Cadre stratégique 2012 à 2015
La philosophie et la mission du Partenariat
La philosophie du Partenariat
La philosophie du Partenariat reconnaît que la possession du meilleur état de santé que l’être humain est capable d’atteindre est une notion consacrée dans bon nombre de traités internationaux et relatifs aux droits de l’homme, que la communauté internationale a approuvés et qu’elle continue de soutenir. Elle reconnaît aussi que les femmes et les enfants doivent être des protagonistes autonomes, pas seulement les bénéficiaires passifs des prestations sanitaires. Les OMD offrent un cadre de référence fort utile et la réalisation des OMD 4 et 5, et des OMD en général, est une idée-force du Partenariat. Tout en se référant à ce cadre, la philosophie du Partenariat s’appuie aussi sur une réalité tangible : l’amélioration de la santé des femmes et des enfants est un processus qui se poursuivra au-delà de la date butoir de 2015, fixée pour les OMD.
La réalisation des OMD, permettant à la femme et à l’enfant de jouir de leur droit au meilleur état de santé qu’ils soient capables d’atteindre d’ici 2015 et au-delà.
The achievement of the MDGs, with women and children enabled to realize their right to the highest attainable standard of health in the years to 2015 and beyond.
La mission du Partenariat
La mission du Partenariat a été remodelée afin de tenir compte des faits nouveaux intervenus à ce jour et du rôle que le Partenariat peut assumer au mieux dans la structure d’action sanitaire internationale. Elle témoigne des débats qui se sont déroulés lors de la retraite du Conseil d’administration, des observations formulées par les membres au cours du processus consultatif, des discussions et des décisions prises à la réunion du Conseil en juin 2011. La mission du Partenariat consiste à :
Aider les partenaires à harmoniser leurs orientations stratégiques et catalyser l’action collective afin de parvenir à l’accès universel à des soins de santé génésique, maternelle, néonatale et infantile complets et de qualité.
Dans ce contexte, les « soins de santé » sont définis au sens large comme englobant les déterminants sociaux et environnementaux de la santé ainsi que les soins et services médicaux. Cette définition est conforme à celles qui ont été approuvées à l’échelon international. Par exemple la Déclaration d’Alma-Ata de 1978 définit les soins de santé primaires comme : « des soins de santé essentiels fondés sur des méthodes et des techniques pratiques, scientifiquement valables et socialement acceptables, rendus universellement accessibles à tous les individus et à toutes les familles de la communauté avec leur pleine participation et à un coût que la communauté et le pays puissent assumer à tous les stades de leur développement dans un esprit d’autoresponsabilité et d’autodétermination. Ils font partie intégrante tant du système de santé national, dont ils sont la cheville ouvrière et le foyer principal, que du développement économique et social d’ensemble de la communauté. ».
L’énoncé de la mission du Partenariat aide à cadrer ses activités et les partenaires qui le composent. Il doit veiller à ce que toutes les interventions essentielles et validées pour assurer la continuité des soins de santé soient accessibles aux pays durement touchés et, par conséquent, mises en œuvre par eux. Cela suppose une action de sensibilisation afin d’instaurer des environnements politiques propices et de mettre en place des ressources humaines et financières suffisantes, de même que l’incorporation judicieuse dans ces processus de tous les protagonistes majeurs, y compris ses groupes constitutifs actuels.22 Pour lever toute ambiguïté, il convient de répéter que le Partenariat n’a pas vocation à évincer ni reproduire les structures de gouvernance, de responsabilisation et de prestations de services en vigueur chez chacun des partenaires.
Aux termes de sa mission, il est mentionné que les interventions sanitaires risquent de ne pas avoir tout l’impact souhaitable si elles sont mises en œuvre au mépris des déterminants sociaux de la santé au sens large. Le Partenariat lui-même ne va pas consacrer son attention ni ses ressources à aborder des questions comme l’accès des femmes et des enfants à l’éducation, à l’eau et aux systèmes d’assainissement, à une nutrition adéquate, aux services de transport, etc. Il continuera, toutefois, à évoluer vers une plate-forme intégratrice où les parties prenantes pertinentes pourront faire part de leur réflexion stratégique en la matière et l’harmoniser avec les partenaires qui sont en prise directe sur les questions relatives à la continuité des soins de santé spécifiques aux pays durement touchés.
Enfin, la mission du Partenariat doit aussi servir de base de réflexion aux différents partenaires et influencer leur engagement futur au-delà de 2015.