Santé mentale

Prévention du suicide (SUPRE)

Août 2012

Le problème

  • Chaque année, près d’un million de personnes décèdent en mettant fin à leurs jours, soit un taux de mortalité «mondial» de 16 pour 100 000, ou un décès toutes les 40 secondes.
  • Au cours des 45 dernières années, les taux de suicide ont augmenté de 60% à l’échelle mondiale. Le suicide figure parmi les trois principales causes de décès chez les personnes âgées de 15 à 44 ans dans certains pays, et est la deuxième cause de décès dans le groupe d’âge des 10-24 ans; ces chiffres ne tiennent pas compte des tentatives de suicide qui sont près de 20 fois plus fréquentes que le suicide abouti.
  • À l’échelle mondiale, on estimait que le suicide représentait 1,8% de la charge totale mondiale de morbidité en 1998, et qu’il atteindrait 2,4% dans les pays à économie de marché ou dans les anciennes économies socialistes en 2020.
  • Bien que traditionnellement les taux de suicide les plus élevés aient été constatés chez les hommes âgés, les taux chez les jeunes gens ont augmenté dans une telle mesure qu’ils constituent désormais le groupe où le risque est le plus élevé dans un tiers des pays, à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement.
  • Les troubles mentaux (en particulier la dépression et des troubles liés à la consommation d’alcool) sont un important facteur de risque de suicide en Europe et en Amérique du Nord; toutefois, dans les pays asiatiques, l’impulsivité joue un rôle important. Le suicide est un acte complexe dans lequel interviennent des facteurs psychologiques, sociaux, biologiques, culturels et environnementaux.

Interventions efficaces

  • Les stratégies prévoyant de rendre plus difficile l’accès aux méthodes de suicide les plus fréquentes, telles que les armes à feu ou les substances toxiques comme les pesticides, se sont avérées efficaces pour réduire les taux de suicide; toutefois, il est nécessaire d’adopter des approches multisectorielles faisant appel à différents niveaux d’interventions et d’activités.
  • Il existe des éléments de preuve irréfutables indiquant que la prévention et le traitement appropriés de la dépression, de l’alcoolisme et de la dépendance à l’égard de substances peuvent réduire les taux de suicide, de même que le suivi des personnes qui ont fait une tentative de suicide.

Défis et obstacles

  • À l’échelle mondiale, on ne s’est pas suffisamment préoccupé de la prévention du suicide du fait essentiellement de l’absence de sensibilisation à son égard en tant que problème majeur et du tabou qu’il représente dans de nombreuses sociétés où il est difficile d’en parler ouvertement. Ainsi, la prévention du suicide figure parmi les priorités dans un petit nombre de pays seulement.
  • La fiabilité de la certification et de la notification des cas de suicide est un problème auquel il convient de remédier.
  • Il est clair que la prévention du suicide requiert également des interventions en dehors du secteur de la santé et demande une approche multisectorielle, novatrice et globale, impliquant à la fois les secteurs de la santé et les secteurs extérieurs à la santé tels que l’éducation, le travail, la police, la justice, la religion, la législation, la politique et les médias.

Journée mondiale de prévention du suicide

  • Journée mondiale de prévention du suicide
    Cette journée mondiale organisée chaque année le 10 septembre, a pour but de susciter un engagement et une action à l’échelle mondiale en faveur de la prévention du suicide. En moyenne 3000 personnes se suicident chaque jour et on compte 20 tentatives ou plus pour un suicide.
Partager

Dernière mise à jour:

6 mars 2014 10:55 CET

Publications

Publications du programme de l'OMS de prévention du sucide
  • Prévention du sucide: ressources
    Série de recommandations à l’intention de groupes professionnels et sociaux, particulièrement concernés par la prévention du suicide.