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L’OMS intensifie la riposte contre la peste à Madagascar

Communiqué de presse

L’OMS intensifie rapidement sa riposte contre une flambée épidémique de peste à Madagascar qui s’est propagée dans la capitale et les ports, avec plus d’une centaine de personnes infectées en quelques semaines seulement.

Le gouvernement de Madagascar a confirmé que le décès d’un ressortissant des Seychelles était dû à la peste pulmonaire. L’entraîneur de basketball est mort dans un hôpital d’Antananarivo mercredi (27 septembre) lors de sa visite dans l’état insulaire pour une rencontre sportive.

Les autorités sanitaires recherchent les personnes avec qui il a été en contact ces derniers jours et qui auraient pu être exposées à la maladie. Lorsqu’elles auront été retrouvées, des antibiotiques leur seront prescrits en prévention de l’infection et à titre de précaution.

Cet incident porte à 21 le nombre des décès depuis la détection de la flambée à la fin du mois d’août; au moins 114 personnes ont été infectées.

«L’OMS est inquiète de la possibilité de propagation ultérieure de la peste parce qu’elle est déjà présente dans plusieurs villes et que c’est le début de la saison épidémique, qui va normalement de septembre à avril», a déclaré le Dr Charlotte Ndiaye, Représentante de l’OMS à Madagascar.

«Nos équipes sur le terrain à Madagascar donnent des orientations techniques, mènent des évaluations, soutiennent la surveillance et s’engagent auprès des communautés», a-t-elle ajouté. «Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour soutenir les efforts du gouvernement, y compris en coordonnant les intervenants du secteur de la santé.»

De nouveaux déploiements du personnel de l’OMS et des partenaires du Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN) sont en cours, de même qu’un renforcement de l’approvisionnement en antibiotiques, équipements de protection individuels et autres fournitures.

L’OMS a mobilisé 300 000 dollars (US $) au titre des fonds d’urgence, ainsi que des fournitures médicales critiques, pour intensifier rapidement les efforts opérationnels et elle demande 1,5 million de dollars pour aider à la riposte.

La peste est endémique à Madagascar, où l’on signale environ 400 cas chaque année, principalement sous la forme bubonique. Contrairement aux flambées passées, celle-ci touche des grandes zones urbaines, ce qui accroît le risque de transmission. Le nombre des cas identifiés jusqu’à présent est donc beaucoup plus élevé que ce qui est normalement attendu à cette période de l’année.

La peste bubonique est transmise par les piqûres de puces à partir de rats infectés. La forme pulmonaire se transmet d’une personne à l’autre. On observe dans la flambée actuelle les deux formes. Près de la moitié des cas identifiés jusqu’à présent ont eu une peste pulmonaire.

La peste est une maladie de la pauvreté. Elle se développe dans les milieux où les conditions sanitaires sont mauvaises et les services de santé insuffisants. Elle est mortelle en l’absence de traitement, mais peut être guérie avec des antibiotiques courants s’ils sont administrés rapidement.

La dernière flambée de peste, principalement sous forme bubonique et sévissant dans des zones reculées, a été notifiée en décembre 2016.


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