Nutrition

Malnutrition aiguë sévère

Grâce à un schéma de prise en charge approprié, cette fillette de 2 ans, souffrant au départ de malnutrition sévère (poids: 4,75 kg), a enregistré un gain de poids de 32% en 3 semaines (poids actuel: 6,28), et repris goût à la vie.

1. Traitement de la malnutrition aiguë sévère chez les patients hospitalisés

La malnutrition aiguë sévère est définie par un très faible rapport poids/taille [inférieur de – 3 z-scores à la médiane (tirée des normes de croissance de l’OMS)], par une émaciation sévère et visible ou par la présence d’œdèmes nutritionnels. La baisse de la mortalité chez l’enfant et l’amélioration de la santé des mères dépendent fortement du recul de la malnutrition, responsable, directement ou indirectement, de 35% des décès chez les moins de 5 ans.

Si la médiane du taux de létalité due à la malnutrition aiguë sévère chez les moins de 5 ans se situe habituellement entre 30 et 50%, elle peut baisser substantiellement si le traitement prend en compte les changements physiologiques et métaboliques. La prise en charge de cette forme de malnutrition conformément aux lignes directrices de l’OMS permet de réduire le taux de létalité d’environ 55% en milieu hospitalier et des études récentes laissent à penser que cette prise en charge peut s’effectuer dans le cadre des collectivités à l’aide de produits comme les aliments thérapeutique prêts à l’emploi.

Pour former les agents de santé à l’application de ce schéma, l’OMS a mis sur pied un cours qui, avec l’aide de partenaires institutionnels au Bangladesh, au Chili, en Gambie, au Malawi et au Royaume-Uni, a été dispensé dans des pays d’Afrique, d’Asie du Sud-Est, des Caraïbes, d’Amérique et de la Région du Pacifique occidental.

2. Prise en charge dans le cadre de la collectivité de la malnutrition aiguë sévère chez l’enfant

La malnutrition aiguë sévère est une pathologie potentiellement mortelle nécessitant d’urgence un traitement. Jusqu’à récemment, il était recommandé d’orienter les enfants vers un hôpital pour qu’ils y reçoivent un régime alimentaire thérapeutique, ainsi que des soins médicaux. La situation a évolué avec l’arrivée des aliments thérapeutiques prêts à l’emploi (RUTF), qui permettent la prise en charge en ambulatoire d’un grand nombre d’enfants de plus de 6 mois atteints de malnutrition sévère sans complication médicale.

Une réunion d’experts a été organisée par les départements Santé et développement de l’enfant et de l’adolescent et Nutrition pour la santé et le développement de l’OMS, l’UNICEF et le Comité permanent des Nations Unies sur la nutrition à Genève du 21 au 23 novembre 2005 pour examiner les faits récents et formuler des recommandations. Le rapport de cette réunion est disponible sur cette page Web. Les interventions au sein des collectivités, tout comme celles menées en milieu hospitalier, et le système d’orientation vers un établissement spécialisé des enfants sévèrement malnutris et présentant des complications pourraient transformer la vie de millions de ces enfants.

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