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Réunion ministérielle de l'OMS et la Banque mondiale sur les meilleures pratiques pour progresser vers la couverture sanitaire universelle

Déclaration conjointe OMS/Banque mondiale
19 février 2013

Les plus hauts responsables des ministères de la santé et des finances de 27 pays ont participé cette semaine à Genève à une réunion de deux jours aux côtés d’autres acteurs hauts placés des secteurs de la santé et du développement afin d’étudier la voie suivie par les pays pour progresser vers la couverture sanitaire universelle.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Banque mondiale ont organisé conjointement cette réunion quelques semaines seulement après l’adoption d’une résolution en faveur de la couverture sanitaire universelle par l’Assemblée générale des Nations Unies.

Les délégués réunis à Genève ont fermement appuyé le principe sur lequel repose la couverture sanitaire universelle, à savoir que chacun, quelle que soit sa capacité financière, doit avoir accès aux services de santé dont il a besoin, sans exposer sa famille à un risque financier.

De nombreux orateurs ont souligné combien il était important d’obtenir un engagement politique au plus haut niveau en faveur de la couverture sanitaire universelle. Certains pays ont expliqué qu’ils concentraient initialement leurs modestes ressources sur la couverture des personnes démunies et vulnérables, tandis que d’autres ont adopté, dès le départ, une approche plus universelle.

Le recours aux recettes publiques générales pour assurer cette couverture est l’un des thèmes qui sont revenus régulièrement ; mais l’utilisation de recettes à affectation spéciale, comme les taxes sur le tabac et l’alcool, a également été évoquée.

Les participants sont convenus que la pénurie de ressources humaines posait problème, mais ils ont indiqué qu’il fallait aussi être plus attentif à la répartition des agents de santé entre zones rurales et zones urbaines, et entre zones défavorisées et zones aisées. Certains intervenants ont estimé qu’on pourrait faire plus avec les ressources existantes.

Les participants ont également débattu des stratégies à adopter pour assurer un approvisionnement suffisant en médicaments et technologies essentiels de bonne qualité et d’un coût abordable, notant par ailleurs l’utilité des incitations financières pour promouvoir l’efficience et la qualité des services de santé.

Les participants ont estimé d’un commun accord qu’il était important d’améliorer les systèmes d’information et d’imposer une plus grande obligation de résultat aux pouvoirs publics et aux dispensateurs de soins de santé. Plusieurs intervenants ont parlé de la difficulté, à laquelle beaucoup sont confrontés, de dispenser à la population les soins dont elle a besoin à un coût que les pouvoirs publics peuvent absorber.

L’importance du suivi des progrès réalisés sur la voie de la couverture sanitaire universelle a également été régulièrement soulignée, comme celle du rôle joué par les chercheurs, la société civile et les organisations internationales. Plusieurs délégués ont exprimé l’espoir que la couverture sanitaire universelle figurerait parmi les objectifs de développement de l’après-2015.

L’OMS et la Banque mondiale œuvrent ensemble aux niveaux mondial, régional et national et sont disposées à aider les pays à faire face aux nombreuses difficultés qu’il leur faudra surmonter, comme il ressort de la réunion, pour progresser plus vite vers la couverture sanitaire universelle.

À la demande des pays, l’OMS et la Banque mondiale sont déjà en train d’élaborer un cadre de suivi dont les pays pourront s’aider pour mesurer leur progression sur la voie de la couverture sanitaire universelle, en montrant clairement comment la couverture sanitaire universelle peut permettre à chacun de jouir d’une meilleure santé et d’un niveau de vie plus élevé. À des fins de consultation, le cadre sera soumis aux pays et aux autres partenaires dans le courant de l’année.

Dans sa résolution, l’Assemblée générale des Nations Unies invite les États Membres à mettre en place des systèmes de santé qui évitent les paiements directs importants sur le lieu des soins. Elle les encourage en outre à instaurer des mécanismes de répartition des risques pour éviter les dépenses de santé catastrophiques qui condamnent les ménages à la pauvreté.

Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec:

Melanie Mayhew
Communication institutionnelle
Banque mondiale
Tél. : +1 2024597115

Gregory Härtl
Coordonnateur des relations avec les médias
OMS, Genève
Portable: +41 79 203 6715
Courriel: hartlg@who.int

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