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Décisions sur l’application du Règlement sanitaire international et la prise en charge de l'état septique à l'Assemblée mondiale de la Santé

Communiqué de presse

Les décisions prises aujourd’hui par l’Assemblée mondiale de la Santé portent sur l’application du Règlement sanitaire international et sur l’amélioration de la prévention, du diagnostic et du traitement de l’état septique.

Règlement sanitaire international

Les délégués ont souligné qu’il était urgent de mettre pleinement en œuvre le Règlement sanitaire international (2005) ou RSI, qui est l’instrument juridique international destiné à aider la communauté mondiale à parer et à répondre aux risques de santé publique aigus susceptibles de prendre une ampleur transfrontalière et de menacer le monde entier.

Entré en vigueur le 15 juin 2007, le Règlement exige des pays qu’ils signalent à l’OMS certaines flambées épidémiques et certains événements de santé publique. Il définit les droits et les obligations des pays en ce qui concerne la déclaration des événements de santé publique et fixe les procédures que l’OMS doit suivre pour assurer la sécurité sanitaire mondiale.

Les délégués ont prié le Directeur général de collaborer avec les États Membres afin d’élaborer un plan stratégique mondial quinquennal pour la préparation et la riposte et de le soumettre à l’Assemblée de la Santé en 2018. Le plan stratégique sera fondé sur des principes directeurs, parmi lesquels la consultation, la prise en main par les pays, le leadership de l’OMS, les partenariats étendus, la participation communautaire, l’intégration régionale, les résultats et la redevabilité. Il devra être axé sur une approche intersectorielle, l’intégration aux systèmes de santé, les situations de fragilité, un financement national viable, l’équilibre entre les éléments juridiquement contraignants et les éléments volontaires, tout en étant orienté sur le suivi.

Les délégués ont également prié le Directeur général de poursuivre et de renforcer les efforts de soutien aux États Membres pour la pleine mise en œuvre du RSI, y compris en renforçant leurs principales capacités en santé publique.

État septique

Les délégués ont également adopté une résolution pour améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement de l’état septique.

L’état septique survient quand, face à une infection, la réaction de l’organisme entraîne des lésions des tissus et des organes. Les infections causées par des bactéries, des virus, des champignons et des parasites peuvent provoquer un état septique. Les infections bactériennes en sont les causes les plus fréquentes. La détection précoce de l’état septique est cruciale pour traiter les patients avant que leur état ne s’aggrave et n’entraîne la mort. La résistance aux antimicrobiens rend beaucoup plus difficile de traiter les infections et d’empêcher leur évolution vers l’état septique. On parle de résistance aux antimicrobiens quand des bactéries et d’autres microbes s’adaptent pour résister aux effets des antibiotiques et autres médicaments antimicrobiens. La plupart des infections peuvent être évitées en améliorant l’hygiène, l’accès aux vaccins et d’autres mesures.

Dans la résolution, les gouvernements sont instamment invités à renforcer les politiques et les dispositifs en rapport avec l’état septique, notamment pour prévenir les infections et la propagation de la résistance aux antimicrobiens. La résolution souligne combien il importe de renforcer la formation des agents de santé pour qu’ils sachent détecter et prendre en charge efficacement cette pathologie, d’améliorer la détection et le signalement des cas et de promouvoir la recherche pour mettre au point davantage de moyens de diagnostic et de traitement de l’état septique.

Dans cette résolution, l’Assemblée de la Santé prie en outre l’OMS d’établir un rapport sur l’état septique et des lignes directrices pour sa prévention et sa prise en charge. De plus, elle appelle l’Organisation à aider les pays à mettre en place les infrastructures, les moyens de laboratoire, les stratégies et les outils nécessaires pour réduire la charge de l’état septique. Elle prie également l’OMS de collaborer avec les partenaires pour aider les pays en développement à accéder à des traitements qui soient de qualité, sûrs, efficaces et économiquement abordables et à des mesures de lutte anti-infectieuse, y compris la vaccination.

Pour plus d'informations, veuillez prendre contact avec:

Fadéla Chaib
Département de la Communication, OMS
Portable: +41 79 475 5556
Courriel: chaibf@who.int

Tarik Jasarevic
Département de la Communication, OMS
Portable: +41 79 367 6214
Courriel: jasarevict@who.int

Christian Lindmeier
Département de la Communication, OMS
Portable: +41 79 500 6552
Courriel: lindmeierch@who.int