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Trois millions de séropositifs ont désormais accès aux antirétroviraux

Cela représente 31% des 9.7 millions de personnes qui en ont besoin

Communiqué de presse conjoint OMS/ONUSIDA/UNICEF

La fin 2007 a marqué une étape importante dans l'histoire de l'épidémie de VIH/sida. Près de trois millions de malades reçoivent désormais une thérapie antirétrovirale dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon un nouveau rapport rendu public aujourd'hui par l'OMS, l'ONUSIDA et l'UNICEF.

Intitulé Vers un accès universel: étendre les interventions prioritaires liées au VIH/sida dans le secteur de la santé, ce rapport souligne également d'autres progrès, tels un meilleur accès aux interventions destinées à prévenir la transmission du VIH de la mère à l'enfant, l'amélioration du dépistage et du conseil, ainsi que l'engagement accru des pays en faveur de la circoncision dans les régions lourdement touchées de l'Afrique sub-saharienne.

"Il s'agit d'une réalisation remarquable pour la santé publique," observe le Directeur général de l'OMS, Dr. Margaret Chan. "Elle prouve que l'engagement et la détermination permettent de surmonter tous les obstacles. Les gens qui vivent dans les pays les plus démunis peuvent reprendre une vie économiquement et socialement productive grâce à ces médicaments salvateurs."

Des millions de malades ont désormais accès au traitement

Selon les auteurs de ce rapport, fin 2007 près d'un million de malades supplémentaires (950 000) bénéficiaient d'une thérapie antirétrovirale, portant le nombre total de patients traités à près de trois millions. Ce chiffre correspond à l'objectif de "l'initiative 3 en 5", qui visait précisément à ce que trois millions de séropositifs vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire bénéficient du traitement avant la fin 2005. Bien que cet objectif ait été atteint avec deux ans de retard, cette avancée en matière d'accès à la thérapie antirétrovirale est à porter au crédit de cette initiative.

Selon ce rapport, le développement rapide de la thérapie antirétrovirale peut être attribué à plusieurs facteurs, parmi lesquels:

  • un meilleur accès aux médicaments grâce dans une large mesure aux réductions de prix;
  • une amélioration des modalités d'administration de la thérapie antirétrovirale, désormais mieux adaptées aux différents contextes des pays. L'approche de santé publique mise en oeuvre par l'OMS repose sur des schémas thérapeutiques simplifiés et normalisés, sur des services décentralisés et sur une utilisation judicieuse du personnel et de l'infrastructure de laboratoires;
  • une augmentation de la demande de thérapie antirétrovirale à mesure que croît le nombre de séropositifs dépistés.

Meilleur accès: besoin accru

Les auteurs du rapport indiquent qu'au total quelque 31% des 9.7 millions de personnes dont on estime qu'elles ont besoin de thérapie antirétrovirale y ont eu accès à la fin 2007. Cela signifie que 6.7 millions d'individus n'ont pas encore accès à ces médicaments salvateurs.

"Ce rapport met en évidence ce qu'il est possible de faire malgré les nombreuses contraintes auxquelles les pays doivent faire face; il constitue un véritalbe pas en avant sur la voie de l'accès universel à des services de prévention et de traitement du VIH ainsi que de soins et d'aide aux malades, explique le Dr. Peter Piot, Directeur exécutif d'ONUSIDA. "Les pays et la communauté internationale doivent s'en inspirer pour collaborer afin de renforcer les efforts de prévention et de traitement."

Éviter l'infection par le VIH chez les enfants

Fin 2007, près de 500 000 femmes enceintes avaient accès à des antirétroviraux destinés à éviter la transmission à leurs enfants, contre 350 000 en 2006. Au cours de cette même période, la thérapie antirétrovirale était administrée à 200 000 enfants contre 127 000 seulement fin 2006. La difficulté de dépister le VIH chez les nourrissons reste cependant un obstacle majeur à tout progrès.

“Nous constatons des progrès encourageants dans la prévention de la transmission du VIH de la mère au nouveau-né,” assure Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF. “Ce rapport doit nous inciter à redoubler d'efforts pour les enfants et les familles affectés par le VIH/sida.”

Tuberculose et systèmes de santé défectueux freinent les progrès

Parmi les autres obstacles à l'élargissement du traitement on trouve notamment le faible taux de rétention des patients dans de nombreux programmes de traitement, ainsi que le nombre considérable de personnes qui ignorent leur séropositivité ou qui sont dépistées trop tardivement et meurent au cours des six premiers mois de traitement.

La tuberculose est l'une des principales causes de mortalité parmi les séropositifs dans le monde et la cause principale de décès parmi ceux qui vivent en Afrique. À ce jour, les services de soins aux séropositifs et aux tuberculeux sont insuffisamment intégrés et trop de gens perdent la vie parce qu'ils contractent la tuberculose et ne peuvent avoir accès aux médicaments capables de sauver leur vie.

Les auteurs du rapport avertissent qu'un meilleur accès à la thérapie antirétrovirale risque d'être ralenti par la faiblesse des systèmes de santé dans les pays les plus affectés, en particulier en raison de leur difficulté à former et à retenir leurs agents de santé. Les systèmes de santé dans les régions les plus touchées continuent à s'éroder en raison de la fuite des cerveaux — le départ du personnel de santé qualifié vers d'autres activités et d'autres pays — ainsi que de la mortalité élevée due au VIH.

Les auteurs soulignent aussi la nécessité d'améliorer constamment la collecte, l'analyse et la publication d'informations essentielles en matière de santé publique. Les données chiffrées contenues dans ce rapport proviennent des pays, des partenaires internationaux et d'autres sources d'information. En dépit de certaines limites, ce sont les meilleures actuellement disponibles sur la riposte du secteur de la santé face au VIH/sida.

Pour plus d'informations, contactez:

À Genève:

OMS
Patricia Leidl
Téléphone: +41 22 791 5876
Portable: +41 79 619 8525
Courriel: leidlp@who.int

UNAIDS
Sophie Barton-Knott
Téléphone: +41 22 791 1697
Courriel: bartonknotts@unaids.org

À New York:

UNICEF
Najwa Mekki
Téléphone:+1 212 326 7162
Courriel: nmekki@unicef.org

Mark Aurigemma
Téléphone: +1 212 600 1960
Portable: +1 646 270 9451
Courriel: mark@aucomm.net

À Londres:

Claire Hoffman
Téléphone: +44 20 8892 5215
Courriel: claire.hoffman@bartley-robbs.co.uk

Cathy Bartley
Téléphone: +44 20 8694 9138
Courriel: cathy.bartley@bartley-robbs.co.uk

À Paris:

Michel Aublanc
Téléphone: +33 1 69 286 286
Courriel: michel.aublanc@wanadoo.fr

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