les communautés : les connaissances et les compétences peuvent être améliorées grâce aux interventions expressément destinées aux jeunes et qui relèvent des organisations et des structures existantes.
  • Pour les jeunes les plus exposés au risque : les interventions qui apportent des informations et des services par le biais d'unités fixes ou mobiles peuvent contribuer à atteindre les objectifs mondiaux concernant les jeunes les plus exposés au VIH, comme les jeunes travailleurs du sexe, les jeunes toxicomanes par voie intraveineuse ou les hommes jeunes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes.

L’étude a été menée sous les auspices de l’équipe spéciale interorganisations sur les jeunes de l’ONUSIDA, à laquelle l’OMS a participé en compagnie de la London School of Hygiene and Tropical Medicine et d’autres organismes coparrainants de l’ONUSIDA, en particulier le FNUAP et l’UNICEF.

Pour plus d'informations:

A Toronto:
Anne Winter, OMS
Téléphone: +41 79 440 6011
Courriel: wintera@who.int

Cathy Bartley, OMS
Téléphone: +44 7958 561 671
Courriel: cathy.bartley@ukonline.co.uk

Bruce Dick, OMS
Metropolitan Hotel Toronto
Téléphone: +1 416 977 5000
Courriel: dickb@who.int

Jane Ferguson, OMS
Metropolitan Hotel Toronto
Téléphone: + 416 977 5000
Courriel: fergusonj@who.intk

A Genève:
Christopher Powell
Conseiller en communications, OMS
Santé familiale et communautaire
Téléphone: +41 22 791 2888
Tél. portable: +41 79 217 3425
Courriel: powellc@who.int

Iqbal Nandra, OMS
Téléphone: +44 22 791 5589
Tél. portable: +41 79 509 0622
Courriel: nandrai@who.intt

Tunga Namjilsuren, OMS
Téléphone: +44 22 791 1073
Courriel: namjilsurent@who.int

Beth Magne-Watts, ONUSIDA
Téléphone: +44 22 791 5074
Courriel: magnewattsb@unaids.org

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