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Nouvelles normes sur la teneur en mélamine autorisée dans les aliments

D'autres mesures de protection de la sécurité alimentaire ont également été adoptées.

Communiqué de presse

La quantité maximale de mélamine autorisée dans les préparations en poudre pour nourrissons est de 1 mg/kg et dans les autres aliments, destinés à l’homme ou à l’animal, de 2,5 mg/kg, selon les nouvelles règles de la Commission du Codex Alimentarius, l’organisme normatif des Nations Unies pour l’alimentation.

La mélamine est un produit chimique entrant dans divers processus industriels, comme la fabrication de matières plastiques pour des articles de cuisine et de table, ou le revêtement de boîtes de conserve, et on en retrouve inévitablement des traces dans les aliments en contact, sans que cela soit préjudiciable pour la santé, même si cette substance est toxique à forte concentration.

«La fixation de limites maximales aidera les gouvernements à faire la distinction entre de faibles teneurs inévitables en mélamine, qui ne sont pas préjudiciables pour la santé, et le frelatage délibéré, ce qui permettra de protéger la santé publique sans dresser des obstacles inutiles au commerce international», estime Martijn Weijtens, Président du Comité du Codex sur les contaminants dans les aliments.

Tout en n’étant pas juridiquement contraignantes, ces nouvelles normes permettent aux pays de refuser l’importation de produits à trop fortes teneurs en mélamine.

La trente-troisième session du Codex Alimentarius a réuni 500 délégués venant de quelque 130 pays. D’autres décisions ont été prises à cette réunion, parmi lesquelles:

Mesures d’hygiène pour les salades et produits de la pêche

Les légumes frais à feuilles font partie d’une alimentation saine ; ils sont cultivés dans des conditions variées et sont commercialisés localement et à l’échelle mondiale pour qu’ils soient disponibles tout au long de l’année pour le consommateur. Le long de la chaîne d’approvisionnement, de l’exploitation agricole à la table, ils peuvent être contaminés par des agents pathogènes, comme les salmonelles, E. coli ou le virus de l’hépatite A.

Les nouvelles mesures du Codex donnent des orientations spécifiques pour la production, la récolte, l’emballage, la préparation, la conservation, la distribution, la commercialisation de ces produits et pour l’éducation du consommateur, afin de réduire les risques qui s’y associent. Ces orientations couvrent divers aspects, comme le contrôle des eaux d’irrigation, la réfrigération, la conservation et, au niveau du consommateur, la propreté des mains.

La Commission a également fait des recommandations spécifiques pour lutter contre les proliférations bactériennes dans les poissons et produits de la pêche le long de la chaîne alimentaire. Ces dernières années, on a signalé de plus en plus de flambées de maladies d’origine alimentaire provoquées par des espèces bactériennes du genre Vibrio, typiquement associées à la consommation de fruits de mer, notamment les huîtres, consommées crues le plus souvent. Les nouvelles mesures du Codex aideront à réduire ces risques le plus possible.

Aflatoxines

Des teneurs maximales en aflatoxines de 10 microgrammes/kg ont été fixées pour les noix du brésil (écalées, prêtes à consommer) et de 15 microgrammes/kg pour les noix du Brésil écalées (destinées à une transformation ultérieure). Dans le même temps, la Commission a adopté un code de pratique pour éviter cette contamination. Les aflatoxines sont des toxines fongiques cancérigènes pouvant contaminer le maïs, les arachides et d’autres cultures vivrières, comme les fruits à coques, dans certaines conditions.

Nouvelles méthodes pour l’analyse des denrées

Les méthodes utilisées pour l’analyse et l’échantillonnage sont la base nécessaire de l’inspection et du contrôle des denrées alimentaires. Les nouvelles directives adoptées par la Commission rendront possible de faire des tests pour déterminer si les denrées alimentaires dérivent des biotechnologies modernes, authentifier les variétés d’aliments, espèces de poissons par exemple, et établir la présence d’allergènes.

L’accord sur les directives signe l’avènement d’un consensus international important dans le domaine des biotechnologies, la Commission ayant déjà élaboré un certain nombre de directives relatives aux évaluations de la sécurité sanitaire pour les aliments dérivés des biotechnologies modernes.

Depuis 47 ans, la Commission du Codex Alimentarius, dirigée conjointement par la FAO et l’Organisation mondiale de la Santé, fixe les normes internationales pour les denrées alimentaires, afin de protéger la santé des consommateurs et de garantir une pratique équitable du commerce de ces produits. Les résultats de ses travaux forment le Codex Alimentarius (expression latine signifiant « code alimentaire »), un ensemble de normes internationales de sécurité sanitaire et de qualité des denrées alimentaires. Une fois introduites dans les législations nationales, ces normes contribuent à la sécurité sanitaire de nos aliments et favorisent le commerce international.

La Commission du Codex Alimentarius est l’exemple de coopération interinstitutions au sein du système des Nations Unies existant depuis le plus longtemps. Elle regroupe 182 États Membres et une Organisation Membre, l’Union européenne.

Pour plus d'informations, veuillez prendre contact avec:

Sari Setiogi
Chargé de communication
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Téléphone: +41 22 791 3576
Mobile: +41 79 701 9467
Courriel: setiogis@who.int

Christopher Matthews
Relations presse
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Téléphone: +39 3495893612
Courriel: christopher.matthews@fao.org

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