Champs électromagnétiques (CEM)

Programme de recherche OMS 2003 sur les radiofréquences

Introduction

En 1997, le Projet international CEM de l’OMS a mis au point un programme pour faciliter et coordonner les recherches sur les éventuels effets indésirables des rayonnements non ionisants pour la santé qui, au cours des années, a été enrichi et périodiquement révisé.

Ce programme de recherche sur les radiofréquences (RF) a subi une modification majeure pour tenir compte des données fournies par un comité ad hoc constitué d’experts scientifiques invités à Genève en juin 2003. Une autre contribution est venue d’un atelier organisé par l’OMS intitulé « Adverse Temperature Levels in the Human Body » qui s’est tenu à Genève en mars 2002 (voir Goldstein et al., Int. J. Hyperthermia, 19, 373 384, 2003). Le comité a passé en revue les travaux de recherche dans les domaines suivants : épidémiologie, études au laboratoire chez l’homme, études animales et cellulaires, et dosimétrie, en se limitant aux radiofréquences. Les effets éventuels du rayonnement non ionisant provenant des champs statiques, des fréquences à large bande et des circuits de transport d’électricité seront examinés séparément.

Le programme de recherche RF définit les priorités dont les résultats doivent permettre l’évaluation par l’OMS du risque sanitaire dû aux expositions aux RF. Les chercheurs sont invités à s’appuyer sur le programme de recherche pour sélectionner les études dont l’intérêt est maximal pour l’évaluation du risque sanitaire par l’OMS. Pour optimiser l’efficacité des grands programmes de recherche, il est suggéré aux organismes de financement publics et industriels d’aborder le programme de recherche OMS de manière coordonnée, ce qui devrait limiter la duplication inutile des efforts et permettre d’achever à temps les études identifiées comme prioritaires pour l’évaluation des risques sanitaires.

Le programme de recherche est organisé de manière ordonnée en sections distinctes en fonction de l’importance de chaque activité de recherche pour l’évaluation du risque sanitaire chez l’homme : épidémiologie, études au laboratoire chez l’homme ; études au laboratoire chez l’animal et études au laboratoire sur des tissus, des cellules et des systèmes acellulaires. La dosimétrie est envisagée séparément, mais elle s’applique à tous les types de recherche. On notera que si les études épidémiologiques et les études de laboratoire chez l’homme traitent directement de questions liées à la santé, les études sur des cellules et des animaux servent à évaluer la relation de causalité et la plausibilité biologique.

Chaque section est précédée par une série de « remarques », qui s’appliquent à l’ensemble du domaine d’étude. La conception ainsi que l’analyse des études expérimentales et épidémiologiques devront en tenir compte.

Pour répondre aux besoins de l’évaluation programmée des risques sanitaires chez l’homme ainsi qu’à une meilleure connaissance scientifique des effets éventuels du rayonnement RF, chaque activité de recherche est envisagée chronologiquement : en cours, court terme ou besoin urgent, long terme ou futur.

  • En cours : s’applique aux études en cours, importantes pour l’évaluation par l’OMS du risque dû aux radiofréquences, et qui peuvent être achevées pour y être intégrées.
  • Court terme ou besoin urgent : s’applique à des études qui ne sont pas encore commencées, mais qui doivent l’être dès que possible. Les résultats de ces études sont tout particulièrement utiles pour l’évaluation par l’OMS du risque dû aux RF.
  • Long terme ou futur : s’applique à des études dont le résultat ne devrait pas être obtenu avant l’évaluation du risque des RF par l’OMS. Ces études, dont le rang de priorité est élevé, fourniront des données importantes pour le réexamen des données d’exposition aux RF.
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