Santé mentale

Antipsychotiques et antidépresseurs (trazodone) conventionnels et atypiques destinés au traitement des symptômes comportementaux et psychologiques chez les personnes atteintes de démence

Question 3: les médicaments suivants ont-ils des effets bénéfiques/nuisibles par rapport à un placebo/produit de référence sur les personnes atteintes de démence et souffrant de symptômes comportementaux et psychologiques, pour les résultats spécifiés?
1. Antipsychotiques conventionnels
2. Antipsychotiques atypiques
3. Antidépresseur – trazodone

  • Population: sujets atteints de démence (de cause non spécifiée), de la maladie d’Alzheimer, de démence d'origine vasculaire
  • Interventions:
    • conventionnelle (halopéridol, chlorpromazine et thioridazine)
    • médicaments antipsychotiques atypiques (rispéridone, aripiprazole, quétiapine et olanzapine)
    • antidépresseur (trazodone)
  • Comparaison: placebo
  • Résultats:
    • Antipsychotiques conventionnels (halopéridol, chlorpromazine et thioridazine)
      • modification des symptômes comportementaux
      • agitation
      • agressivité
      • psychose
      • fardeau du soignant
      • état fonctionnel (activités de la vie quotidienne)
      • effets indésirables (symptômes extrapyramidaux)
      • amélioration du symptôme d’«anxiété» (thioridazine).
    • Antipsychotiques atypiques
      • effets sur le comportement
      • amélioration de la psychose
      • mortalité
      • chutes/fractures
      • événements cérébrovasculaires indésirables
    • Antidépresseur (trazodone)
      • impression clinique globale
      • agitation
      • fonctionnement cognitif
      • effets indésirables (démarche festinante, akathisie, hypertonie extrapyramidale)

Recommandations

Il est recommandé de ne pas employer la thioridazine, la chlorpromazine et le trazodone en traitement des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence.

Niveau de la recommandation: FORT

Le halopéridol et les antipsychotiques atypiques ne devraient pas être utilisés comme traitement de première main des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence. Lorsqu’un risque imminent de dommages a été clairement établi et s’accompagne de symptômes graves et alarmants, on pourra envisager d’utiliser le halopéridol ou des médicaments antipsychotiques atypiques, de préférence sous la supervision d’un spécialiste. Dans la mesure du possible, il faut obtenir le consentement et l’accord éclairés du sujet et de l’aidant, compte tenu de l’équilibre entre les risques et les bénéfices.

Niveau de la recommandation: FORT

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