Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant


Davantage d’argent pour la santé

Les gains d’efficacité et d’efficience ne suffisent pas. Nous devons aussi investir bien davantage, chaque année, et intensifier nos efforts pour aider à la réalisation des OMD liés à la santé (OMD 1c, 4, 5 et 6). De manière générale, il y a accord sur ce qui doit figurer dans un ensemble d’interventions clés de faible coût – vaccins et médicaments, planification familiale et micronutriments – susceptibles de sauver les vies de beaucoup de femmes et d’enfants vulnérables.

Si l’on veut mettre en oeuvre cet ensemble d’interventions essentielles et faire en sorte que les pays puissent poursuivre leurs efforts sur le long terme, il est également primordial d’accroître les investissements dans les systèmes de santé. La solidité des systèmes de santé passe par des investissements durables. Dans de nombreux pays, il subsiste un important déficit de financement qu’il s’agit de combler pour pouvoir dispenser aux femmes et aux enfants des services de santé de base.

Rien que pour les 49 pays du monde au revenu le plus faible, 24 le déficit de financement global à combler pour réaliser les OMD liés à la santé va de US $26 milliards par an en 2011 (US $19 par habitant) à US $42 milliards (US $27 par habitant) en 2015, les pays intensifiant progressivement leurs programmes.25

Ce que l’investissement permettra d’accomplir

Si les fonds nécessaires pour chacune des années de la période 2011-2015 sont fournis, nous améliorerons considérablement l’accès des femmes et des enfants les plus vulnérables des 49 pays les plus pauvres aux interventions qui sauvent des vies.

Pour la seule année 2015 :1

  • 43 millions de nouveaux usagers auraient accès à la planification familiale ;
  • 19 millions d’accouchements supplémentaires seraient assistés par du personnel qualifié ;
  • 2,2 millions d’infections néonatales supplémentaires seraient traitées ;
  • 21,9 millions de nouveau-nés supplémentaires seraient nourris exclusivement au sein pendant les 6 premiers mois de leur vie ;
  • 15,2 millions d’enfants de moins de 1 an supplémentaires bénéficieraient d’un programme de vaccination complet ;
  • 117 millions d’enfants de moins de 5 ans supplémentaires recevraient des suppléments de vitamine A ;
  • 40 millions d’enfants supplémentaires seraient protégés contre la pneumonie.

Ces financements permettraient aussi d’améliorer considérablement l’infrastructure sanitaire à laquelle ont accès les femmes et les enfants les plus démunis du monde. En 2015, il y aurait ainsi :

  • 85 000 établissements de santé supplémentaires (centres de santé hôpitaux de district ou régionaux) ;
  • Entre 2,5 et 3,5 millions d’agents de santé supplémentaires (agents de santé communautaires, infirmières, sages-femmes, médecins, techniciens et agents administratifs).

Les coûts directs des programmes relatifs à la santé génésique et à la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant (y compris la lutte contre le paludisme et le VIH/sida) et les coûts proportionnels devant être supportés par les systèmes de santé pour appuyer leur mise en oeuvre représentent près de la moitié du financement estimatif nécessaire : de US $14 milliards (US $10 par habitant) en 2011 à US $22 milliards (US $14 par habitant) en 2015,26 soit au total US $88 milliards (voir Figure 2).27

Figure 2. Estimation du déficit de financement annuel pour la santé de la femme et de l’enfant dans 49 pays en développement, 2011-2015

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