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L’OMS et l’UNICEF s’attaquent au problème du manque de médicaments essentiels destines aux enfants

La première consultation internationale d’experts sur les médicaments pédiatriques essentiels, organisée conjointement par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a établi un plan destiné à accélérer l’accès aux médicaments essentiels pour les enfants.

« Les enfants sont souvent considérés comme l’avenir et l’espoir de l’humanité mais ils ne bénéficient pas suffisamment des progrès de la recherche et des technologies pharmaceutiques, » a déclaré le Dr Howard Zucker, Sous-directeur général de l’OMS. « Trop souvent, les médicaments convenant aux enfants, sous les formes pharmaceutiques et dans les posologies appropriées, ne figurent pas dans l’éventail des options thérapeutiques disponibles. L’OMS et l’UNICEF vont s’efforcer, avec leurs partenaires, de changer rapidement cet état de choses. »

Dix millions d’enfants meurent chaque année, dont beaucoup de diarrhée, du VIH/SIDA, du paludisme, d’infections respiratoires ou de pneumonie. Il existe des interventions efficaces contre ces maladies – répertoriées dans la liste OMS des médicaments essentiels –mais on ne sait pas toujours comment utiliser au mieux ces médicaments chez l’enfant et l’on manque de formulations pédiatriques.

Au cours des deux journées de discussions intenses qui ont eu lieu les 9 et 10 août au Siège de l’OMS à Genève, une bonne vingtaine de pays développés et en développement, d’organisations non gouvernementales dont Médecins sans Frontières, d’organismes de réglementation, ainsi que des membres du personnel de l’OMS et de l’UNICEF ont jugé prioritaire une approche des soins pédiatriques généraux qui fait défaut depuis longtemps.

Les participants à la réunion sont arrivés à la conclusion qu’il fallait en priorité développer considérablement l’accès à des formulations destinées aux enfants qui font cruellement défaut, telles que des associations fixes (plusieurs comprimés en un), essentielles pour garantir l’utilisation correcte des médicaments chez l’enfant et l’observance du traitement.

Le plan appelle également à améliorer les médicaments et à formuler des recommandations en matière de prescription pour tout l’éventail des besoins thérapeutiques du nourrisson et de l’enfant. Les priorités sont les infections respiratoires, les soins néonatals, les soins palliatifs pour le stade terminal du SIDA, pour la co infection VIH/tuberculeuse et pour les autres infections opportunistes, et un meilleur accès électronique aux informations pharmaceutiques les plus récentes de l’OMS.

La consultation OMS d’experts a prévenu que faute d’un modèle de bonnes pratiques et de formulations pédiatriques, et de l’adoption des recommandations par les pays jusqu’au niveau des centres de soins locaux, les enfants – qui dans de nombreux pays constituent la moitié de la population – continueront à être considérés comme des orphelins thérapeutiques.

« Par exemple, il est inquiétant de constater un tel manque de médicaments adaptés aux enfants dans les milieux défavorisés où les besoins sont énormes. Pour ces enfants, nous devons régler les problèmes de coût et faire en sorte que des formulations adaptées soient disponibles », a déclaré le Dr Hans Hogerzeil, Directeur du service Politique et normes pharmaceutiques à l’OMS. « La consultation d’experts a exprimé un soutien unanime en faveur de mesures d’urgence précises qui amélioreront sensiblement les chances des enfants d’avoir accès aux bons médicaments. »

Selon Hanne Bak Pedersen, Conseiller principal en politique pharmaceutique, Division des approvisionnements de l’UNICEF, « l’UNICEF s’inquiète que les enfants aient si peu accès aux médicaments dans de nombreux milieux où les ressources sont limitées. En outre, plusieurs formulations pédiatriques font défaut. Sur la base des travaux de ce nouveau projet et des recommandations cliniques de l’OMS, la Division des approvisionnements de l’UNICEF renforcera et élargira le dialogue avec l’industrie au sujet des formulations pédiatriques contre le VIH/SIDA afin de promouvoir la mise au point des médicaments nécessaires pour les enfants. »

On accordera une priorité élevée à l’instauration d’une approche globale des soins et du traitement de l’enfant, y compris en traitant les problèmes liés à la qualité de vie, par exemple en privilégiant les traitements indolores au détriment des injections, des médicaments ayant meilleur goût et la recherche de nouvelles présentations sous forme de mini-comprimés.

L’accent sera mis également sur les considérations climatiques liées à la distribution et à l’utilisation chaque fois que de nouvelles formulations de produits seront mises au point. Par exemple, les comprimés à croquer ou les poudres solubles sont préférables aux sirops car ils ne nécessitent pas de réfrigération et sont moins volumineux à transporter.

Le plan sera immédiatement envoyé aux pays, qui pourront réagir quant à la meilleure façon d’appliquer les recommandations localement. De plus, l’OMS envisagera l’inclusion de plusieurs médicaments pour enfants sur sa liste essentielle des médicaments qui sera publiée en mars 2007.

Pour plus d'informations:

Dr Suzanne Hill
Médecin
OMS
Téléphone: +41 22 791 35 22
Tél. portable: +41 79 815 79 21
Courriel: hills@who.int

Ms Hanne Bak Pedersen
Conseiller principal en politique pharmaceutique
UNICEF
Téléphone: +45 35 27 30 60
Tél. portable: +45 24 69 46 72
Courriel: hpedersen@unicef.org

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