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Les gouvernements s’engagent à faire avancer la recherche sur la démence et à améliorer les soins aux patients

Communiqué de presse

Aujourd’hui, à l’occasion de la Conférence ministérielle sur l’action mondiale contre la démence accueillie par l’OMS, le gouvernement du Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord a annoncé que plus de 100 millions de dollars (US $) seraient investis dans un fonds innovant de recherche sur la démence qui sera créé à l’échelle mondiale.

De grandes entreprises pharmaceutiques ont donné, conjointement à l’organisation non gouvernementale Alzheimer’s Research UK et au gouvernement du Royaume-Uni, leur accord de principe à une participation aux efforts de recherche sur la démence dans le cadre de ce projet prometteur. La création de ce fonds a été saluée comme un mécanisme novateur susceptible de représenter une étape décisive dans le traitement de la maladie.

Lors de cette conférence de l’OMS, organisée avec l’appui de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et du ministère de la santé du Royaume-Uni, 80 pays se sont joints aux experts des milieux de la recherche et des soins cliniques et à ceux qui militent en faveur d’une plus grande sensibilisation de l’opinion, afin de discuter collectivement des moyens de faire progresser l’action pour lutter contre la démence au niveau mondial.

Les participants ont souligné l’importance grandissante du problème de la démence en tant que priorité de santé publique. L’Organisation mondiale de la Santé s’est engagée à diriger et coordonner les efforts menés dans ce domaine. Elle a aussi promis de créer un observatoire mondial de la démence qui assurera le suivi de la prévalence de la maladie et des ressources consacrées aux soins de la démence dans les États Membres, ainsi que de la mise en place des politiques et des plans d’action nationaux.

«Il faut investir davantage dans la recherche pour mettre au point un traitement, mais aussi pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de démence et le soutien apporté aux familles et aux personnes qui leur prodiguent des soins.»

Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS

«La démence est une marée montante que l’on voit progresser dans le monde entier», a déclaré le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS. «Il faut investir davantage dans la recherche pour mettre au point un traitement, mais aussi pour améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de démence et le soutien apporté aux familles et aux personnes qui leur prodiguent des soins.»

La nécessité de coordonner les efforts pour suivre l’évolution de la charge de la maladie, élaborer des politiques pour prendre en charge les conséquences de la démence et mener des recherches sur les traitements et des soins de meilleure qualité, économiques et efficaces, a fait clairement l’unanimité.

Dix-neuf pays 1 au moins disposent déjà d’une politique ou d’un plan d’action national de lutte contre la démence. Selon l’OMS, les mesures prioritaires dans le cadre de ces plans doivent notamment porter sur une plus grande sensibilisation de l’opinion à la maladie et à ses facteurs de risque, le renforcement des capacités en vue d’un diagnostic précoce, l’engagement en faveur de soins et de services à long terme de bonne qualité, le soutien aux personnes qui prodiguent les soins, la formation du personnel soignant et la recherche.

Lors de la clôture de la conférence, les participants ont appelé à agir pour renforcer les efforts mondiaux pour lutter contre la démence. «Dans la lutte contre la démence, nous avons longtemps été dépassés», a déclaré le Dr Chan, «mais plusieurs faits récents nous montrent que nous rattrapons notre retard. Ces multiples nouvelles initiatives doivent nous permettre de former la trame d’un plan d’ensemble qui pourra fonctionner dans tous les pays. L’engagement des gouvernements sera essentiel.»

À propos de la démence

La démence touche plus de 47 millions de personnes dans le monde, dont 60% vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. Favorisé par le vieillissement de la population, ce nombre devrait tripler d’ici 2050. La démence et les troubles cognitifs sont d’ores et déjà les premières maladies chroniques contribuant au handicap et à la dépendance chez les personnes âgées dans le monde.

1 Australie, Belgique, Costa Rica, Cuba, Danemark, États-Unis d’Amérique, Finlande, France, Irlande, Israël, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Pays-Bas, République de Corée, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord et Suisse.


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