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Les pathologies chroniques principales causes de décès dans le monde

Selon les Statistiques sanitaires mondiales de l’OMS pour 2008, les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, tuent davantage que les maladies infectieuses.

Selon un nouveau rapport publié par l’OMS, la charge mondiale de morbidité évolue et les maladies infectieuses laissent progressivement la place aux maladies non transmissibles et à certains états pathologiques chroniques, comme les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux, désormais principales causes de décès à l’échelle mondiale. Cette évolution des tendances sanitaires montre que les grandes maladies infectieuses, diarrhées, VIH, tuberculose, infections néonatales et paludisme, deviendront des causes moins importantes de mortalité dans le monde au cours des vingt prochaines années.

Les Statistiques sanitaires mondiales 2008 se fondent sur les données recueillies dans les 193 États Membres de l’OMS. Ce rapport annuel est la référence qui fait le plus autorité pour un ensemble de 73 indicateurs de la santé dans le monde entier. Ce sont les meilleures données disponibles et elles sont essentielles pour dresser le tableau mondial de la santé et de son évolution.

«Nous observons incontestablement une tendance à la baisse du nombre de personnes mourant de maladies infectieuses dans le monde, déclare le Dr Ties Boerma, Directeur à l’OMS du département Statistiques sanitaires et informatique. On tend à associer les maladies infectieuses, comme le VIH/sida, la tuberculose ou le paludisme, aux pays en développement. Mais, dans un nombre de plus en plus grand de pays, ce sont les maladies non transmissibles, cardiopathies et accidents vasculaires cérébraux par exemple, qui sont les principales causes de mortalité.»

Ce rapport statistique expose en détail la mortalité chez les enfants et les adultes, les caractéristiques et la charge de la morbidité, la prévalence des facteurs de risques, comme le tabagisme ou la consommation d’alcool, le recours aux soins de santé, la disponibilité des personnels soignants et le financement des soins. Il attire également l’attention sur des problèmes sanitaires importants à l’échelle mondiale, comme:

  • Mortalité maternelle: dans les pays développés, on recense neuf décès de mères pour 100 000 naissances vivantes alors que, dans les pays en développement, le taux est de 450 et en Afrique subsaharienne de 950.
  • Espérance de vie en Europe: l’espérance de vie en Europe de l’Est est passé de 64,2 ans en moyenne en 1950 à 67,8 ans en 2005, soit une augmentation de seulement quatre années environ, contre 9 à 15 ans dans le reste de l’Europe.
  • Dépenses de santé: le paiement des soins par les malades ou leur famille accule chaque année cent millions de personnes à la pauvreté.
  • Couverture des principales interventions pour la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant: quatre femmes ou enfants sur dix ne bénéficient pas des interventions préventives ou curatives de base et au rythme actuel de la progression, il faudra encore plusieurs décennies pour redresser cette situation.

Les Statistiques sanitaires mondiales 2008 sont un rapport officiel produit par les programmes techniques et les bureaux régionaux de l’OMS, en consultation approfondie avec les pays et en collaboration avec les chercheurs et les organismes de développement. En publiant ces statistiques, l’OMS souligne les difficultés persistant dans le domaine de la santé et fournit des bases factuelles aux stratégies visant à améliorer la santé publique à l’échelle mondiale.

Pour plus d'informations, contactez:

Fiona Fleck
OMS, Genève
Téléphone: +41 22 791 1897
Portable: +41 78 678 9079
Courriel: fleckf@who.int

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