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Nous pouvons vaincre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, déclarent les institutions des Nations Unies

Dans un rapport conjoint, l'ONUSIDA, l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) affirment aujourd'hui qu'en déployant des actions appropriées au moment opportun, on peut prévenir et soigner le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Les institutions indiquent essentiellement que nombre d'interventions sont peu coûteuses et que le prix des autres baisse rapidement. Le plus difficile est d'étendre ces mesures à l'échelle mondiale.

Le rapport est publié au moment où le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme se réunit à New York. Il fait le point des progrès accomplis dans la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme et des problèmes encore à résoudre. Le rapport s'appuie sur l'expérience de plusieurs pays.

« Un consensus mondial s'est dégagé face au SIDA, à la tuberculose et au paludisme, » indique le rapport. « La volonté politique s'affirme au moment où les données factuelles ont permis d'atteindre un consensus technique à l'appui d'un ensemble d'instruments efficaces de lutte contre ces maladies. On a fixé des cibles et on s'emploie à renforcer les systèmes de surveillance pour recenser les progrès accomplis et mettre en garde contre les échecs. »

« Ce sont les enfants qui souffrent le plus, » a déclaré Carol Bellamy, Directeur général de l'UNICEF. « Nous savons comment combattre ces trois maladies. Ce qu'il nous faut maintenant c'est la prise en main des opérations par les autorités et des ressources pour atteindre tous les enfants. »

« Toutes les mesures propres à réduire la charge de morbidité des populations les plus démunies doivent être axées sur le SIDA, la tuberculose et le paludisme, » déclare le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS. « Nous savons que ces mesures, tout en sauvant des millions de vies, favoriseront aussi le développement économique et aideront à faire reculer la pauvreté. »

« L’étendue des dégâts provoqués par le VIH/SIDA est terrible » déclare Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Mais je crois que même les pays les plus pauvres sont sur le point de réaliser des progrès substantiels aussi bien sur le plan des traitements que de programmes de prévention efficaces et c’est à la communauté internationale de redoubler d’efforts afin de les soutenir. »

Le rapport, "Coordinates 2002" est le premier bilan complet qui fait état de l'étendue des trois maladies, de l'aggravation de leur impact due à leur interaction, et de l'efficacité des mesures de lutte existantes.

Les points principaux du rapport sont notamment les suivants :

la moitié de toutes les nouvelles infections à VIH touchent des jeunes ;

si le taux de prévalence le plus élevé de l’infection par le VIH est enregistré en Afrique subsaharienne, les Caraïbes venant en deuxième position, c’est en Europe orientale et en Asie centrale que la propagation est la plus rapide ;

le VIH et la tuberculose constituent une association mortelle – 15 % des décès de personnes infectées par le VIH sont dus à la tuberculose et le VIH a entraîné une forte augmentation du nombre de cas de tuberculose en Afrique au cours des dix dernières années ;

40 % de la population mondiale est exposée au risque de paludisme et, dans certaines parties de l’Afrique, plus de 80 % des enfants sont infectés par le parasite du paludisme ;

les interventions les plus efficaces contre les trois maladies associent des mesures préventives et thérapeutiques ;

les jeunes des pays en développement ont encore des connaissances nettement insuffisantes concernant le VIH/SIDA et sa transmission – 30 % au moins des jeunes dans 22 pays faisant l’objet de l’étude n’avaient jamais entendu parler du SIDA ni de ses modes de transmission, et jusqu’à 87 % du groupe des 15 à 19 ans ne pensent pas être concernés par le risque de VIH/SIDA ;

moins de 5 % des personnes ayant besoin d’un traitement contre le SIDA dans les pays en développement ont accès aux médicaments nécessaires ;

un cinquième seulement des cas de tuberculose dans le monde bénéficient d’un traitement de haute qualité, alors que des pays pionniers comme le Viet Nam et le Pérou ont atteint les cibles fixées en matière de dépistage et de guérison, ce qui montre qu’il est possible de les atteindre ;

dans 28 pays africains, la moitié des antipaludéens actuellement sur le marché sont inefficaces en raison de problèmes de qualité ou de pharmacorésistance ;

une estimation prudente de la Commission Macroéconomie et Santé montre qu’il faudrait au minimum $8,1 milliards de ressources supplémentaires par an pour réduire la charge des trois maladies, dans les pays en développement ;

une majorité des pays durement touchés par le SIDA, la tuberculose et le paludisme se sont dotés de plans et de programmes qui requièrent un financement immédiat ;

les ressources actuelles du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme couvrent 11 % du total des besoins.

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