Médicaments

Partenariat UE/ACP/OMS pour la politique pharmaceutique


Ce que nous avons réalisé

Dans les pays en difficulté d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, la mise à disposition de ressources financières via le Partenariat UE/ACP/OMS pour la politique pharmaceutique a valorisé l’action des pouvoirs publics et de l’Organisation en permettant une mise en œuvre plus rapide et plus large des politiques pharmaceutiques de ces pays. Malgré les nombreuses difficultés auxquelles s’est heurté le projet, allant d’une évolution soudaine de la situation politique et économique jusqu’au conflit civil pur et simple, la plupart des secteurs du Partenariat ont enregistré des résultats satisfaisants.

MPC est à même de suivre les progrès réalisés au fil du temps dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique grâce à une surveillance continue de la situation pharmaceutique dans les pays Membres. L’enquête OMS de niveau I portant sur les structures pharmaceutiques et le processus qui se déroule tous les quatre ans nous permet notamment d’établir une comparaison entre la situation qui prévalait en 2003 et celle de 2007, mesurant ainsi le fruit de nos efforts et de ceux accomplis par notre partenaire. On trouvera ci après les résultats des quatre premières années de partenariat :

Principales réalisations

  • 14 pays ACP ont actualisé leur politique pharmaceutique nationale ou en ont créé une nouvelle et 15 autres ont lancé un processus d’approbation pertinent.
  • 22 pays ACP ont mis à jour leur plan d’application de la politique pharmaceutique nationale.
  • 20 pays ACP ont procédé à une évaluation générale de la situation pharmaceutique, point de départ nécessaire pour établir une politique idoine basée sur des données factuelles.
  • 25 pays ont été soutenus pour surveiller le prix de leurs médicaments.
  • 40 pays ont bénéficié d’une assistance pour améliorer leurs achats et leur système d’approvisionnement moyennant des évaluations, des sessions de formation du personnel et l’élaboration de principes directeurs et d’outils.
  • Plus de 40 pays ont été aidés à conforter leur système de réglementation grâce à la formation de personnel, l’installation du logiciel SIAMED, la mise au point de textes législatifs et de directives, la mise en place de systèmes de pharmacovigilance et la lutte contre les médicaments contrefaits.
  • 45 pays ACP ont actualisé leur liste des médicaments essentiels.
  • 31 pays ACP ont établi des guides thérapeutiques normalisés pour la plupart des affections courantes, si bien que le pourcentage de pays ACP qui s’en sont dotés a progressé de 60 à 83 %.

Outre les avancées enregistrées dans les huit secteurs de résultats, il y a eu aussi plusieurs innovations positives découlant de l’approche qu’avait l’Organisation de la mise en œuvre du projet de Partenariat UE/ACP/OMS.

Le partenariat a en effet mis l’accent sur le renforcement des capacités et institutions nationales, valorisant ainsi leurs compétences et leurs performances. Des réunions annuelles ont été organisées à l’intention des responsables de la politique pharmaceutique des pays ACP et de leurs homologues OMS en Afrique, aux Caraïbes et dans le Pacifique. Grâce au Partenariat, les experts des pays ACP ont aussi bénéficié de plusieurs stages et ateliers de formation organisés dans le pays et ont tiré profit de la collaboration technique inter pays et de l’utilisation des outils, manuels et principes directeurs de l’OMS comme ceux qui concernent l’évaluation du secteur pharmaceutique, l’enquête sur les prix et la gestion des approvisionnements en médicaments

Des outils nouveaux et innovants ont été élaborés, l’un pour cartographier les systèmes nationaux d’achats et d’approvisionnement et en évaluer l’efficacité et la rentabilité ; et un autre pour mesurer la disponibilité, l’accessibilité économique et l’utilisation des médicaments au niveau des ménages. En 2008, ce dernier a été utilisé dans six pays : Gambie, Ghana, Kenya, Nigéria, Ouganda et Sao Tomé et Principe. Le rapport concernant l’Ouganda a été publié récemment et est désormais disponible. D’autres outils OMS existants comme l’outil d’évaluation du secteur pharmaceutique et l’outil d’enquête sur les prix ont été évalués, revus et améliorés. Ils doivent tous être utilisés en permanence par les pays pour stimuler l’évaluation de leur propre situation et des systèmes d’élaboration des politiques et d’amélioration des résultats.

Plusieurs groupes régionaux et sous régionaux ont entamé ou achevé leurs travaux portant sur la rédaction de principes directeurs communs pour les politiques pharmaceutiques, sur les achats concertés et l’harmonisation de la réglementation des médicaments. L’UEMOA, par exemple, est en train de mettre au point des directives communes pour l’homologation des médicaments et les bonnes pratiques de fabrication.

Dans les secteurs de résultats qui concernent l’utilisation rationnelle, les activités de formation prévues et existantes ont été développées pour toucher davantage de pays et une action a été lancée en vue d’aligner et d’harmoniser les listes nationales de médicaments essentiels et les protocoles thérapeutiques au sein des groupes sous régionaux, par exemple les îles du Pacifique.

Partager