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l’OMS estime qu’il faudrait accorder une importance accrue à l’innocuité et à la qualité des médicaments

Les pays en développement doivent bénéficier d’un meilleur accès à des informations susceptibles d’accroître l’innocuité et la qualité des médicaments.

« Nous devons renforcer les activités de contrôle de l’innocuité des médicaments au niveau mondial, » a déclaré Anarfi Asamoa-Baah, Directeur exécutif, Technologie de la santé et produits pharmaceutiques, à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « Les pays à faible revenu doivent pouvoir bénéficier des systèmes de surveillance sophistiqués qui existent déjà dans les pays industrialisés. Or cela ne peut se faire que grâce à un système véritablement multilatéral. L’OMS est la mieux placée pour promouvoir l’échange d’informations, le soutien mutuel et l’égalité d’accès pour tous. »

Dans de nombreux pays en développement, il est actuellement difficile d’estimer les réactions indésirables aux médicaments en raison du mauvais fonctionnement des réseaux nationaux de pharmacovigilance et de la présence croissante sur le marché de contrefaçons ou de médicaments de qualité inférieure.

Par ailleurs, malgré une bonne réglementation et des mesures de sécurité, des réactions indésirables aux médicaments surviennent souvent même dans les pays les mieux réglementés. En 1998, ces effets négatifs ont été estimés constituer entre la quatrième et la sixième cause principale de décès aux Etats-Unis d’Amérique. En Europe, les réactions indésirables aux médicaments sont responsables d’hospitalisations dans une proportion pouvant aller jusqu’à 15 %. Il peut y avoir à cela plusieurs raisons : erreur de prescription, posologie inadéquate ou mauvaise qualité.

Lors d’une réunion qui a lieu à Amsterdam cette semaine, l’Organisation mondiale de la Santé recommandera d’accorder une attention accrue au niveau mondial à l’innocuité et à la qualité des médicaments. La réunion organisée par l’OMS et par les centres nationaux de pharmacovigilance partenaires examinera le Programme OMS de Pharmacovigilance internationale et fixera un programme d’action futur dans ce domaine.

Parmi les questions urgentes qui seront examinées à la réunion d’Amsterdam figurent l’extension de la pharmacovigilance dans les pays en développement, l’établissement d’un système de surveillance des médicaments à base de plantes et la surveillance de l’innocuité des médicaments contre les maladies tropicales et les maladies oubliées.

Le Programme OMS de Pharmacovigilance internationale a été créé à la suite de la catastrophe provoquée par la thalidomide dans les années 60 pour éviter que de telles crises se reproduisent et promouvoir une meilleure sécurité pour les patients. Le Programme et son réseau s’appuient sur l’une des bases de données sur les médicaments les plus importantes au monde, située au Centre de surveillance d’Uppsala, en Suède, et qui contient près de 3 millions de cas enregistrés de réactions indésirables aux médicaments.

Les fonctions du réseau sont celles d’un système d’alerte et action. Les pays membres dans lesquels des réactions indésirables à un médicament ont été signalées envoient des informations à Uppsala, où les données en provenance de tous les pays sont rassemblées et analysées au moyen de technologies modernes de traitement de l’information. Lorsqu’un nombre important de comptes rendus similaires est enregistré, un « signal » est donné pour alerter l’ensemble des autorités de réglementation pharmaceutique. Les pays peuvent alors retirer un médicament du marché si les risques sont supérieurs aux avantages.

Plus de 50 pays participeront à la réunion aux côtés de spécialistes indépendants de la pharmacologie, des autorités de réglementation pharmacologique et d’organisations professionnelles internationales.

Une conférence de presse se tiendra à 12 h 30 le mercredi 16 octobre au Royal Tropical Institute d’Amsterdam. Pour de plus amples renseignements, consulter le site Web www.who-umc.org.

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Dr Lembit Rago
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