Cadre stratégique 2012 à 2015


Les objectifs stratégiques du Partenariat

La mission et la philosophie du Partenariat s’incarneront dans trois objectifs stratégiques (OS). Ces objectifs reflètent les principales composantes de la proposition de valeur globale du Partenariat et dessinent le cadre dans lequel seront définis les résultats escomptés et les activités à mener pour la période comprise entre 2012 et 2015 ; il s’agira de données précises, mesurables et chiffrées. Ces résultats escomptés et activités seront présentés en détail dans le plan de travail. Les objectifs stratégiques sont les suivants :

  • OS 1 : Favoriser l’échange de connaissances et le recours aux innovations pour agir.
  • OS 2 : Sensibiliser pour mobiliser les ressources, les harmoniser et intensifier l’engagement.
  • OS 3 : Promouvoir la responsabilisation concernant les ressources et les résultats.

Vu la proposition de valeur ajoutée du Partenariat, quatre principes de fonctionnement ont été retenus pour définir la façon dont il devrait fonctionner (1. une organisation centrée sur les partenaires ; 2. rassembler et faciliter les échanges entre partenaires ; 3. s’inspirer de la demande des pays et des priorités régionales ; 4. promouvoir le protocole de continuité des soins). Tous ces points sont évoqués de manière approfondie à la section 6. Il importe toutefois d’attirer l’attention sur le premier principe de fonctionnement afin de comprendre la nature des activités susceptibles de contribuer à la réalisation des objectifs proposés. Le Partenariat est notamment une organisation centrée sur ses partenaires. Cela veut dire qu’il s’appuie sur eux et sur leur action pour mener à bien ses objectifs. C’est une tribune :

  • où les partenaires et les pays durement touchés, en particulier, sont à même d’œuvrer de concert pour réaliser davantage collectivement qu’ils n’auraient pu le faire individuellement ;
  • qui permet d’harmoniser et de catalyser l’action des partenaires dans leurs domaines de compétence.

Chacun des objectifs stratégiques est présenté ci-dessous. S’ils sont distincts par essence et par centre d’intérêt, ils sont tous interdépendants : par exemple, l’action menée dans le domaine de « la responsabilisation concernant les résultats » (OS 3) sera en synergie avec « les connaissances et les innovations » (OS 1) et « la sensibilisation » (OS 2).

Objectifs stratégiques

Objectif stratégique (OS) 1 : Favoriser l’échange de connaissances et le recours aux innovations pour agir

Cet objectif doit déboucher sur un accroissement visible de l’accès aux connaissances et aux innovations et de leur utilisation pour renforcer les mécanismes d’élaboration des politiques, de prestation de services et de financement. Le but est de s’atteler aux principaux obstacles qui, dans les pays durement touchés, entravent la réalisation de l’accès universel à des services de qualité qui assurent dans son intégralité la continuité des soins de santé génésique, maternelle, néonatale et infantile.

Pour y parvenir, le Partenariat va s’employer de manière générale à :

  • Trouver un consensus et une harmonisation stratégique pour ce qui est des connaissances et des innovations relatives au protocole de continuité des soins. Par exemple, pour les interventions essentielles (qui tiennent aussi compte des questions d’équité), il s’agira du chiffrage des coûts et des investissements. Cela suppose l’élaboration de produits pour répondre à ces besoins, à savoir : déclarations de consensus, sommaires du savoir et synthèses, plaidoyers en faveur d’un investissement et outils de chiffrage des coûts.
  • Faciliter la traduction des connaissances et l’adoption d’innovations dans les politiques et les pratiques en faisant mieux comprendre les besoins des différents groupes et en développant les capacités d’utilisation des connaissances et innovations en question. Il s’agit ici de jouer un rôle d’intermédiaire entre les organisations partenaires et les réseaux régionaux de connaissances pour leur fournir le soutien logistique nécessaire dans le domaine de la continuité des soins de santé afin qu’ils élaborent leur politique nationale, gèrent les programmes et les mettent en pratique ; il s’agit aussi de favoriser l’échange de connaissances afin de promouvoir l’apprentissage « Sud-Sud ».
  • Donner une vue d’ensemble des connaissances, innovations et lacunes dans le domaine de la continuité des soins de santé en se fondant sur l’analyse des progrès accomplis à l’échelle mondiale pour réaliser les OMD 4 et 5 – par exemple les rapports du Compte à rebours 2015. Cette vue d’ensemble est aussi facilitée par des exercices de cartographie stratégique et par le portail relatif au protocole de continuité des soins de santé, lequel permet d’accéder aux ressources de plus de 400 organisations partenaires.

