Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant


Investir dans la santé de la femme et de l’enfant : une démarche judicieuse

Les femmes et les enfants jouent un rôle déterminant dans le développement. Investir davantage dans la santé de la femme et de l’enfant n’est pas seulement un devoir moral ; c’est aussi le moyen de bâtir des sociétés stables, pacifiques et productives. Accroître l’investissement dans ce domaine présente de nombreux avantages.

  • Cela contribue à réduire la pauvreté.. Fournir des services de santé à moindre coût ou gratuitement aux femmes et aux enfants améliore l’accès aux soins et permet aux familles démunies de dépenser davantage pour l’alimentation, le logement, l’éducation et les activités génératrices de revenu. Les femmes en bonne santé ont une meilleure productivité et sont en mesure de mieux gagner leur vie. Remédier à la sous-alimentation des femmes enceintes et des enfants aboutit à un gain de revenu individuel pouvant aller jusqu’à 10 % sur l’espace d’une vie.5 À l’inverse, les problèmes d’assainissement provoquent des diarrhées et des maladies parasitaires qui réduisent la productivité et entraînent l’absentéisme scolaire.
  • Cela stimule la productivité et la croissance économiques. La mortalité maternelle et néonatale ralentit la croissance et entraîne des pertes de productivité d’un montant total de US $15 milliards par an.6 En ne s’attaquant pas à la sous-alimentation, un pays peut perdre jusqu’à 2 points de PIB.7 À l’inverse, investir dans la santé des enfants se révèle économiquement très rentable et offre la meilleure garantie de disposer dans l’avenir d’une main-d’oeuvre productive. On attribue ainsi de 30 à 50 % de la croissance économique enregistrée par l’Asie entre 1965 et 1990 aux améliorations de la santé génésique et à la réduction des taux de mortalité infanto-juvénile et de fécondité.8

Prendre appui sur nos engagements dans les domaines de la santé et des droits de l’homme

La Stratégie mondiale repose sur les engagements pris par les pays et les partenaires dans plusieurs cadres : le Programme d’action adopté à la Conférence internationale sur la population et le développement ; la Déclaration et le Programme d’action de Beijing adopté à la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, l’Examen ministériel du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) sur la santé mondiale ; la manifestation organisée en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le thème « Femmes en bonne santé, enfants en bonne santé : investir dans notre avenir commun » ; et la cinquante-quatrième session de la Commission de la condition de la femme. Elle s’appuie également sur des engagements et des efforts régionaux, tels que le Plan d’action de Maputo, la Campagne pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA) et la Déclaration du Sommet de l’Union africaine de 2010 sur les actions à mener en faveur de la santé maternelle, néonatale et infantile.3

Des instruments tels que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention relative aux droits de l’enfant reconnaissent que la santé de la femme et de l’enfant constitue un droit fondamental de l’être humain. Par ailleurs, le Conseil des droits de l’homme a récemment adopté une résolution portant spécifiquement sur la mortalité maternelle.4

  • C’est économiquement rentable.. Dispenser des soins de santé essentiels permet d’éviter les maladies et le handicap et d’économiser ainsi des milliards de dollars en traitements. Dans beaucoup de pays, chaque dollar consacré à la planification familiale permet d’économiser au moins quatre dollars, qu’il aurait fallu débourser pour traiter les complications dues à des grossesses non désirées.9 Pour une somme inférieure à US $5 (et parfois pour US $1 seulement), la vaccination pendant l’enfance peut faire gagner à l’individu une année de vie sans handicap ni souffrances.10
  • Cela aide les femmes et les enfants à réaliser leurs droits fondamentaux en tant qu’êtres humains.. Tout individu a droit au meilleur état de santé susceptible d’être atteint.11 Ce principe fondamental du développement et des droits de l’homme est reconnu par de nombreux pays dans toute une série d’instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’homme.
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