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L’OMS intensifie son action en faveur du sang sécurisé pour la maternité sans risque

Nouvelle enquête sur la sécurité transfusionnelle et le don de sang

A l’occasion de la Journée mondiale du don de sang, qui a pour thème cette année un sang sécurisé pour une maternité sans risque, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) lancera une nouvelle initiative visant à améliorer la disponibilité et l’utilisation de sang sécurisé pour sauver la vie de la mère lors de l’accouchement et après. L’initiative s’inscrit au début d’un programme plus large sur le sang sécurisé redéfini à Ottawa cette semaine et visant à assurer l’accès universel à la sécurité transfusionnelle à l’appui des objectifs du Millénaire pour le développement.

Le 14 juin, l’OMS rendra également publiques les données provenant de 172 pays sur les tendances concernant le don de sang, l’accès au sang et les tests de dépistage pour sécuriser le sang.

Plus de 500 000 femmes meurent chaque année dans le monde au cours de la grossesse, lors de l’accouchement ou au cours de la période post-partum – dont 99 % dans les pays en développement. On estime à 25 % la proportion de ces décès dus à une hémorragie sévère au cours de l’accouchement, la cause la plus fréquente de la mortalité maternelle.

L’hémorragie sévère pendant ou après l’accouchement est à l’origine de 34 % des décès maternels en Afrique, de 31 % en Asie et de 21 % en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Les femmes enceintes représentent l’un des principaux groupes de transfusés dans les pays en développement et ce sont elles, en compagnie des enfants, qui sont particulièrement exposées à la pénurie de sang et à la contamination par le VIH, l’hépatite B et l’hépatite C présents dans le sang non sécurisé.

Comme l’a souligné le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS, "Si la tendance n’est pas infléchie, il ne sera pas possible d’atteindre la cinquième cible des objectifs du Millénaire pour le développement en ce qui concerne la réduction de la mortalité maternelle. Nous devons donc tout faire pour améliorer les chances de survie de la femme pendant et après l’accouchement.".

La transfusion sanguine est l’une des huit interventions essentielles permettant de sauver les vies dans les établissements offrant des soins obstétricaux d’urgence. Une transfusion de sang sécurisé en quantité appropriée au moment voulu lors du travail et de l’accouchement ou après est souvent une question de vie ou de mort pour beaucoup de femmes et de nouveau nés.

L’initiative mondiale sur le sang sécurisé pour la maternité sans risque vise à améliorer l’accès au sang sécurisé pour traiter les complications de la grossesse dans le cadre d’une approche globale des soins maternels. Cette approche regroupe les soins prénatals, la prévention et le traitement rapide de l’anémie, l’évaluation des besoins transfusionnels et une transfusion de sang sécurisé uniquement lorsqu’elle s’impose vraiment.

L’OMS renforcera la capacité des banques de sang et des hôpitaux de district afin d’améliorer la santé maternelle en apportant un appui technique dans les domaines du don de sang volontaire, de la collecte de sang sécurisé, des tests de qualité et des meilleures pratiques cliniques. L’OMS formera des cliniciens, des infirmières, des techniciens et d’autres personnels de santé essentiels au niveau des établissements de soins dans les districts par l’intermédiaire de ses réseaux régionaux dans le monde.

L’accès insuffisant des femmes aux transfusions sécurisées reflète la situation générale dans les pays en développement où 80 % de la population mondiale doit se contenter de 45 % des stocks mondiaux de sang.

Sur les 80 pays où les taux de dons sont inférieurs à 1 % de la population (moins de 10 dons de sang pour 1000 personnes), 79 sont des pays en développement ; il est généralement recommandé que la proportion des donneurs de sang se situe entre 1 et 3 % de la population pour couvrir les besoins d’un pays.

La dernière enquête de l’OMS effectuée dans 172 pays, couvrant 95 % de la population mondiale et fondée sur les données de 2004, montre que des progrès ont été accomplis depuis le début du millénaire en vue d’un approvisionnement en sang qui soit à la fois meilleur et mieux sécurisé.