Objectif stratégique (OS) 2 : Sensibiliser pour mobiliser les ressources, les harmoniser et intensifier l’engagement

Dans l’ensemble, le Partenariat continuera à promouvoir une argumentation fondée sur le droit à la santé des femmes et des enfants via le protocole de continuité des soins, tout en présentant succinctement un plaidoyer en faveur de cette continuité des soins de santé génésique, maternelle, néonatale et infantile. Tous les pays du monde sont maintenant parties à, au moins, un traité relatif aux droits de l’homme qui tient compte des droits en rapport avec la santé. Il s’agit notamment du droit à la santé et des autres droits qui ont trait aux conditions nécessaires pour être en bonne santé.23

Cet objectif stratégique devra aboutir à :

  • La mobilisation des ressources. Définir de nouveaux engagements au service de la santé de la femme et de l’enfant et les mobiliser via la participation des partenaires.
  • La visibilité des questions relatives à la continuité des soins de santé moyennant un cadre relatif aux droits fondamentaux. Préserver l’élan en faveur de la santé de la femme et de l’enfant dans les forums nationaux et internationaux consacrés aux politiques et au développement.
  • L’élaboration et la mise en œuvre de politiques applicables à la continuité des soins. Établir un consensus autour de politiques reposant sur des bases factuelles, de priorités stratégiques et de résultats efficaces, et harmoniser les ressources en vue de sous-tendre l’élaboration et la mise en œuvre de politiques cohérentes.

Le Partenariat y parviendra :

  • en contribuant à l’action commune à l’égard des engagements définis dans la Stratégie mondiale du Secrétaire général des Nations Unies, à savoir :
    • sensibiliser en faveur de l’exécution des engagements pris envers la Stratégie mondiale ;
    • collaborer avec les partenaires actuels (et nouveaux) pour définir de nouveaux engagements financiers, politiques, et de prestation de services avec tous les groupes, y compris le secteur privé, et mobiliser ces engagements en ayant recours à la plate-forme plurigroupes du Partenariat en vue d’étoffer la capacité des partenaires à se procurer des ressources ;
    • collaborer étroitement avec le Cabinet du Secrétaire général des Nations Unies et les autres partenaires à la mise en œuvre du plan de sensibilisation de la Stratégie mondiale, et appuyer notamment la participation des États Membres des Nations Unies ;
  • en sensibilisant (par l’organisation d’événements, le dialogue et l’animation) afin de placer la question de la santé de la femme et de l’enfant bien en vue dans le paysage international de la politique, de l’économie et du développement. Les forums pertinents sont l’Union africaine, le G8, des groupes politiques comme l’Union interparlementaire et autres, l’idée étant de favoriser les déclarations et orientations politiques solidaires et, surtout, les changements politiques qui s’imposent. Faire intervenir les communautés et les mobiliser grâce aux moyens traditionnels et aux réseaux sociaux afin de préserver, d’élargir et d’informer le groupe concerné par la continuité des soins de santé génésique, maternelle, néonatale et infantile.

Convoquer les protagonistes mondiaux, régionaux, nationaux et locaux afin d’établir un consensus autour des priorités stratégiques reposant sur des bases factuelles. Préconiser des approches coordonnées de la mobilisation des ressources dans les pays, d’utilisation efficace et d’harmonisation des ressources, et défendre l’allocation équitable des ressources au bénéfice des orientations stratégiques approuvées, des priorités des pays et des plans nationaux.

