Stratégie mondiale pour la santé de la femme et de l'enfant


Combler le déficit du financement

Chaque pays doit investir davantage dans la santé pour réaliser les OMD. De nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire peuvent accroître leurs investissements pour satisfaire leurs propres besoins et s’attachent à le faire.28 Entre 2011 et 2015, de nouveaux gains de croissance du PIB pourraient aider à pallier le déficit de financement de nombreux pays à revenu intermédiaire s’ils étaient affectés à l’amélioration de la santé de la femme et de l’enfant.29 Les 49 pays au revenu le plus faible n’ont pas les ressources suffisantes pour répondre à leurs propres besoins.

Les fonds supplémentaires nécessaires pour remédier au déficit de financement de la santé des 49 pays au revenu le plus faible doivent venir des donateurs traditionnels, de nouveaux donateurs et des gouvernements. Les pays à haut revenu, en particulier, doivent tenir leurs engagements actuels. Les contributions additionnelles doivent augmenter sensiblement au cours des mois et des années à venir.30 Les 49 pays au revenu le plus faible devraient faire en sorte que la croissance du PIB se traduise par des investissements accrus en faveur de la santé de la femme et de l’enfant.31 Les autres pays à revenu faible ou intermédiaire devraient continuer d’investir dans leur propre secteur de santé, au besoin avec une aide extérieure – c’est spécialement le cas des zones géographiques ou des communautés peu prospères qui pourraient avoir besoin d’une assistance financière et technique supplémentaire de la part des partenaires du développement. Les pays à revenu faible ou intermédiaire devraient par ailleurs établir les uns avec les autres des partenariats qui favoriseraient l’échange de compétences techniques et d’interventions d’un bon rapport coût/ efficacité, ainsi que la fourniture d’un soutien financier aux pays au revenu le plus faible.32

Les fondations et les organisations de la société civile devraient accroître sensiblement leurs contributions en ressources financières, humaines et organisationnelles.33 De nombreuses organisations non gouvernementales reçoivent des contributions extérieures et des subventions publiques qu’elles pourraient consacrer à des actions en faveur de la santé de la femme et de l’enfant. Le secteur privé peut de son côté améliorer l’accès des personnes aux soins de santé de diverses manières : augmentation des dons d’entreprise, réduction des prix des produits et élaboration de nouveaux produits d’un coût abordable. L’indice de l’accès aux médicaments 2010 montre que les contributions varient considérablement d’une société à l’autre.34 Si toutes s’alignaient sur celle qui apporte le plus, il serait possible d’améliorer la santé de 2 milliards de personnes. Les bailleurs de fonds multilatéraux, tels que l’Alliance GAVI et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, peuvent faire en sorte que des financements plus substantiels aillent aux femmes, aux adolescents et aux enfants par l’intermédiaire des programmes de lutte contre le VIH/ sida, la tubeculose et le paludisme et des programmes de vaccination des pays. Les banques multilatérales de développement, dont la capacité de prêt annuel est portée de US $37 milliards à US $71 milliards, pourraient accorder davantage de subventions, de crédits et de prêts à des conditions de faveur.35

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« Chaque pays doit investir davantage dans la santé pour réaliser les OMD. De nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire peuvent accroître leurs investissements pour satisfaire leurs propres besoins et s’attachent à le faire. »