Un des indicateurs de l’enquête était l’application du don de sang volontaire non rémunéré qui reste le fondement des recommandations de l’OMS pour un approvisionnement sûr et suffisant.

En 2004, 50 pays ont atteint un niveau de 100 % de dons de sang volontaires non rémunérés contre 39 en 2002. Trois des 11 nouveaux pays qui ont rejoint ce groupe font partie des pays les moins avancés. De plus en plus de pays adoptent le don de sang volontaire. En 2002, 63 pays couvraient moins de 25 % de leurs besoins grâce à des dons volontaires non rémunérés. Leur nombre a été ramené à 46 en 2004.

Les tests de dépistage d’infections majeures, telles que le VIH/sida, l’hépatite B et l’hépatite C, deviennent plus courants, mais dans de nombreux pays, les indicateurs montrant qu'ils sont effectués en respectant les procédures de qualité restent peu nombreux. Sur 40 pays d’Afrique subsaharienne, 28 n’ont pas encore mis en place des systèmes nationaux de qualité.

Parmi les pays fournissant des données sur le dépistage des infections transmissibles par transfusion, 41 sur 148 (28 %) n’étaient pas en mesure de soumettre à un test de dépistage les dons de sang concernant un ou plusieurs marqueurs.

Du 9 au 11 juin 2007, Ottawa a accueilli une consultation mondiale organisée par l’OMS avec la collaboration et l’appui du Gouvernement canadien et les services de transfusion canadiens et français. Une centaine d’experts de la transfusion ont lancé un appel aux gouvernements, aux organisations internationales et aux organisations non gouvernementales pour qu’ils conjuguent leurs efforts en vue d’assurer l’accès universel à la sécurité transfusionnelle d’ici 2015 à l’appui des objectifs du Millénaire pour le développement afin de réduire la mortalité de la mère et de l’enfant et d’éviter la transmission du VIH, de l’hépatite et d’autres infections potentiellement mortelles par le sang et les produits sanguins non sécurisés.

Note aux rédacteurs/journalistes

Alors que la plupart des pays célébreront la Journée mondiale du don du sang le 14 juin, la principale manifestation cette année est organisée par le Gouvernement canadien. Elle se déroulera à Ottawa en présence du Ministre canadien de la Santé et d’invités de l’OMS et d’autres partenaires internationaux.

L’OMS collabore avec des partenaires sur le plan international et dans les pays afin de promouvoir de meilleures pratiques de collecte de sang, le don de sang non rémunéré et 100% volontaire, les tests de qualité assurée et l’usage rationnel du sang.

L’OMS, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Société internationale de Transfusion sanguine et la Fédération internationale des Organisations de Donneurs de Sang ont uni leurs efforts en 2004 pour célébrer pour la première fois la Journée mondiale du don du sang qui rend hommage aux donneurs volontaires non rémunérés qui donnent une partie d’eux mêmes afin d’améliorer et sauver des vies. En 2005, l’Assemblée mondiale de la Santé a adopté une résolution pour faire de la Journée mondiale du don du sang une manifestation annuelle. Depuis, la Journée est devenue un moyen de lancer des campagnes de sensibilisation nationales et régionales visant à encourager le don du sang et les pratiques plus sûres en matière de transfusion.

Les données sur la sécurité transfusionnelle sont réunies tous les deux ans par l’OMS grâce à une enquête complète adressée aux gouvernements.

Pour plus d'informations, veuillez contacter:

Genève:
Daniela Bagozzi
Communication, Technologie de la santé et produits pharmaceutiques, OMS
Tél.: +41 22 791 4544
Portable: +41 79 475 5490
Courriel: bagozzid@who.int

Canada:
Anne Trueman
Media Relations Manager, Canadian Blood Services
Tél.: 613 739 2538
Portable: 613 295 5622
Courriel: anne.trueman@blood.ca

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