Objectif stratégique (OS) 3 : Promouvoir la responsabilisation concernant les ressources et les résultats

Cet objectif devrait déboucher sur la mise à disposition d’une information manifestement meilleure pour suivre les résultats relatifs à la continuité des soins de santé et surveiller de façon plus systématique l’affectation concrète des engagements de ressources au service de la santé des femmes et des enfants. L’établissement d’un consensus et l’action des partenaires seront encouragés comme suit :

  • La promotion des recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité. Se fondant sur les travaux déjà entrepris en 2011, le Partenariat utilisera son réseau multilatéral pour s’assurer que les recommandations de la Commission progressent effectivement dans des domaines fondamentaux, à savoir : veiller à ce que les 11 indicateurs approuvés soient promus, moyennant un consensus remanié sur le protocole de continuité des soins ou une action similaire ; et accompagner le suivi des engagements souscrits par tous les partenaires envers la Stratégie mondiale.
  • En l’espèce, cette démarche s’inspirera du rapport 2011 du Partenariat sur les engagements pris dans le cadre de la Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l’enfant, lequel sous-tendra l’application des recommandations de la Commission de l’Information et de la Redevabilité. Comme le prévoient les dispositions du rapport final de la Commission : « des exercices comme le rapport sur la surveillance des engagements pris envers la Stratégie mondiale préparé actuellement par le Partenariat pour la santé de la mère, du nouveau né et de l’enfant, devraient fournir des données initiales utiles et facilement accessibles concernant les engagements programmatiques, politiques et financiers qui ont été annoncés en septembre 2010. Le rapport aidera aussi à éclaircir les problèmes d’additionnalité et de double comptage rencontrés dans les engagements. En allant plus loin, tous les donateurs devront définir clairement à la fois les sources et les intermédiaires des flux financiers lorsqu’ils rendent compte de leurs engagements de façon à éviter un double comptage. Une meilleure disponibilité de l’information aura pour effet non seulement de sensibiliser davantage à la santé de la femme et de l’enfant, mais aussi d’examiner de façon plus minutieuse si les améliorations sanitaires sont équitables et si les fonds sont employés de manière responsable et équitable. La transparence facilitera aussi beaucoup l’apprentissage et le perfectionnement continu ; la transparence de l’information aidera, pour sa part, tous les partenaires à prendre des décisions en connaissance de cause ».24
  • Le Compte à rebours 2015 publiera son rapport 2012 en indiquant les profils de 74 pays – ce qui est supérieur aux 68 profils traditionnels – de façon à englober tous ceux qui sont inclus dans la Stratégie mondiale. Les profils de pays continueront de refléter la couverture et l’équité concernant la mise en œuvre des interventions essentielles, les systèmes de santé et les politiques en matière de continuité des soins, ainsi que le financement des services de santé. Des travaux sont en cours en vue d’adapter les indicateurs recueillis par les enquêtes menées auprès des pays. À la demande des gouvernements qui ont souhaité des évaluations ventilées par pays, le Compte à rebours 2015 lancera ces enquêtes dans un petit nombre de pays. Le Partenariat abrite le Secrétariat du Compte à rebours 2015, ce qui lui donne de multiples occasions de corréler les éléments figurant dans les rapports du Compte à rebours avec des actions de sensibilisation et des événements politiques propices à l’instauration de changements conformes aux tendances qui se dessinent et aux données recueillies.
  • La responsabilisation est un élément fondamental des droits de l’homme. Tous les pays du monde sont désormais parties à au moins un traité relatif aux droits de l’homme qui aborde les droits en rapport avec la santé. Il s’agit notamment du droit à la santé, et des autres droits ayant trait aux conditions nécessaires à la santé de la femme et de l’enfant.25
Partager