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L'OMS fixe la concentration tolérable de mélamine dans les aliments

Communiqué de presse

5 décembre 2008 | GENÈVE -- Des experts internationaux ont fixé la dose journalière tolérable (DJT) pour la mélamine, la substance chimique récemment impliquée dans la contamination de produits laitiers. Cette DJT est le résultat d’une réunion organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) cette semaine à Ottawa au Canada sur cette question. Cette norme est inférieure à celles proposées précédemment pour la mélamine par certaines autorités nationales de sécurité sanitaire des aliments.

«Nous pensons que cela permettra de mieux guider les autorités pour ce qui est de la protection de la santé publique», a indiqué le Dr Jørgen Schlundt, Directeur de la Sécurité sanitaire des aliments à l’OMS, lors de la clôture de cette réunion d’experts.

Les experts internationaux réunis par l’OMS n’ont pas fixé de concentrations «sans danger» pour la mélamine mais une concentration «tolérable». La mélamine est un contaminant qui ne devrait pas être présent dans les aliments mais sa présence est parfois inévitable. La dose journalière tolérable représente la quantité d’un contaminant dont la présence est inévitable dans les aliments, qu’une personne peut ingérer quotidiennement sans risque mesurable pour la santé. La DJT est censée aider les autorités nationales à fixer des limites sans danger pour les aliments appelés à être retirés du marché si l’on y décèle la présence de mélamine à la suite d’une adultération délibérée.

Cette DJT a été fixée à 0,2 mg/kg de poids corporel et est exprimée dans cette unité. Cela signifie qu’une personne pesant 50 kg peut ingérer une quantité tolérable de 10 mg de mélamine par jour.

Cette DJT ne s’applique qu’à la mélamine seule. La DJT applicable à l’acide cyanurique seul reste de 1,5 mg/kg de poids corporel. La présence conjointe de mélamine et d’acide cyanurique semble être plus toxique, mais on ne dispose pas de suffisamment de données pour pouvoir calculer une valeur indicatrice d’ordre sanitaire concernant une telle coexposition.

«Par ailleurs, les limites de concentration en mélamine introduites par de nombreux pays pour les préparations pour nourrissons (1 partie par million ou ppm) et d’autres aliments (2,5 ppm) offrent une marge de sécurité suffisante par comparaison avec la DJT», a ajouté le Dr Schlundt.

La réunion OMS d’experts chargés d’examiner les aspects toxicologiques de la mélamine et de l’acide cyanurique s’est tenue à Ottawa (Canada) du 1er au 4 décembre 2008. Vingt-et-un experts ont participé à cette réunion.

Pour plus d'informations, veuillez prendre contact avec:

Sari Setiogi
Chargée des relations avec les médias
OMS, Genève
Téléphone: +41 22 791 3576
Portable: + 41 79 701 94 67
Courriel: SetiogiS@who.int

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