Neglected tropical diseases

Discours de son Excellence Monsieur Blaise Compaore
Président du Burkina Faso

20 AVRIL 2007
Madame la Directrice Générale de l'OMS, Mesdames et Messieurs les Chefs de Missions Diplomatiques Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales, Honorables partenaires oeuvrant dans le domaine de la santé Distingués spécialistes des maladies tropicales, Mesdames, Messieurs.

L'Organisation Mondiale de la Santé, inscrit une fois de plus dans ses ambitions un défi historique, en convoquant la première reunion mondiale des partenaires consacrée aux maladies tropicales négligéesm auxquelles il convient d'inclure la méningite, pour le cas du Burkina Faso.

La tenue de cette importante rencontre dans la belle cité de Genève, qui a su vaincre, dés le XIXème siècle, des fléaux ravageurs comme la peste et la variole, fonde l'espoir des pays africains de construire les bases du développement humain durable.

Madame la Directrice Générale,

L'invitation addressee à plusieurs pays d'Afrique est le témoignage de l'attention particulière que vous accordez à ce continent dans votre agenda. Le Burkina Faso, avec ses millions d'habitants, oeuvre à preserver et à valoriser son capital humain pour mieux consolider les bases de la production économique.

A cet égard, la lutte contre la maladie occupe une place stratégique dans l'action gouvernementale, se traduisant par la mise en execution d'un Plan National de Développement Sanitaire 2001-2010, dont les résultats, à trios ans de l'échéance, sont significatifs. C'est pourquoi, je me réjouis de la creation d'un Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme pour soutenir les efforts nationaux et ceux de nombreux partenaires déjà déployés avec success dans la lutte contre ces fléaux.

Toutefois, des efforts accrues et un engagement plus ferme de la Communauté Internationale sont necessaries pour venire à bout des maladies negligees qui sévissent sous les tropiques et affectent les personnes les plus démunies, et pour lesquelles l'accès aux soins est limité.

L'existence de moyens thérapeutiques efficaces mais hors de portée des populations vulnérables caractérise ces maladies géographiquement circonscrites.

L'émergence de certaines épidémies dans ces zones accroit celles déjà identifiées par l'Organisation Mondiale de la Santé. A ce titre, j'appuie fortement l'idée de la création, comme pour le SIDA, d'un fonds pour les maladies tropicales negligees, qui assurera une meilleure organisation des actions de lutte et une plus grande efficacité de la recherché.

Mesdames, Messieurs,

Le plaidoyer de l'OMS pour ces maladies tropicales est porteur d'espoir dans le traitement de la filariose lymphatique, des parasitoses Digestives et de la leper.

Il a abouti à l'éradication de l'onchocercose, à la baisse de prevalence du trachoma et à l'accessibilité du traitement de la trypanosomiase humaine.

Il est souhaitable, pour une approche plus pertinente dans les actions de lutte contre les maladies negligees, d'assurer le renforcement des moyens thérapeutiques et leur disponibilité à cout réduit.

Distingués partenaires, Mesdames, Messieurs,

La qualité de la cooperation des Etats Africains avec les firmes pharmaceutiques, construite avec l'OMS et les réseaux de partenaires regroupés au sein d'alliance, doit s'étendre, pour plus d'éfficacité, à la lutte contre la leishmaniose, l'ulcère de Buruli et la méningite à méningocoque.

Au moment ou plusieurs pays africains sont confrontés à des épidémies sévères, l'OMS, qui appuie le recherché, a sollicité mon parrainage pour le développement d'un vaccine conjugué antiméningococcique A.

Je réitère mon engagement à poursuivre le plaidoyer pour l'accès des populations sahéliennes à ce vaccine. Sa vulgarisation contribuera à freiner les effets néfastes des épidémies à repetition qui fragilisent la santé de nos populations et réduisent leurs capacités productives.

Madame la Directrice Générale,

La réunion internationale sur le ver de guinée, tenue à Ouagadougou du 27 au 29 Mars 2007, indiquait que le nombre des cas de cette maladie est passé de près d'un million en 1989 à 3600 en fin 2006 dans huit pays africains. Au Burkina Faso, seulement 5 cas ont été enregistrés en 2006, contre 12000 en 1992.

Ces performances ont été rendues possibles grace au leadership de l'Organisation que vous dirigez, à la générosité et à l'engagement de partenaires privés, au nombre desquels la Fondation du Président Jimmy CARTER que je salue chaleureusement.

L'organisation au Burkina Faso, ces deux dernières années, d'une campagne de distribution massive de medicaments contre la filariose lymphatique à plus de 10 millions de personnes, a permis d'en interrompre la transimission active.

Avec le soutien determine de nos partenaires, près de 6 millions d'enfants de moins de 15 ans ont été traits contre la schistosomiase en l'espace de 3 ans. C'est le lieu pour moi d'exprimer ma profonde gratitude à l'OMS et aux réseaux partenaires pour l'efficacité de leur cooperation sans laquelle ces résultats encourageants ne seraient pas atteints.

La victoire decisive sur ces maladies nécessite de la part des Etats africains une meilleure organisation et une synerqie d'action dans l'élaboration des strategies de lutte contre ces fléaux. Dans ce sens, un projet integer de programmes de lutte contre les maladies negligees a été lance le 12 Avril dernier au Burkina Faso. Il se fixe pour objectif la lutte accrue et concertée contre la filariose lymphatique, la schistosomiase, l'onchocercose, le trachoma et le helminthiasis telluriques.

Notre souhait est de pouvoir partager ce modèle d'intégration avec tous les pays concernés dans la dynamique d'un échange d'expériences.

Madame la Directrice Générale, Mesdames, Messieurs,

Malgré la part sans cesse croisssante des dépenses de santé dans les budgets des Etats africains, la resolution des problèmes de santé demeure une preoccupation majeure.

C'est pourquoi, les gouvernements africains attendant de l'Organisation Mondiale de la Santé et de la Communauté Internationale plus de mobilisation et d'engagement dans la lutte contre les maladies negligees.

Madame la Directrice Générale,

Vous etes une femme d'action et une responsible determine. Je suis convaincu que vous saurez utiliser le capital de confiance placé en vous par la Communauté Internationale pour reliever les énormes defies auxquels font face les pays en développement, particulièrement ceux d'Afrique, en matière de santé.

Je vous remercie.

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